16/01/2026
Hellow✨
En pleins dedans! C’est freestyle, mais je tiens le bon cap mes chouchous!!!!💪🤯🤣
Périménopause, TDAH & troubles thyroïdiens
Quand trois systèmes se croisent… et fatiguent profondément le cerveau 🧠🦋
💬 Beaucoup de femmes arrivent à cette période avec la même phrase :
« Avant, j’y arrivais. Maintenant, tout me coûte. »
La concentration s’effrite.
La fatigue mentale devient écrasante.
Les émotions débordent.
Le cerveau est à la fois lent… et agité.
On cherche souvent une cause unique.
Mais la science et la clinique montrent le plus souvent une superposition de facteurs.
👉 Périménopause + TDAH + thyroïde
Ce n’est pas un “nouveau diagnostic”.
C’est une combinaison fréquente, documentée, et encore largement sous-reconnue.
🌗 1. Périménopause : quand la variabilité hormonale fragilise le cerveau
La périménopause n’est pas une simple baisse hormonale.
C’est une période de fluctuations, en particulier des œstrogènes.
Or les œstrogènes :
• modulent la dopamine et la noradrénaline
• soutiennent les fonctions exécutives (attention, inhibition, planification)
• participent à la régulation émotionnelle
➡️ Quand ces hormones deviennent instables, le cerveau, surtout les régions frontales, devient plus sensible à la charge cognitive et au stress.
✔️ Le “brain fog”, la fatigue cognitive, l’irritabilité, les troubles du sommeil font partie des plaintes périménopausiques bien décrites dans la littérature.
🧠 2. TDAH : quand la compensation devient plus coûteuse
Le TDAH n’est ni un manque de volonté, ni un problème d’effort.
C’est un fonctionnement neurobiologique dans lequel :
• l’attention soutenue demande plus de ressources
• la régulation émotionnelle est plus sollicitée
• le filtrage des informations est plus coûteux
Beaucoup de femmes ont longtemps compensé :
organisation, hypercontrôle, adaptation permanente.
📌 Les études montrent que :
• les femmes avec TDAH rapportent davantage de plaintes pendant la périménopause
• l’intensité des symptômes TDAH est corrélée à la fatigue mentale, aux troubles attentionnels et de l’humeur
👉 Corrélation ≠ causalité unique.
➡️ Mais quand l’environnement hormonal devient instable, les stratégies de compensation tiennent moins bien.
🦋 3. La thyroïde : le grand mimétisme
La thyroïde régule :
• la production d’énergie cellulaire
• la vitesse cognitive
• la vigilance
• la stabilité émotionnelle
Les troubles thyroïdiens :
• sont plus fréquents chez les femmes
• augmentent autour de la périménopause
• imitent presque parfaitement les symptômes du TDAH et de la ménopause
Hypothyroïdie, même fruste :
• brouillard mental
• ralentissement cognitif
• fatigue persistante
• baisse de motivation
• troubles de l’humeur
📌 Les sociétés savantes rappellent que les symptômes de la ménopause et ceux des troubles thyroïdiens se chevauchent largement, rendant le diagnostic différentiel essentiel.
🔗 Le point commun biologique : la résilience mitochondriale ⚡
Derrière ces trois systèmes, un point de convergence émerge :
👉 la capacité des cellules, en particulier des neurones, à produire suffisamment d’ATP de façon stable face au stress.
Les mitochondries :
• produisent l’ATP (le “carburant” du cerveau)
• sont sensibles aux œstrogènes
• sont directement régulées par les hormones thyroïdiennes
• encaissent le stress cognitif, émotionnel et physiologique
➡️ Il ne s’agit pas d’une “maladie mitochondriale”,
mais d’une moindre résilience mitochondriale :
le cerveau doit faire plus… avec moins de marge.
👉 Résultat fréquent :
un cerveau plus lent, plus réactif, plus vite saturé.
Ce n’est pas un effondrement psychologique.
C’est un déséquilibre neuro–endo–métabolique.
🧭 Alors, concrètement, que peut-on soutenir ?
🥗 1. Stabilité métabolique : la base
Le cerveau déteste l’instabilité.
• apports protéiques suffisants
• éviter les montagnes russes glycémiques
• repas plus réguliers, surtout chez les profils TDAH
👉 Une glycémie instable = un cerveau encore plus instable.
🧠 2. Nutriments clés (au cas par cas)
Pas pour “optimiser”, mais pour ne pas manquer :
• Magnésium → stress, excitabilité, sommeil
• Fer, B12, folates → fatigue cognitive (à vérifier)
• Iode, sélénium, zinc → fonction thyroïdienne (prudence)
• Oméga-3 (EPA/DHA) → membranes neuronales, humeur
• Créatine → soutien du système ATP/phosphocréatine, surtout en contexte de fatigue et de stress
📌 Règle d’or :
👉 on adapte, on dose, on évalue, surtout s’il y a une problématique thyroïdienne.
🌙 3. Le sommeil : levier majeur
Périménopause, TDAH et thyroïde fragilisent tous le sommeil.
• régularité avant perfection
• moins de stimulation t**dive
• accepter que le sommeil change → on ajuste, on ne lutte pas
👉 Un cerveau fatigué consomme plus… et récupère moins.
🧘 4. Stress : pas “se calmer”, mais se réguler
Le problème n’est pas le stress ponctuel.
C’est l’absence de récupération.
Ce qui aide vraiment :
• respiration lente
• mouvement doux et régulier
• simplification du quotidien (moins de décisions inutiles)
🌗 5. Piste hormonale : avec discernement
Chez certaines femmes, un traitement hormonal de la ménopause peut améliorer :
• cognition
• humeur
• sommeil
📌 Jamais automatique.
📌 Toujours individualisé.
📌 Toujours après évaluation (dont la thyroïde).
🧠 En résumé
✔️ Les plaintes cognitives de la périménopause sont bien documentées
✔️ Les interactions œstrogènes ↔ dopamine ↔ fonctions exécutives sont établies
✔️ Les femmes avec TDAH peuvent être plus vulnérables à cette période
✔️ Les troubles thyroïdiens sont un facteur confondant majeur
✔️ Le vrai mot-clé n’est pas “énergie”, mais résilience mitochondriale
✨ Comprendre ce trio, ce n’est pas se pathologiser.
C’est arrêter de se juger avec de mauvais outils.
Et commencer à lire le corps et le cerveau comme un système intégré.
Avec💕
Muriel Hubin