04/02/2026
Aujourd’hui c’est la journée mondiale contre le !
Quelques chiffres sur le :
En 2022, d’après les estimations de l’OMS, 20 millions de nouveaux cas de cancer et 9,7 millions de décès ont été enregistrés. Par ailleurs, on estime à 53,5 millions le nombre de personnes encore en vie dans les cinq ans suivant le diagnostic de . Environ une personne sur cinq développe cette maladie au cours de sa vie ; environ un homme sur neuf et une femme sur 12 en meurent.
Le CIRC estime par ailleurs que d’ici 2050, l’incidence du dans le monde devrait augmentée de 77 %.
En 2022, les trois principaux types de cancer sont ceux du poumon et du sein et le cancer colorectal.
Le cancer du poumon est le plus fréquent à l’échelle planétaire (2,5 millions de nouveaux cas, soit 12,4 % du total de nouveaux cas). Le cancer du sein chez la femme figure en deuxième place (2,3 millions de cas, 11,6 %), suivi du cancer colorectal (1,9 million de cas, 9,6 %), du cancer de la prostate (1,5 million de cas, 7,3 %) et du cancer de l’estomac (970 000 cas, 4,9 %).
Des inégalités frappantes en fonction de l’indice de développement humain (IDH):
Les estimations mondiales mettent en évidence des inégalités frappantes dans la charge de cancer en fonction du développement humain, en particulier pour le cancer du sein. Dans les pays ayant un IDH très élevé, une femme sur 12 reçoit un diagnostic de cancer du sein au cours de sa vie et une femme sur 71 en décède. Dans les pays à IDH faible, au contraire, bien qu’une femme sur 27 reçoive un diagnostic de cancer du sein au cours de sa vie, une femme sur 48 en meurt.
« La probabilité de recevoir un diagnostic de cancer du sein est inférieure de 50 % chez les femmes des pays aux IDH les plus faibles, par rapport à celles des pays aux IDH les plus élevés. Pourtant, elles risquent bien davantage de décéder de la maladie en raison d’un diagnostic tardif ou d’un accès insuffisant à un traitement de qualité », explique la Dre. Isabelle Soerjomataram, Cheffe adjointe de la Branche Surveillance du cancer du CIRC.
L’enquête mondiale de l’OMS sur les ensembles de prestations de santé met également en évidence de profondes inégalités mondiales dans les services de prise en charge du cancer. Ainsi, les services de prise en charge du cancer du poumon ont quatre à sept fois plus de chances de figurer dans les ensembles de prestation de santé des pays à revenu élevé que dans ceux des pays à revenu faible. En moyenne, la radiothérapie est quatre fois plus susceptible d’être prise en charge dans un ensemble de prestations de santé dans les pays à revenu élevé. Tous services confondus, c’est pour la transplantation de cellules souches que ces disparités sont les plus criantes : dans les pays à revenu élevé, ce traitement a 12 fois plus de chances de figurer dans un ensemble de prestations de santé.
« La nouvelle enquête mondiale de l’OMS fait ressortir de grandes inégalités et une protection insuffisante face au cancer, partout dans le monde, avec des difficultés d’accès aux traitements essentiels particulièrement criantes dans les pays à faible revenu » a déclaré la Dre. Bente Mikkelsen, Directrice du Département Maladies non transmissibles à l’OMS. « L’OMS, notamment par ses initiatives contre le cancer, œuvre activement avec plus de 75 gouvernements afin d’élaborer, de financer et de mettre en application des politiques visant à promouvoir les soins anticancéreux pour tous. Pour amplifier ces efforts, il faut d’urgence engager les investissements massifs nécessaires afin de corriger les inégalités mondiales concernant l’issue des cancers. »
Source: OMS