25/01/2026
Au sommet d’une falaise battue par les vents, un oiseau restait immobile sur une branche de pin tordue, suspendue au-dessus du vide. Tandis que les autres s’élançaient, lui semblait pétrifié.
Un vieux sage, qui l’observait chaque jour, finit par lui demander : « Petit oiseau, le bois sous tes griffes est sec et rongé par le sel. À chaque tempête, il menace de rompre. N’as-tu pas peur de l’abîme ? »
L’oiseau répondit d’une voix calme : « Au début, j’ai passé mes nuits à fixer cette branche. Je calculais sa résistance, je priais pour que le vent se calme. Je croyais que ma survie dépendait de la solidité de ce bois. »
Il déploya lentement ses ailes d’un bleu profond. « Et puis, une nuit, la branche a cédé sous le poids de la glace. J’ai chuté. Dans cet instant de terreur, j’ai dû ouvrir mes ailes. J’ai alors compris que ce n’était pas le vide qui était dangereux, c’était mon refus de bouger. »
Il regarda le vieil homme et conclut : « Aujourd’hui, je me fiche que la branche soit solide ou pourrie. Je m’y pose pour me reposer, mais je ne lui confie plus ma vie. Ma confiance ne dépend plus du support, elle dépend de mon envol. »
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