Cabinet de Shiatsu-Réflexologie Marie-Noëlle IZAC

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07/01/2022

Champ vibratoire, biorésonnance et médecine quantique... Ces techniques alternatives qui nous promettent un bien-être augmenté font le buzz sur les réseaux sociaux. Petit manuel d’initiation au new "New Age".

13/07/2021

LE SOLEIL!

Enfin. Le printemps est venu et nous a apporté ce petit supplément d’être qui ré-ouvre les yeux vers l’extérieur et le cœur vers le ciel. Maintenant c’est l’été et le soleil est là et bien là. Fidèle au poste. Il revient chaque année, comme il revient chaque matin. Il est fidèle à son devoir, à sa parole et à ses engagements.

C’est le mythe d’Hélios, dont la chaude lumière, réchauffe le cœur et éclaire les engagements. Dans la Mythologie gréco-romaine, sa lumière juste éclairait les contrats et évitait ainsi toutes les zones d’ombre, propices au mensonge et à la tricherie. En cela Hélios était l’un des dieux du commerce. Notre besoin de soleil n’est peut être donc pas seulement un besoin de chaleur et de lumière, physiquement ressentis. C’est sans doute aussi un besoin profond de rectitude et de verticalité, de confiance accordée au « père », c'est-à-dire à celui qui détient l’autorité et la responsabilité.

Justifiée, cette confiance rassure, tout en impliquant le droit à l’erreur du référent, parce que l’on sait qu’il assumera si besoin est. C’est sans doute la faillite de cela qui nous a le plus inconsciemment blessés et continue à le faire. Elle a même pu instiller en nous un certain sentiment de culpabilité de s’être trompé en accordant une confiance finalement mal placée dans ces référents (politiques, scientifiques, médiatiques, etc.). La crise que nous vivons révèle cette faille, cette blessure, de façon brutale, voire même violente pour certains, car la mise en lumière n’est pas solaire, dans le sens porté par Hélios. Elle est celle de l’Ange déchu, dont le nom, Lucifer, signifie « porteur de lumière ». C’est une lumière chirurgicale qui taille dans les chairs et les cœurs.

Cette lumière crue éclaire nos zones d’ombres, que nous sommes parfois si prompts à fuir dans l’agitation des comportements et des impostures. Alors, oui c’est désagréable, et pourtant c’est nécessaire car c’est ce qui révèle l’opportunité. Lorsque les décombres sont là, il ne reste qu’une seule issue, reconstruire. Lorsqu’une plaie est ouverte, il ne reste qu’une chose à faire, cicatriser. Ce n’est ni un choix ni une alternative. C’est une évidence non négociable. Il nous faut l’entendre et l’accepter. Il nous faut l’accueillir avec le cœur et dire à la tête de « se taire » un peu, avec toutes ses peurs et ses besoins de certitudes. C’est de vie dont il s’agit, et non d’existence. Il s’agit d’avenir et de futur. Nous le devons à la vie, à nos enfants, à nos parents. C’est un horizon, un chemin, une destinée et un devoir.

La clé de notre cicatrisation des plaies ouvertes par la crise, s’appelle résilience, c'est-à-dire transformation. Elle n’est possible que si nous ACCEPTONS, dans son sens le plus large, au risque sinon d’un insupportable glissement vers les fonds les plus nauséabonds et cloaqueux. Il m’arrive fréquemment de dire à des patients que « un vécu, une expérience ou une épreuve, n’ont de sens que dans ce que l’on en fait et comprend ». Nous pouvons constater chaque jour comment cela se décline. Et dieu sait si la ligne est fine entre le « paradis et l’enfer ».

C’est l’intention, qui en toute chose, détermine « de quel coté on bascule ». Or l’intention est un champ qui nous appartient totalement. C’est elle qui, en nous, détermine les forces pour reconstruire ou au contraire entretenir la brèche. Cette voie est étroite et exigeante, sensible voire douloureuse, puisque c’est celle qui dépasse le pardon pour aller à la capacité résiliente qui consiste à tourner la page. Saurons-nous le faire? Notre immunité en dépend.

Redressons la tête, accueillons le soleil et regardons devant. Le reste n’est que lutte et perpétuation d’une bataille qu’il nous faut quitter. Pensons (pansons?) nous ainsi, pensons les nôtres et tous ceux que l’on aime ainsi. Il n’y a pas de contamination plus vertueuse que celle qui redonne envie de croire. Et la période actuelle, avec tous ses nuages sombres et celle qui se profile ne rendent pas cela facile. Les murs se multiplient et les comportements se désagrègent sous le joug de la servile complicité. Revoyons ce film puissant qui s’appelle la « La vie est belle ». C’est une question de vie…

01/04/2021

LE PRINTEMPS!

Le printemps! Saison magnifique du retour à la vie. Partout on ressent ce frémissement qui signe cette éternelle renaissance. Les oiseaux chantent à nouveau dès le lever du soleil, les premiers bourgeons apparaissent et la durée des jours augmente de façon tangible.æ
C’est le printemps de la nature et de la vie, pas celui du calendrier occidental. C’est celui qui se dessine dès le début février, avec la remontée progressive de la sève. Dans les profondeurs du sol, la graine se réveille et le loir endormi commence à s’étirer un peu. C’est la saison de la pulsion et de l’impulsion de vie. Elle commence, selon le calendrier solaire chinois, entre le 4 et le 10 février de chaque année. C’est la date véritable parce qu’observée dans son essence même et non par la simple vision de ses manifestations. L’équinoxe n’est donc pas son début mais son apogée. Lorsque le jour est égal à la nuit, le printemps est à son expression maximale. Cela fait déjà un mois et demi qu’il a démarré et que la sève a commencé à monter.
C’est ici que l’on peut constater combien les visions de l’Orient et de l’Occident sont parfois différentes. L’un observe les phénomènes dans leur nature alors que l’autre dans ce qu’il en voit. L’un se préoccupe de l’équilibre et l’autre de s’opposer au déséquilibre.
La crise actuelle, à laquelle personne ne peut échapper, en est la démonstration flagrante, dans la manière de la voir, de la percevoir et de la concevoir. Cela fait un an que l’on déploie une énergie f***e, à vouloir contrôler l’incontrôlable. Toutes les stratégies de « lutte contre », échouent. Pourtant aucun effort n’a été ménagé pour confiner, interdire, empêcher, restreindre, etc. Pour quel résultat tout en se persuadant que sinon, cela aurait été pire.
Dans cette vision occidentale, nous avons perdu de vue ce qu’est la vie, c'est-à-dire un risque à prendre. Par besoin de prétendue préservation, on a étouffé toute pulsion. On a étouffé les deux franges extrêmes de la population, les anciens et les jeunes. On a exilé les anciens et désespéré les jeunes. Alors les anciens se laissent partir et les jeunes n’ont plus l’envie de démarrer. Pourtant ces deux populations sont l’essence même de la survie d’une société. Les anciens sont les racines, les références et les jeunes sont le devenir. Les anciens sont l’énergie de l’Eau, essence même de vie par excellence et les jeunes, l’énergie du Bois, essence même de la créativité et du dynamisme.
Ces énergies sont puissantes dans le corps. L’énergie de l’Eau est celle de la résistance à la fatigue et au stress. C’est aussi celle des références et de la culture… L’énergie du Bois c’est celle de l’impulsion, du démarrage, de la mise en route. C’est elle qui fait que l’on se redresse comme la tige qui sort de terre pour grandir vers le ciel. C’est aussi celle qui a la charge de l’immunité acquise, parce qu’elle se nourrit de la rencontre… Faut-il développer pour se rendre compte combien tout cela a été mis à mal, pour ne pas dire plus?
Mon propos ici n’est ni politique, ni sociétal. Il est un constat de ce qui nous attend. Il est destiné à nous faire comprendre combien la place de tous ceux qui « restent droits », va être majeure dans les temps qui viennent. Il nous faut garder confiance et persévérer car nombreux sont ceux qui ont ou auront besoin d’une présence forte, pour pouvoir tenir.
Les énergies du printemps, au niveau macrocosmique, sont inaltérables. Elles dépasseront toujours les blocages et nuisances que notre monde fabrique. Alors servons-nous en. Appuyons nous sur cette puissance qui fait que la plus petite racine d’arbre est capable de soulever tous les murs et les bétonnages que nous faisons. Nos enfants et nos parents attendent cela de nous, comme nos patients ou tous les êtres en souffrance que nous croisons. Ils attendent que nous libérions leurs blocages, mais aussi leur parole et leur droit à être. Ils attendent que nous les libérions de la peur qui fait courber l’échine et effondre les défenses.

Michel Odoul.

Merci à Michel Odoul pour ces mots tellement justes.
05/01/2021

Merci à Michel Odoul pour ces mots tellement justes.

L’EXEMPLE DE VENISE.

2021, enfin ! Sommes nous, comme beaucoup, tentés de nous dire. Cette nouvelle année résonne comme un horizon nouveau, comme une page tournée sur une année infâme et scélérate qui nous a fait basculer dans un chaos total. Tout a volé en éclat, du sociétal au personnel, du familial au professionnel. Les pires faces de l’homme sont apparues, révélées par la peur instillée et la menace entretenue. Ce qui fut blessant, en 2020, ce ne fut pas la nécessité à changer notre monde, ce fut la façon dont cela s’est fait. C’est une odeur de fange et de pourrissement qui nous reste, à supposer qu’il nous reste quelque chose. Alors que peut-il y avoir de plus incongru, dans un tel contexte, que de prononcer les sempiternels et traditionnels vœux ? C’est vrai que la question peut se poser.

C’est oublier deux choses essentielles à remettre en perspective. Tout d’abord, la vie et la réalité ne sont pas que matière, bien au contraire. Elles sont surtout et avant tout esprit ! Ce sont elles qui ont mobilisé le monde autour d’un tas de pierres appelé « Notre Dame ». Ce sont elles qui font qu’à chaque fois que l’on pénètre dans un temple, de la culture (bibliothèque) ou de la spiritualité (lieu religieux), nous sommes tous touchés par la présence et la force que l’on y ressent. De la Bibliothèque du Congrès, à Washington, en passant par celle de Vienne, ou la Chapelle Sixtine, ce ne sont ni le muscle ni la raison corticale qui sont touchés, mais l’âme de chacun. Or les vœux sont des graines d’espoir, des ensemencements de soi et du monde, à chaque fois tournés vers le meilleur. C’est à ceux qu’on aime qu’on les adresse, pour leur souhaiter le meilleur, à tous points de vue. C’est ce qui fait grandir l’enfant, rassure le parent et cicatrise les blessures. Ils sont donc d’autant plus importants que le contexte est difficile.

La deuxième chose à prendre en compte, réside dans le chaos lui-même. Il signe la fin et le début de toute chose. Il est la source de l’univers, il est la source de la vie. C’est du chaos cellulaire que nait l’enfant, grâce au processus de différenciation. La terre boueuse des marais est le plus fertile des engrais. Elle est boueuse, malodorante, et pourtant, quelle puissance de transformation et de vie.

C’est ce que nous démontre Venise, la célèbre cité des Doges. Et je n’évoque pas ici son carnaval masqué qui nous rappelle le nôtre ! J’évoque son histoire. Ses fondateurs la construisirent dans la boueuse lagune, pour fuir les agressions barbares du monde. Clin d’œil ? Pour pouvoir l’établir, ils durent accepter la réalité « hostile » de son sol. Comment construire du dur et du solide sur de la vase ? Comment élever du pérenne sur un sol soumis aux flots des marées ? Il fallut tout d’abord accepter cette réalité pour pouvoir la transformer. Sous la vase de surface, ils trouvèrent de l’argile. Cette terre merveilleuse qui aseptise et étanchéifie tout, démontre une « souplesse dure », qui fait qu’elle ne s’oppose pas aux mouvements tout en ayant une prise et une densité incroyables. Alors, dans ce sol favorable, ils plantèrent des troncs d’arbres entiers, qui n’y pourrissent pas, sur lesquels ils purent poser les fondations solides de leurs palais et maisons.

Et de là put émerger la cité la plus visitée au monde (parfois pour son malheur). Ayant pu faire émerger du solide à partir du malléable, les vénitiens firent, de facto, le choix du beau, du somptueux. C’est ce qu’ils partirent chercher partout de par le monde. Ils n’en rapportèrent que le plus beau (la soie, la culture) et le meilleur (les épices). C’est ce qui fit leur richesse de marchands, c'est-à-dire de transmetteurs de biens et de valeurs. Leur histoire est un mythe et leur ville reste un joyau tellement intemporel, que même les murs léprosés de certains palais les rendent beaux. Il suffit d’ailleurs, pour vraiment ressentir cela, de déambuler dans les détours secrets de la cité, dont même les bruits les plus infimes, révèlent un rêve et une magie sans cesse renouvelés.

Alors souhaitons nous ce meilleur là. Souhaitons de réveiller en nous la capacité de construire le meilleur du futur, sur ce monde en décomposition. Il y a au fond (de nous-mêmes…) une argile solide qui nous attend, qui attend que nous construisions nos fondations d’un monde lumineux…

I had a dream, …

Michel Odoul.

13/11/2020

Qui aurait pu imaginer, en janvier dernier, la période sidérante que nous nous apprêtions à traverser après l’arrivée du Covid-19 ? Le spectre continuel de l’infection, l’omniprésence de la peur, le bouleversement généralisé de nos...

03/11/2020

Nombreux parmi vous m’ont déjà entendu exprimer cette formule « si je ne puis changer ce qui m’entoure, au moins puis-je changer ma façon de le vivre ».

Nous sommes aujourd’hui très précisément dans un contexte sur lequel nous n’avons aucune prise et qui nous malmène profondément. Que nous reste t-il alors? Si nous n’avons aucun levier d’action face à un monde qui semble s’effondrer, que pouvons nous faire? Voire même, y a-t-il quelque chose que nous puissions faire?

La question est complexe et la réponse est paradoxalement simple. La déferlante du tsunami peut nous emporter et la seule action potentielle qui nous reste, est de nous donner les moyens d’éviter que cela nous soit fatal. C’est ce qu’ont su faire, à Fukushima, certains pêcheurs japonais qui ont compris ce qui se passait. Au lieu de rentrer se réfugier au plus vite au port, vers la sécurité apparente de la terre, ils sont partis à toute force vers le large. Ils ont su immédiatement qu’ils allaient sans doute tout perdre et qu’ils ne retrouveraient plus le monde qui était le leur. Ils ont préservé cependant l’essentiel et l’ont fait grâce à une incroyable capacité d’adaptation. Ils ont aussi fait preuve d’une non moins incroyable confiance dans ce que la vie leur montrait en suivant les bancs de poissons qui partaient tous vers le large! A l’inverse de ce que la majorité des individus ont ou auraient fait.

Notre monde a basculé dans l’inimaginable et les pires zones d’ombre de l’humanité. La lame de fond qui nous menace est sombre et visqueuse. Il nous faut accepter de la voir pour pouvoir en faire quelque chose et éviter qu’elle nous emporte. Il nous faut accepter de comprendre ce qu’elle signifie et les vecteurs agissants qui sont les siens, comme la peur.

Il nous faut accepter que notre monde ne sera plus jamais pareil. Il nous faut accepter que l’issue se situe vers le large et non vers l’illusoire densité de la terre. Garder le cap, c’est ne pas perdre de vue les étoiles qui nous guident. La puissance et la forte présence des samouraïs, venaient de leur acceptation totale de la mort. C’est ainsi qu’ils appréciaient la vie et rencontraient les situations les plus périlleuses sans contamination émotionnelle. La confiance sans limites qu’ils faisaient à leur technique et à leur sabre les rendait forts. La confiance absolue qu’ils mettaient dans la justesse de leur code de déontologie, les rendaient justes et protecteurs envers les plus faibles. Une de leurs règles précisait on ne peut plus clairement qu’ils devaient « respecter la vie respectable ».

Ces caractéristiques « idéales » doivent être notre horizon, notre axe d’éthique et de vie. La situation de crise actuelle est très malmenante pour nous. Elle nous fait douter, parfois peut être perdre pied, voire même éventuellement nous isoler. Penser de façon autonome et ne pas courber l’échine, est aujourd’hui parfois bien compliqué. Et c’est vrai que l’accumulation des contraintes, des injonctions, des menaces ou des conflits, épuisent notre capacité de lutte.

Alors que faire? Deux choses. Tout d’abord accepter le prix du choix de vie que nous avons fait, à savoir celui de la liberté, de l’indépendance, de la différence. Ensuite comprendre que la réponse n’est peut être pas dans la « lutte contre » mais dans l’adaptation. C’est la souplesse des énergies du Bois qui permet à la petite pousse de végétation de traverser la dureté du sol encore gelé à la fin de l’hiver. Elle semble faible et pourrait facilement être déchirée par les aspérités de la terre durcie. Mais il n’en est rien, parce qu’elle s’adapte et utilise toutes les failles et les interstices pour pousser et grandir. Dans un certain nombre de pratiques martiales, on enseigne d’ailleurs que face à la force, à la dureté, il est mieux de répondre par la souplesse et le vide.

N’est-ce pas ainsi que nous pourrons traverser au mieux la période actuelle? Notre corps fonctionne à l’identique. Si nous sommes stressés, il est tendu, il se durcit. Et c’est alors qu’il risque de se briser. Lorsque nous sommes confiants, dans ce que nous sommes et dans notre capacité à faire face, notre corps est relâché, et de ce fait capable de mobilité.

Restons droits et sereins. Ce que nous avons appris et ce que nous pratiquons, fonctionne. Nous en avons chaque jour le retour et la confirmation par nos patients. La formidable puissance de la vie nous le montre, et ce parfois malgré tous les freins qu’on lui met. Ce que nous sommes et faisons est juste et utile et nombreux seront ceux qui, dans les temps à venir, auront besoin de ce que nous sommes. L’automne voit les feuilles tomber tristement, la lumière diminuer et l’obscurité augmenter. Mais si la sève se retire dans la profondeur des racines, ce n’est pas pour disparaître, ou se cacher, c’est juste pour laisser passer l’hiver et y puiser la force de renaître.

Alors bel automne à tous. Rien n’est plus prometteur d’un printemps à venir dont la force ne dépend que de ce qui aura été intégré pendant l’hiver.
Bonne rentrée.

19/09/2020

RAISON GARDER…

Dans un monde en folie et dans l’incohérence, une seule chose peut nous aider, la raison. Elle est malheureusement beaucoup absente depuis que nous ne sommes dirigés que par la peur, qui conduit parfois aux pires des réponses.

Rares sont ceux qui gardent leur calme et analysent de façon juste et posée ce qui se passe. C’est le cas des 35 chercheurs, universitaires et médecins, tous des références dans leur domaine, qui ont publié une tribune, le 10 septembre 2020 dans Le Parisien. Je vous la confie ci-après. lisez la jusqu’au bout et n’hésitez pas à la partager : elle est la preuve que, même en pleine crise, les choses peuvent être analysées et dites avec calme, justesse et pertinence.

« Nous, scientifiques et universitaires de toutes disciplines, et professionnels de santé, exerçant notre libre arbitre et notre liberté d'expression, disons que nous ne voulons plus être gouvernés par et dans la peur. La société française est actuellement en tension, beaucoup de citoyens s'affolent ou au contraire se moquent des consignes, et nombre de décideurs paniquent. Il est urgent de changer de cap.

Nous ne sommes pas en guerre mais confrontés à une épidémie qui a causé 30 décès le 9 septembre, contre 1438 le 14 avril. La situation n'est donc plus du tout la même qu'il y a 5 mois. Par ailleurs, si la guerre peut parfois justifier un état d'urgence et des restrictions exceptionnelles de l'Etat de droit et des libertés publiques qui fondent la démocratie et la République, ce n'est pas le cas d'une épidémie. Aujourd'hui comme hier, cette crise doit nous unir et nous responsabiliser, pas nous diviser ni nous soumettre.

C'est pourquoi nous appelons les autorités politiques et sanitaires françaises à cesser d'insuffler la peur à travers une communication anxiogène qui exagère systématiquement les dangers sans en expliquer les causes et les mécanismes. Il ne faut pas confondre la responsabilisation éclairée avec la culpabilisation moralisatrice, ni l'éducation citoyenne avec l'infantilisation. Nous appelons également l'ensemble des journalistes à ne plus relayer sans distance une communication qui est devenue contre-productive : la majorité de nos concitoyens ne fait plus confiance aux discours officiels, les complotismes en tous genres foisonnent sur les réseaux sociaux et les extrémismes en profitent.

Le confinement général, mesure inédite dans notre histoire, a eu des conséquences individuelles, économiques et sociales parfois terribles qui sont loin de s'être encore toutes manifestées et d'avoir été toutes évaluées. Laisser planer la menace de son renouvellement n'est pas responsable. Il faut évidemment protéger les plus faibles. Mais de même que l'imposition du port du masque dans la rue, y compris dans les régions où le virus ne circule pas, l'efficacité du confinement n'est pas démontrée scientifiquement. Ces mesures générales et uniformes, imposées sous surveillance policière, relèvent davantage d'une volonté d'afficher une posture protectrice que d'une stratégie sanitaire précise. D'où leur grande volatilité depuis six mois. Beaucoup d'autres pays agissent avec plus de cohérence. Une coordination européenne serait nécessaire.

Nous appelons également le gouvernement à ne pas instrumentaliser la science. La science a pour condition sine qua non la transparence, le pluralisme, le débat contradictoire, la connaissance précise des données et l'absence de conflits d'intérêts. Le Conseil scientifique du Covid-19 ne respectant pas l'ensemble de ces critères, il devrait être refondé ou supprimé.
Nous rappelons par ailleurs que les premiers à soigner les malades sont les médecins généralistes. Les écarter de la lutte contre le Covid, en ne leur fournissant ni tests ni masques et en suspendant leur liberté de prescrire les médicaments autorisés de leur choix a constitué une erreur qui ne doit pas se reproduire. L'ensemble des soignants doit au contraire être mobilisé, équipé et solidarisé afin d'améliorer nos capacités de réaction et non les restreindre.

Enfin, les impératifs de protection contre la contagion ne doivent pas conduire à trahir l'éthique médicale et les principes humanistes fondamentaux. Isoler les malades et protéger les personnes à risque ne veut pas dire les priver de tous droits et de toute vie sociale. Trop de personnes âgées sont décédées et se dégradent encore actuellement dans un abandon motivé par des motifs sanitaires non justifiés. Trop de familles souffrent de ne pouvoir leur apporter l'affection indispensable à leur bonheur et à leur santé.
Il est urgent de nous remettre à penser ensemble pour définir démocratiquement nos stratégies sanitaires, redonner de la confiance à nos concitoyens et de l'avenir à notre jeunesse. »

Les premiers signataires:
Jean-François Toussaint, professeur de physiologie à l’Université de Paris ; Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherche au CNRS ; Bernard Bégaud, professeur de pharmacologie à l’Université de Bordeaux ; Gilles Bœuf, professeur de biologie à Paris-Sorbonne Université ; Pierre-Henri Gouyon, professeur de biologie au Muséum national d’histoire naturelle ; Jean Roudier, professeur de rhumatologie à l’Université d’Aix-Marseille ; Louis Fouché, médecin, anesthésiste-réanimateur à l’Hôpital de la Conception ; Olivier de Soyres, médecin, réanimateur à la clinique des Cèdres ; Christophe Lançon, professeur de psychiatrie à l’Université d’Aix-Marseille ; Laurent Toubiana, épidémiologiste à l’Inserm ; Mylène Weill, biologiste, directrice de recherche au CNRS ; Anne Atlan, généticienne des populations et sociologue, directrice de recherche au CNRS ; Bernard Swynghedauw, biologiste, directeur de recherche émérite à l’Inserm ; Marc-André Selosse, professeur de microbiologie au Muséum national d’histoire naturelle ; Jean-Louis Thillier, médecin, immunopathologiste ; Jean-François Lesgards, biochimiste, chercheur au CNRS ; Alexandra Menant, biologiste, chercheuse au CNRS ; André Comte-Sponville, philosophe ; François Gastaud, chirurgien orthopédiste à Strasbourg ; Éric Desmons, professeur de droit public à l’Université Sorbonne Paris Nord ; Dominique Andolfatto, professeur de science politique à l’Université de Bourgogne Franche-Comté ; Charalambos Apostolidis, professeur de droit public à l'Université de Bourgogne-Franche-Comté ; Nicolas Sembel, professeur de sociologie à l’Université d’Aix-Marseille ; Dominique Crozat, professeur de géographie à l’Université de Montpellier ; Marnix Dressen-Vagne, professeur de sociologie à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines ; Thomas Hippler, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Caen-Normandie ; Nicolas Leblond, maître de conférences en droit à l’Université Polytechnique Hauts-de-France ; Dominique Labbé, politiste, enseignant émérite à l’Université de Grenoble-Alpes ; Arnaud Rey, chercheur en psychologie au CNRS ; Mathias Delori, politiste, chercheur au CNRS ; Jacques Tassin, écologue, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) ; Sylvie Gourlet-Fleury, écologue, chercheuse au Cirad ; Emmanuelle Sultan, docteur en océanographie physique, ingénieure de recherche au Muséum national d’histoire naturelle ; Christophe Leroy, biologiste, docteur en biologie moléculaire et cellulaire ; Bernard Dugué, docteur en pharmacologie, docteur en philosophie

14/06/2020

La sortie du tunnel approche. Nous voyons cette lumière qui en apparaissant, signe le retour imminent vers le soleil et tout ce qui signifie « la vie ».

Lumière, soleil, voici autant d’éléments et de manifestations qui toutes viennent du ciel, du haut. Nous venons tous d’être malmenés, blessés, secoués, bouleversés, désemparés, trahis par cette crise et surtout par la façon dont elle s’est déroulée et a été gérée. Mais c’est toujours dans le champ de l’horizontalité, dans le champ de la matière et de la matérialité, que nous avons été, pour la plupart d’entre nous, bousculés. C’est dans ce plan là que la peur existe et produit ses dégâts terribles, lorsqu’elle est injustifiée ou disproportionnée. C’est dans ce plan là que les plaies peinent à cicatriser et que l’esprit peine à trouver du sens.

Nous n’avons pas d’autre issue que de tourner nos regards vers le plan complémentaire de l’horizontalité, qui s’appelle « verticalité », complémentaire de la matérialité, qui s’appelle « spiritualité ». Il nous faut sans doute comprendre qu’une autre vision de la vie, et de nos vies, doit émerger, trouver une place dans nos quotidiens et nos esprits. Nous sommes nombreux à le sentir et à le penser. Il nous faut être nombreux à le partager. Pendant tout le temps de cette crise, nous avons nourri nos corps, mais avons peut-être oublié (ou pas pu) nourrir nos esprits. D’ailleurs les supermarchés sont tous restés ouverts, alors que l’on fermait les librairies! Quel dommage, quelle erreur, non je crois plutôt quelle faute!

Dans cette idée, j’ai donc décidé de vous parler à nouveau de mon dernier livre, parce qu’il répond à cette question de la préservation de soi, par la mise en conscience de soi. J’ai donc choisi de présenter à ce propos quelques vidéos dans lesquelles j’évoque combien, par exemple, le « juste manger » (nourrir son corps) est important mais également combien le » juste penser » (nourrir son esprit) l’est également.

Mais j’ai également choisi de participer à une transmission vers d’autres voies.

DES LE 16 JUIN, je vous invite à regarder une vidéo réalisée par Jacky Poulin, artiste canadien francophone engagé. J’ai accepté avec joie son invitation, parce que son propos est de ramener de la spiritualité au coeur de notre réflexion de vie. C’est un projet de qualité, que je vous invite à suivre (de nombreuses autres vidéos d’autres intervenants suivront). C’est gratuit et sans engagement. Alors n’hésitez pas à cliquer sur ce lien et à le partager:

http://vraiesrichesses.com

J’ai également participé à l’écriture d‘un livre, avec une dizaine d’autres auteurs, qui paraitra début juillet et s’intitulera « Bas les masques ». L’intégralité des droits de cet ouvrage seront reversés à une structure d’aide destinée à tous les libraires en difficulté, suite à la crise. Je vous parlerai de cela, dans un prochain message.

Alors partagez, partagez, n’hésitez pas à aller sur http://vraiesrichesses.com, pour retrouver nos vraies richesses.

Et prenez soin de vous.

07/06/2020

La crise de société que nous sommes en train de vivre est riche en enseignements à tirer. En Orient c’est d’ailleurs le même idéogramme qui signifie crise et opportunité. Alors les opportunités ont bien sûr été ces temps de repos et de retour à soi obligés, de réflexion et de sens, etc. Nous avons sans doute découvert ou redécouvert de nombreuses choses ou personnes, que notre course effrénée « du temps d’avant », nous avaient fait oublier ou perdre de vue.

Mais une grande question reste, après le choc de sidération que nous venons de vivre: qu’est-ce qui pourrait expliquer la passivité voire la soumission, pour moi bouleversante, à laquelle nous avons assisté. Comment le pays des droits de l’homme, de Descartes, Voltaire, Montesquieu ou Zola, a t-il pu entrer dans un tel silence assourdissant qui commence à peine à sa lézarder?

Je vous propose une réflexion autour des recherches effectuées au début des années 60 par le Pr Stanley Milgram. Il s’interrogeait sur une question qui l’interpellait au plus profond de lui, à savoir les mécanismes de la soumission des individus. C’est une terrible question, que cette question.

Milgram a alors élaboré un protocole expérimental précis, afin de valider son hypothèse explicative de l’état psychique (qu’il qualifiait « d’état argentique ») dans lequel les individus entrent face à une autorité ou à ses injonctions.

Plutôt qu’une longue explication, je vous propose de voir un extrait d’un film (I comme Icare, réalisé par Henri Verneuil). Tout le processus de l’expérience mise au point par Milgram, y est parfaitement expliqué. C’est à réfléchir et méditer, en particulier ce mécanisme « final » que le professeur traduit par cette phrase terrible: « parce que reconnaître maintenant qu’il s’est trompé, c’est reconnaître qu’il s’est trompé depuis le début! ».

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