27/12/2025
Les violences vicariantes,
Oui on peut en sortir.
Fabienne Armand psychothérapies 0671599827
vient de « vicarius », qui signifie agir à la place de, par procuration.
On parle de violence vicariante lorsqu’une personne exerce une violence sur un tiers pour atteindre une autre personne, souvent dans le contexte d’un conflit familial.
Il s’agit d’une violence indirecte mais intentionnelle, destinée à faire souffrir quelqu’un en utilisant un intermédiaire.
Exemples typiques :
• Un ex-conjoint qui manipule les enfants pour couper les liens avec leur mère ou leur père.
• Un parent âgé qui instrumentalise les petits-enfants pour punir ou contrôler son propre enfant.
• Un membre de la famille qui colporte des mensonges pour isoler une personne et la discréditer.
• Un proche qui met la pression sur un enfant pour refuser tout contact avec un parent.
2. Les mécanismes psychologiques
La violence vicariante repose sur desmécanismes d’influence :
La manipulation émotionnelle
L’agresseur joue sur :
• La culpabilité
• La peur
• Le devoir familial
• Le chantage affectif
• La quête d’approbation
L’inversion des rôles
Le manipulateur se pose en :
• victime incomprise,
• protecteur,
• expert moral.
Cette posture lui permet de justifier une emprise psychologique.
Le triangulaire
C’est le cœur de la violence vicariante :
• Victime primaire : la personne ciblée (souvent un parent)
• Victime secondaire : l’intermédiaire utilisé (enfant, adolescent, proche)
• Auteur : le manipulateur (parent, grand-parent, ex-conjoint…)
3. Les conséquences
Sur la victime primaire
La personne visée a
Une douleur est amplifiée par le fait que la violence vient de personnes aimées (enfants, parents…).
Sur les victimes secondaires (souvent les enfants)
Sur la famille dans son ensemble
4. Dans quels contextes ?
Séparations conflictuelles
Les ex-conjoints utilisent parfois les enfants comme armes
Familles fusionnelles et intrusives
Les grands-parents ou beaux-parents peuvent :
• prendre possession des enfants,
• saper l’autorité parentale,
• retourner la famille contre l’un de ses membres.
5. reconnaître la violence vicariante ?
Chez la personne cible :
• Vous êtes systématiquement accusé(e) de tout.
• Un proche refuse de vous parler sans raison claire.
• Un tiers vous critique avec des arguments qui ne lui appartiennent pas.
• Les interactions familiales changent brutalement sans explication.
Chez l’intermédiaire (souvent un enfant adulte ou adolescent) :
• Discours stéréotypés qui ressemblent à ceux d’un autre.
• Attitudes de rejet brutal ou • Changement de personnalité lorsqu’un tiers est présent.
• Croyances étranges sur un parent, impossibles à vérifier.
Chez l’auteur :
• Discours victimisant,
• Refus du dialogue direct.
• Entretiens secrets avec l’enfant ou un tiers.
• Critiques constantes contre une même personne.
• Justification morale de ses actes.
Psychologue spécialisé en :
• trauma à
Recourir à la loi (si besoin)