06/08/2023
[LA PENSÉE DE LA SEMAINE]
La troisième forme de paresse, c'est de ne pas prendre conscience de ce qui est vraiment important. Par exemple, ne pas se rendre compte qu'il est essentiel de donner un sens à son existence, et se dire qu'il y a cent petites tâches à terminer avant de se consacrer à ce qui compte vraiment dans la vie. Evidemment, ces tâches ne cesseront de se succéder, comme les vagues de l'océan. On peut espérer que les vagues cesseront un jour, mais, à moins de laisser tomber ses activités, même inachevées, il n'y aura jamais de fin. Le risque alors est de ne jamais se préoccuper de ce qui compte vraiment.
Matthieu Ricard, Quand la mort éclaire la vie, une oeuvre collaborative avec Christophe André, Caroline Lesire, Steven Laureys, Ilios Kotsou, Christophe Fauré.
Voir le livre : https://loom.ly/G4_9lik
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[THE TOUGHT OF THE WEEK]
The third form of laziness is not being aware of what is truly important. For example, not realizing that it is essential to give meaning to one's existence and thinking that there are a hundred small tasks to complete before dedicating oneself to what truly matters in life. Obviously, these tasks will continue to pile up like ocean waves. One may hope that the waves will cease one day, but unless one abandons their activities, even unfinished ones, there will never be an end. The risk then is to never pay attention to what truly matters.
Matthieu Ricard, Quand la mort éclaire la vie (When Death Illuminates Life), a collaborative work with Christophe André, Caroline Lesire, Steven Laureys, Ilios Kotsou, Christophe Fauré.