28/12/2025
Je vous ai toujours parlé sans détour.
À vous, notre communauté.
Parce qu’après avoir perdu un enfant, mentir serait une seconde mort.
Ces derniers jours ont été d’une violence que je n’avais jamais envisagée, même dans mes pires cauchemars.
Depuis le 18 mars, aucun jour n’a été plus supportable qu’un autre.
Le temps ne répare rien.
Il use, il écrase, il répète l’absence jusqu’à l’épuisement.
Mais Noël…
Noël a été l’effondrement total.
Une cruauté pure.
Une lame plantée dans ce qu’il restait debout.
Même nos corps ont cédé, comme si la douleur avait fini par chercher une sortie physique, faute d’air pour respirer.
Pour nous cinq, déposer des cadeaux sur une pierre tombale a été un geste contre-nature.
Un geste qui ne devrait jamais exister.
Ce jour-là, je me suis sentie redevenir une enfant, figée dans l’attente absurde du Père Noël, espérant encore que Tom franchisse la porte, comme si l’amour pouvait renverser la mort.
Le 24, si vous nous aviez vus…
Nous avons essayé de jouer à la vie.
De faire semblant d’être encore une famille normale.
Mais c’était impossible.
L’absence de Tom hurlait plus fort que nos sourires.
Sa place vide était une blessure ouverte.
Elle prenait toute la maison.
Chaque chaise, chaque silence, chaque respiration semblait crier qu’il manquait l’essentiel.
Cette année, il n’y a pas eu de repas de Noël.
Pas de réveillon.
Pas de joie.
Seulement un vide abyssal, un gouffre dans lequel nous avons regardé sans pouvoir détourner les yeux.
Et comme si la mort n’avait pas été suffisante, il reste la violence du réel :
les factures, les démarches, la dernière note à régler, celle des obsèques, rappel brutal que même l’indicible a un coût.
Ce qui nous empêche de nous effondrer complètement, c’est l’amour.
Un amour dévasté, mais intact.
L’amour pour Tom.
Et votre présence.
Vos messages, vos mots, vos attentions ont été notre dernière bouée, celle à laquelle on s’accroche quand on n’a plus la force de nager.
Grâce à vous, nous respirons encore.
À peine.
Mais nous sommes là.
Nous n’allons pas bien.
Nous survivons.
Et parfois, survivre est déjà un acte de courage.
Merci de rester ❤️🙏
Merci de ne pas détourner le regard♥️🙏
Merci à tous d’être là
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