08/03/2026
Cette semaine, jâai parlĂ© avec mes Ă©lĂšves de non-violence envers soi. Et je me suis rendue compte que câest la partie la plus dure du yoga. Parce que câest facile dâĂȘtre gentil avec les autres, facile de sourire, de tendre la main⊠Mais avec soi, on est souvent le pire des bourreaux.
On grandit avec ce truc quâon appelle « normalitĂ© » : « câest normal de se taire », « câest normal de se pousser Ă bout », « câest normal de souffrir un peu ». Et tu sais quoi ? Ce normal, notre corps le garde. Dans les Ă©paules crispĂ©es, le dos tendu, le ventre nouĂ©, la gorge serrĂ©e. Tout ce quâon nâa pas osĂ© ressentir, tout ce quâon a appris Ă cacher, le corps le porte.
On grandit avec lâidĂ©e que certaines choses sont « normales » : quâil faut se taire, quâil faut faire semblant, quâil faut encaisser, que certaines tensions ou douleurs font partie de la vie. Et tu sais quoi ? Ce que tu crois normal, ton corps le garde. Les Ă©paules crispĂ©es, le dos tendu, le ventre noué⊠tout ce quâon a appris Ă cacher ou Ă ignorer, le corps lâa enregistrĂ©.
Et ce nâest pas que personnel. La sociĂ©tĂ© elle-mĂȘme est violente. Elle nous envoie des messages constants : « tu dois rĂ©ussir », « tu dois sourire », « tu dois rentrer dans le moule ». MĂȘme quand tu essaies de tâĂ©couter, de respirer, le monde autour de toi te conditionne et te rappelle ce qui est « normal ». Cette normalitĂ© imposĂ©e, mĂȘme invisible, peut ĂȘtre Ă©touffante et limiter nos mouvements, nos choix, nos ressentis.
Et pourtant, notre cerveau prĂ©fĂšre souvent lâenfer familier quâon connaĂźt bien, plutĂŽt que le paradis inconnu, mĂȘme si ce dernier serait plus doux, plus lĂ©ger.
ReconnaĂźtre ça, juste sentir ce mĂ©canisme, câest dĂ©jĂ une forme de prise de conscience.
Demande toi, quâest-ce que ton cerveau continue de choisir parce que câest familier⊠alors que ton corps voudrait autre chose ?