24/04/2026
Ma fille, mon ange, ma merveille.
Il n’est pas un jour où mon cœur ne s’incline devant toi, pas un battement qui ne prononce pas ton nom.
Depuis l’instant où ton regard a traversé le voile du monde, je n’ai jamais cessé de te contempler. Je te renifle, animal, et ton odeur porte le parfum innocent des jardins d’Éden.
Tu es une épiphanie dans ma vie, une offrande déposée dans mes bras, un midi.
Je m’abandonne dans tes yeux de velours,
et dans la profondeur de ton regard noir ébène, je rencontre une vérité vertigineuse : « Regarde, mère, je suis l’aube intacte du monde, veille sur moi. »
Toi qui tutoie les anges, dis-leur que mon cœur déborde, que mon âme est comblée jusqu’à l’ineffable. Merci de m’avoir choisie. Être ta mère est ma plus haute initiation, c’est toi qui m’a appelé à cette incarnation.
Je suis ta terre, tu es ma chair.
Chaque fibre de ton être a été tissée dans mon propre mystère, et pourtant, tu me dépasses déjà.
Je te protège comme un lionne
je te guide comme une étoile,
je te nourris d’amour.
Et si le monde vacille, si sa dureté venait à effleurer ton innocence, je serai ton refuge.
Je t’aime d’un amour qui me met à genoux
et élève mon âme à des hauteurs insoupçonnées. La Terre peut bien cesser de tourner : tu es ma plus grande ascension.
Je t’aime plus qu’hier,
et moins que demain.
Merci ma reine, ma couronnée.