10/02/2026
Lorsque Alexandre le Grand, l’homme le plus puissant du monde, s’approcha d’un vieux philosophe qui se reposait au soleil, il s’attendait à recevoir admiration ou révérence.
Il n’obtint ni l’une ni l’autre.
Diogène de Sinope ne se leva pas, ne s’inclina pas et ne montra aucune crainte.
Alexandre lui dit :
— Demande-moi ce que tu veux.
Diogène répondit simplement :
— Écarte-toi. Tu me caches le soleil.
À cet instant, il devint évident que le pouvoir n’intimide pas celui qui n’a besoin de rien.
Diogène vivait sans possessions, sans titres et sans peur. Pour lui, la véritable liberté résidait dans l’autosuffisance et la vertu, non dans la domination des autres.
Bien qu’il ne fût pas stoïcien, son mode de vie en posa les fondations.
Ses idées inspirèrent Cratès de Thèbes et, à travers lui, Zénon de Citium, fondateur de l’école stoïcienne.
C’est pourquoi Diogène est resté dans l’histoire comme :
Diogène de Sinope, le grand-père indompté du stoïcisme,
le philosophe qui enseigna que celui qui maîtrise ses désirs
est plus libre que n’importe quel empereur.