Un café, un cerveau

Un café, un cerveau Un autre regard sur la santé mentale. Des rencontres inspirantes pour démocratiser la psychologie

🌾 Sous la neige, le blé pousse. Janvier donne souvent l’impression qu’il faudrait repartir, décider, accélérer.Dans le c...
02/01/2026

🌾 Sous la neige, le blé pousse.

Janvier donne souvent l’impression qu’il faudrait repartir, décider, accélérer.
Dans le calendrier traditionnel japonais, c’est tout autre chose.

Au cœur de l’hiver, sous la neige, le blé pousse.
Rien ne se voit encore.
Et pourtant, le vivant travaille.

J’aime ce temps-là.
Celui où l’on ajuste plutôt que l’on proclame.

Le germe doit être invisible pour devenir solide.
S’il sort trop tôt, il gèle.

Pour la suite,
je vous souhaite un temps juste.

#ʜᴀᴘᴘʏɴᴇᴡʏᴇᴀʀ2026

⭐️⭐️⭐️⭐️« Si tu figes l’histoire, elle va mourir. »Dans le blizzard de l’hiver, « L’Engloutie » surgit et laisse trace.L...
28/12/2025

⭐️⭐️⭐️⭐️

« Si tu figes l’histoire, elle va mourir. »

Dans le blizzard de l’hiver, « L’Engloutie » surgit et laisse trace.
Le film s’empare des éléments avec une tension palpable, liant le feu, l’eau et le vent au parcours d’Aimée. La montagne, magnifique et cruelle, n’est jamais décor : elle est force agissante, grondement, présence qui façonne les corps et les récits.

La langue, déclinée en occitan, se fait poreuse. Elle glisse d’une génération à l’autre, se transmet par fragments, par souffle, par crépitement autour du feu. Dans l’entre-deux d’un territoire qui vacille entre deux siècles, Aimée incarne la rupture.

« Si tu figes l’histoire, elle va mourir », fustigent les vieilles dames en jetant son carnet au feu.

L’engloutissement ne se limite pas au paysage : il est aussi métaphorique, charnel. Le sexe s’y vit comme une dissolution, une transgression. Aimée envoûte les jeunes hommes qui s’y perdent et prend figure de sorcière, cristallisant peurs, savoir et désir.

Le film déploie une matière profondément transgénérationnelle : secrets, non-dits, légendes. Un cercueil posé sur un toit, faute de pouvoir enterrer les morts dans une terre gelée, maintient les défunts au-dessus des vivants, qui veillent et entendent les rires.
Rien ne se clôt vraiment.

Magistral !

🗝️ Rue de la Folie d’Amour*J’ai été assez discrète ces derniers temps. Il y a des décisions qui prennent du temps – et c...
17/12/2025

🗝️ Rue de la Folie d’Amour*
J’ai été assez discrète ces derniers temps. Il y a des décisions qui prennent du temps – et celle-ci m’a demandé d’aligner plusieurs réalités à la fois : professionnelle, financière, intime.
Aujourd’hui, je suis ravie de vous montrer ce trousseau de clefs.
Il y a des objets qui racontent plus que ce qu’ils montrent. Celles-ci ouvrent bien plus qu’un nouveau lieu. Un bureau. Un futur cabinet. Un point d’ancrage.
Depuis quelques années, je naviguais entre plusieurs espaces, plusieurs casquettes, plusieurs logiques. Mais petit à petit, il commençait à manquer quelque chose : un lieu qui dirait simplement “C’est ici que ça se passe.”
J’ai franchi une étape que j’imaginais depuis longtemps : avoir un espace à moi.
Un endroit où mes différentes lignes de vie se rassemblent :
→ le conseil avec Bureau Misumi,
→ l’accompagnement en psychothérapie qui débutera au printemps,
→ un endroit pour accueillir, accompagner, réfléchir, écrire.
Un abri pour recevoir dans la confidentialité où se posent ces rencontres.
Ce bureau, c’est aussi une manière de matérialiser ce que je défends : la cohérence. Entre ce qu’on pense, ce qu’on dit, et ce qu’on fait. Entre l’accompagnement des organisations et des personnes. Entre le conseil stratégique et l’écoute clinique.
Il reste quelques détails à ajuster. Mais tenir ces clés, avec ce porte-clés qui tombe à pic (“Rue de la Folie d’Amour”), c’est déjà tenir la promesse d’un quotidien qui me ressemble plus que jamais.
Je ne vais pas mentir : il y a de la fierté dans ce symbole. Et beaucoup de joie à partager cette étape avec vous.
La fin de 2025 marque un passage.
2026 s’ouvrira avec cet espace pour accueillir, penser, relier, travailler autrement – à hauteur d’humain.
Et la suite s’écrira ici.
Avec celles et ceux qui pousseront la porte.
📍 92 rue de la Folie Méricourt, Paris 11ème
*“Rue de la Folie d’Amour” : nom donné par les commerçants du quartier ♡

11/12/2025

Et si on inversait les rôles ?

J’ai vu passer la nouvelle la semaine dernière :le  s’associe à  pour parler de santé mentale aux enfants.Deux livrets i...
16/10/2025

J’ai vu passer la nouvelle la semaine dernière :
le s’associe à pour parler de santé mentale aux enfants.
Deux livrets inspirés de Vice-Versa, diffusés dans les écoles, les hôpitaux, les structures périscolaires.

Sur le papier, c’est joli.
Dans la réalité, c’est un peu déroutant. (Pour ne pas dire flippant)

Parce qu’on ne parle pas ici d’un simple outil ludique,
mais d’un glissement :
celui qui fait passer un géant du divertissement
du côté de la prévention en santé publique.

On pourrait s’en réjouir. Ou s’interroger.

👉 Sur la confusion des rôles :
depuis quand la sensibilisation devient-elle un storytelling de marque ?
On a déjà vu ce que ça donne : Coca-Cola et “l’activité physique”, McDo et “l’équilibre alimentaire”,
et maintenant Disney et “la santé mentale”.

👉 Sur l’effacement des acteurs de terrain :
des associations travaillent depuis des années,
avec des enseignants, des familles, des chercheurs.
Mais au lieu de les soutenir, on leur préfère un logo qui fait consensus.

👉 Et sur le fond : les livrets parlent d’émotions à apprivoiser, pas d’isolement, de pauvreté, de harcèlement, de discrimination, ni des causes sociales de mal-être.
Aucune source scientifique.
Juste des couleurs et des slogans.

Le message est doux, les visuels sont beaux,
mais le sens se vide.

À force de vouloir “dédramatiser”, on finit par dépolitiser.
Considérer la prévention uniquement comme du contenu à colorier, c’est passer complètement à côté du sujet et c’est flippant.

✍🏻 J’ouvre un petit journal de ma traversée de 21 jours : santé mentale , douleurs chroniques et cure thermale. À retrou...
15/07/2025

✍🏻 J’ouvre un petit journal de ma traversée de 21 jours : santé mentale , douleurs chroniques et cure thermale. À retrouver sur Instagram

👉🏻 https://www.instagram.com/uncafe_uncerveau

☀️ L’été a ce truc particulier : une liberté de mouvements, une légèreté dans l’air — et dans les vêtements. On respire ...
08/07/2025

☀️ L’été a ce truc particulier : une liberté de mouvements, une légèreté dans l’air — et dans les vêtements. On respire un peu plus large. Mais c’est aussi la saison où le tissu colle à la peau, où la chaleur souligne les contours, où tout semble prévu pour ceux qui peuvent s’y glisser sans friction.

Moi, j’ai toujours aimé l’idée des sandales. Non pour ce qu’elles montrent, mais pour ce qu’elles autorisent : sentir le vent sur les pieds, sans interface presque nu. Une simplicité du geste qui, chez moi, se heurte à une consigne du corps : une jambe plus courte, une posture désaxée, et la nécessité de porter une semelle. Une correction qui ne se négocie pas.

Alors je ferme mes chaussures. Même quand il fait 35 degrés. Même quand tout appelle l’inverse. Même quand les pieds des autres s’ouvrent à l’air. Et ce détail infime suffit à faire que mon été ne se glisse pas tout à fait dans les mêmes formes que celui des autres.

Parce que c’est aussi ça, habiter un corps qui a ses appuis particuliers : une série d’arbitrages concrets, silencieux, invisibles. Des gestes qu’on choisit sans les choisir, des équilibres qu’il faut inventer chaque matin.

Pas une envie spectaculaire. Juste un mouvement en creux. Mais il y a cette semelle qui ne rentre nulle part. Ce n’est pas grave. Mais ça s’installe dans le quotidien : le moment où il faut forcer un pied à rentrer, le cou tordu, le souffle suspendu, chercher le bon appui, ajuster le laçage au millimètre.
Passer un quart d’heure à faire un lacet, en équilibre précaire, ça remet dans ses baskets d’humilité le matin.

Je ne le vis pas comme une injustice. Plutôt comme une note décalée dans une partition que je connais pourtant bien. Un contretemps dans le rythme général. Une autre manière d’être là, en sandales imaginaires. Le vent sur mes pieds, je l’invente. Je l’imagine. Et peut-être que ça aussi, c’est une façon de marcher.



“Elle est complètement f***e, elle !”(J’aurais pu dire il/iel comme elle)J’ai l’impression de l’entendre tout le temps e...
01/06/2025

“Elle est complètement f***e, elle !”
(J’aurais pu dire il/iel comme elle)
J’ai l’impression de l’entendre tout le temps en ce moment. Pas méchamment. Juste une phrase lancée en l’air. Comme on en dit mille.
Et pourtant, je ne peux plus l’entendre comme avant.

Depuis que je suis en formation (en psychothérapie, pas en prestidigitation 🔮), ce mot me gratte.
“Folle”. “Fou”. Ça sort encore et encore.
Pour désigner la copine intense, l’artiste trop sensible, l’ex envahissant·e, ou parfois juste… quelqu’un qui pleure.
Par automatisme, par habitude, parce que c’est dans le langage.

Mais ce qui est dans le langage dit aussi ce qui est dans nos têtes. Et souvent, ce qu’on ne veut pas voir.

Parce que oui, la folie existe.
Pas celle des films d’horreur ou des punchlines de comptoir.
Pas celle qu’on balance pour rire ou pour disqualifier.
Mais celle, bien réelle, qui fait peur parce qu’elle déborde. Qui déstabilise. Qui fait vaciller les repères.
Et qui mérite mieux que d’être réduite à une insulte déguisée.

Alors je me demande : c’est quoi, ce besoin qu’on a de nommer “f***e” ce qui dépasse ?
Pourquoi est-ce qu’on ne dit pas :
• Elle est hypersensible, traversée, vivante, intense ?
• Il est en crise, ou juste paumé ?
• Iel vit peut-être un trouble, une détresse, ou une rupture de sens ?
Ou plus simplement : “je ne comprends pas ce qu’iel traverse”.

On pourrait dire tout ça. Mais ça demande un pas de côté. Une forme de responsabilité.
Et aussi… de se demander ce que ce mot déclenche chez soi.

Parce que derrière ce “f***e”, souvent, il y a la peur de notre propre fragilité.
Et peut-être aussi de notre propre capacité à basculer.
Car la santé mentale, ce n’est pas une ligne droite. C’est un équilibre mouvant.
Et personne n’est à l’abri de perdre pied un jour.

Alors, on fait quoi ?
On invente d’autres mots ?
On apprend à dire autrement ?
Ou au moins, à se taire quand on ne sait pas ?

Moi, je ne suis pas parfaite. Ce mot m’échappe encore parfois.
Mais j’ai appris à l’entendre autrement.
Et c’est déjà un début. Et vous ?

***e

🚲 Cette semaine, je me suis fait insulter deux fois dans la rue.Par des cyclistes.Je marchais, tranquillement, en tant q...
13/05/2025

🚲 Cette semaine, je me suis fait insulter deux fois dans la rue.
Par des cyclistes.
Je marchais, tranquillement, en tant que piétonne. Rien d’extraordinaire.
Et pourtant, deux fois, à deux jours d’intervalle, des personnes à vélo m’ont hurlé dessus.
Pas juste un mot, pas quelques noms d’oiseaux jetés à la va-vite.
Une véritable volée d’insultes. De la haine.

🚶‍♀️ Je ne marchais pas sur la piste cyclable. Je ne les empêchais pas de passer.
Ils roulaient vite, moi j’étais à pied.
Il n’y avait rien à me reprocher.
Rien.
Et c’est peut-être ça, le plus déroutant.

😶 Ce n’est même pas la peur.
C’est une sorte de sidération.
Une incompréhension qui colle à la peau.
Quand la violence surgit sans raison, sans logique.
Juste parce qu’on était là.
Juste parce que quelqu’un a décidé qu’on méritait d’être broyé de mots.

🧭 J’ai continué mon trajet.
Je suis allée à mes rendez-vous.
Ces trajets que je fais habituellement, en observant la vie, en écoutant les conversations.
Mais je n’étais plus tout à fait présente.
Mon corps avançait, et mon esprit rejouait la scène en boucle.
Essayer de comprendre. Chercher l’erreur. Chercher une raison.
Et ne rien trouver.

✍️ Alors j’écris.
Parce que ces moments-là, on les avale trop vite.
On les étouffe sous des couches de « c’est rien ».
Mais non, ce n’est pas rien.
C’était une agression. Une fracture soudaine dans le fil de ma journée.
Je ne sais pas si nommer, c’est résister,
mais c’est déjà refuser que ça devienne banal.

🚫 Je n’ai pas envie que ces épisodes conditionnent mon rapport à l’espace public.
Et pourtant, ils laissent une trace.
Un recul millimétré dans le corps.
Un demi-souffle en moins au moment de traverser.
Un infime mais tenace soupçon que peut-être, ici, je ne suis pas tout à fait à l’abri.

Ces « micro-agressions » sont autant de signes, ordinaires et invisibles,
d’un monde qui tolère la violence contre ce qui ne va pas assez vite,
ce qui dérange l’élan des autres,
ce qui simplement… existe.



« 𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗽𝗹𝗲𝘂𝗿𝗼𝘁𝗲? »☕️ Dans un café de quartier, j’entends un jeune couple philosopher sur l’état du monde, les syst...
08/05/2025

« 𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗽𝗹𝗲𝘂𝗿𝗼𝘁𝗲? »

☕️ Dans un café de quartier, j’entends un jeune couple philosopher sur l’état du monde, les systèmes industriels, l’économie globale. Vocabulaire soutenu, regard avisé, points de vue précis… leur échange m’intrigue. Je les imagine citadins, sortant sûrement de grandes écoles.

📝 — Vous avez choisi ? le serveur les interrompt.
Le jeune homme hésite.
— J’ai une question. C’est quoi “pleurote” ?
— Une pleurote ? Un champignon, monsieur. Comestible.
Le jeune homme hoche la tête.
— Ah… je ne connais pas.

👀 Et tout d’un coup, la scène change. Je lève la tête, interloquée.

🪞Cette table, ce couple, ce café deviennent un miroir flou de notre époque.

🧠 On sait parler du monde. On le commente, on le décortique. On connaît les grandes idées, les bons mots, les bons gestes même.
Mais on est coupé de ce qui nous entoure.
On ne sait plus ce qu’on sent, ce qu’on goûte. Ce qui est palpable.

🚶‍♂️ Comme si notre corps n’était plus qu’un transporteur de tête.
Un support logistique pour tout ce qui se pense.

🌍 On peut philosopher sur l’effondrement… et ne pas reconnaître un champignon sur l’étal.
Militer pour le vivant… sans jamais mettre les mains dans la terre.
Parler d’amour… sans savoir toucher.
Ni l’autre, ni soi.

⚡️ Il y a une cassure.
Un écart entre ce qu’on comprend et ce qu’on vit.
Entre la tête et le reste.
Entre l’idée de nature… et sa sensation.

🍄 C’est peut-être ça, une pleurote.
Un rappel discret que la vie ne se pense pas toujours.
Elle se goûte. Se respire. Se touche.

✨ Et que parfois, une simple question, posée à un serveur dans un bistrot, peut fissurer tout un système.
Et faire naître l’envie de revenir dans son propre corps.
Par les mains, la bouche, les tripes.
Se souvenir qu’on est vivant. Et que ça commence là.

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