15/03/2026
Le mot sacrifice est sans doute l’un des mots les plus mal compris de notre époque. Il est souvent utilisé pour parler d’épuisement, de renoncement, d’effacement. Mais il ne veut pas du tout dire cela…
Sacrifice vient du latin “sacrum facere” qui signifie : rendre sacré.
Il ne s’agit pas de s’effacer ici, bien au contraire !
Il s’agit d’incarner cette présence qui nous relie au sacré. De reconnaître que certains actes ou certains liens : l’amour, art, maternité, sexualité… deviennent des espaces où quelque chose de plus grand que nous peut venir se manifester.
Le sacrifice dans la maternité n’est pas une disparition : c’est une consécration.
Ce n’est pas la fin d’une vie, c’est une œuvre unique qui s’ouvre à la femme.
Le problème n’est donc pas le sacrifice.
Le problème est que notre époque a oublié et ne reconnaît plus le sens du sacré.
Quand une femme se sent vidée, effacée, épuisée, c’est souvent parce que ce qu’elle donne n’est plus honoré dans sa pleine dimension.
Lorsqu’un acte ou une relation ne sont pas honorés dans leur dimension sacrée, ils deviennent un poids. Honorés, ils retrouvent leur place au centre de leur valeur d’origine.
Alors la question n’est peut-être pas :
Est-ce que je dois cessez de me sacrifier ? Mais plutôt : Est-ce que ce que je donne est reconnu comme sacré ?
Et cette question dépasse la maternité.
Elle interroge notre couple, nos relations, nos travails, notre vision…
La manière dont nous honorons ce que nous recevons de la vie et la manière dont est reçu ce que nous offrons.