Stephane Wioland Psychothérapie et Hypnose Paris

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La relation amoureuse, Chimie ou Alchimie ? Dans le silence d’un enseignement ancien,un disciple interrogea le Maître :—...
07/01/2026

La relation amoureuse, Chimie ou Alchimie ?

Dans le silence d’un enseignement ancien,
un disciple interrogea le Maître :

— Maître, quelle est la différence entre la chimie et l’alchimie dans le couple ?

Le Maître sourit, puis répondit simplement :

La chimie est une science.
L’alchimie est un art.

La chimie, c’est ce qui surgit quand deux êtres se rencontrent et que les corps, les hormones, les attentes et les blessures s’embrasent.
C’est l’attraction immédiate, parfois foudroyante, souvent grisante.
On l’appelle magie, destin, évidence…
Mais elle repose surtout sur des équilibres fragiles et des projections inconscientes.

La chimie est un feu vif.
Intense, spectaculaire… mais souvent éphémère.
Elle s’appuie sur les sensations, le désir, le fantasme, le regard de l’autre.
Elle flatte l’ego et entretient l’illusion que l’amour devrait être simple, naturel, sans effort.

Mais…

L’alchimie, elle, transforme.
Elle ne surgit pas toujours au premier regard.
Elle se révèle lentement, à travers le temps, les épreuves, les choix répétés.

L’alchimie naît lorsque deux êtres cessent de chercher à être aimés,
et apprennent à aimer.
Elle s’enracine dans l’authenticité, la présence, la patience.
Elle demande du courage : celui d’être vrai.

La chimie aime par besoin.
L’alchimie aime par conscience.
La chimie cherche à combler un manque.
L’alchimie honore une plénitude.

La chimie se nourrit d’attentes.
L’alchimie se construit dans l’acceptation.

La chimie résiste mal au temps, aux silences, aux rides, à la routine.
Ce qui naît dans l’émotion pure peut s’éteindre dans l’habitude.

L’alchimie, au contraire, se révèle avec le temps.
Elle transforme les blessures en apprentissages,
les silences en intimité,
les conflits en compréhension.

La chimie regarde l’apparence.
L’alchimie perçoit l’essence.

La chimie attire les rôles : le séducteur, le sauveur, la victime, le dépendant.
L’alchimie émerge lorsque les masques tombent.
Quand chacun ose se montrer nu, vulnérable, humain.

La chimie est commune.
L’alchimie est rare.

La chimie distrait l’ego.
L’alchimie élève la relation.

La chimie oppose parfois : masculin contre féminin, pouvoir contre pouvoir.
L’alchimie réconcilie d’abord en soi, puis dans le couple.
Elle n’est pas fusion, mais union :
deux êtres entiers qui marchent ensemble, sans se perdre.

Et le Maître conclut, dans un souffle :

La chimie est un amour qui cherche.
L’alchimie est un amour qui se trouve.

Ne poursuis pas seulement la passion du commencement.
Cherche la paix, la profondeur, la conscience que l’on construit à deux, jour après jour.

Car la chimie consume le corps…
Et l’alchimie, elle, fait grandir l’âme.

— Le secret des druides

Il était une fois, dans un temps si ancien que les dates n’avaient pas encore de noms, un pays qui avait appris à durer....
05/01/2026

Il était une fois, dans un temps si ancien que les dates n’avaient pas encore de noms, un pays qui avait appris à durer.
Personne ne savait vraiment comment il avait commencé.
On savait seulement qu’il n’avait pas disparu.

Au cœur de ce pays coulait un fleuve immense.
Large, profond, indifférent aux prières comme aux colères.
Il coulait bien avant les promesses et continuerait bien après.
Il suivait sa pente.

Certains l’appelaient le réel.

Sur une rive vivait la morale.
Elle était née de la compassion et de la colère mêlées.
Elle avait les yeux ouverts même quand les autres détournaient le regard.
Elle voyait les injustices avant qu’elles n’aient un nom.
Elle ressentait avant de comprendre.
Quand elle parlait, les cœurs se serraient.
Elle disait souvent, presque en chuchotant :
« Cela ne devrait pas être ainsi. »

La morale était nécessaire.
Sans elle, le pays se serait habitué à l’inacceptable.
Sans elle, la douleur serait devenue un bruit de fond.
Elle était la voix qui rappelait que l’homme ne vit pas seulement de ce qui est, mais aussi de ce qui devrait être.

Sur l’autre rive vivait le droit.
Il était plus ancien encore.
Il avait vu passer des rois, des foules, des idéaux.
Il savait que les passions brûlent vite et que les ruines durent longtemps.
Il parlait lentement.
Il écrivait, effaçait, recommençait.
Il ne cherchait pas à être juste au sens pur,
mais à empêcher que le pire ne devienne la règle.

Le droit protégeait même ceux que l’on n’aimait pas.
Surtout eux.
Il savait que sans cadre, les plus forts gagneraient toujours.
Il ne promettait pas le monde idéal,
il promettait un monde qui tient.

Entre les deux rives s’étendait un pont.
Un vieux pont de pierre, construit au fil des générations.
Chaque pierre portait la trace d’un renoncement, d’un compromis, d’une leçon apprise trop t**d.
Le pont n’était ni rapide ni élégant.
Il grinçait parfois.
Mais il ne s’effondrait pas.

Un jour, le fleuve grossit.
Les pluies furent longues.
Les peurs aussi.
Les gens se pressèrent sur les rives.
Ils voulaient traverser.
Ils n’avaient plus la patience d’attendre.

La morale vit leurs visages.
Elle sentit l’urgence lui brûler la poitrine.
Elle s’approcha du fleuve et dit :
« Suivez-moi. Le courant ne devrait pas être si fort.
Votre besoin est légitime. »

Certains la crurent.
Ils entrèrent dans l’eau.
Le fleuve ne discuta pas.
Il ne jugea pas.
Il emporta.

Quand le silence revint, la morale tomba à genoux.
Elle pleura ceux qu’elle voulait sauver.
Elle ne comprenait pas comment ce qui était juste dans l’intention
avait pu devenir destructeur dans le réel.

Le droit s’approcha.
Il ne reprocha rien.
Il savait que l’erreur venait de l’élan, pas du cœur.
Il inspecta le pont.
Il renforça une arche fragilisée.
Il posa une pierre de plus.

La morale, d’une voix brisée, demanda :
« À quoi je sers si je ne peux pas agir tout de suite ? »

Le droit répondit calmement :
« Tu me rappelles pourquoi le pont existe.
Mais si tu me remplaces, il n’y a plus de passage.
Sans toi, je deviens froid.
Sans moi, tu deviens dangereuse. »

Alors la morale m***a sur le pont.
Elle sentit la lenteur.
La contrainte.
La frustration de ne pas aller aussi vite qu’elle l’aurait voulu.

Mais elle sentit aussi la solidité.
La possibilité de durer.
La responsabilité.

Elle ne renonça pas à sa voix.
Elle renonça à l’illusion que l’intention suffit à porter le monde.

Le fleuve continua de couler.
Il n’avait pas changé.

Mais le pays tint.

Parce que la morale éclaire.

Parce que le droit porte.

Et parce que confondre la lumière avec le pilier
fait toujours tomber la maison.

✨ Bonne année 2026 ✨Je vous souhaite une année lumineuse, vivante et pleine d’élan.Une année pour retrouver ce qui fait ...
03/01/2026

✨ Bonne année 2026 ✨

Je vous souhaite une année lumineuse, vivante et pleine d’élan.
Une année pour retrouver ce qui fait sens, apaiser ce qui pèse, et laisser émerger de nouvelles possibilités.

Que 2026 soit un temps pour oser, se recentrer, transformer…
et avancer, pas à pas, vers une version de vous plus alignée et plus libre.

Merci pour la confiance que vous m’accordez.
Au plaisir de vous accompagner sur votre chemin cette année encore.

La guerre … ou l art de la Paix . La guerre commence très souvent en nous — et c’est pour cela qu’elle trouve si facilem...
28/11/2025

La guerre … ou l art de la Paix .

La guerre commence très souvent en nous — et c’est pour cela qu’elle trouve si facilement un chemin dehors.

On parle souvent des conflits comme s’ils naissaient d’un coup, quelque part sur une carte, déclenchés par un dirigeant, une attaque ou une provocation.

Mais la vérité me semble bien plus subtile :

« Aucune guerre ne survient — et ne survit — sans une part de nous. »

Les propagandes, les narrations belliqueuses et les appels à la haine fonctionnent parce qu’ils s’agrippent à ce qui existe déjà à l’intérieur :
nos fractures, nos peurs, nos colères rentrées, nos blessures non digérées, nos attentes insatisfaites, notre besoin d’avoir raison, notre difficulté à accueillir la nuance lorsque l’émotion monte.

Dans ma vision personnelle — et peut-être l’observez-vous en vous, dans votre entourage ou dans vos interactions — lorsque quelque chose en nous n’a pas trouvé sa place :

• un besoin non reconnu,
• une émotion refoulée,
• une peur étouffée,
• une colère jamais nommée,
• une attente déçue…
• une ou des injustices ..

alors cette énergie cherche un champ où s’exprimer.

Et si ce n’est pas dans la conscience, alors ce sera dans la projection.

Dans le monde.

Dans l’autre ou les autres.

C’est exactement ce que Sun Tzu, dans L’Art de la guerre, avait compris des siècles avant nous :

« Celui qui se connaît lui-même et connaît l’autre ne sera jamais vaincu. »

Avant que les armes ne parlent, c’est l’esprit qui se brouille.
Avant la guerre dehors, il y a une guerre dedans.

Et c’est ici que la propagande devient redoutable.

Elle appuie sur nos zones d’ombre :
• la peur de l’insécurité,
• la colère non assumée,
• la nostalgie de l’ordre,
• la blessure d’humiliation,
• la sensation d’impuissance dans sa propre vie.

Aller visiter le territoire de ses propres ombres est un chemin.

Elle dit exactement ce que notre système nerveux voudrait entendre pour souffler un instant :
« Nous ne voulions pas la guerre. Ce sont les autres. Notre cause est juste. Ceux qui doutent sont des traîtres. »

Et nous y croyons… non pas parce que nous sommes naïfs, mais parce que nous sommes humains.

Ce que nous ne reconnaissons pas en nous, nous cherchons à le combattre dehors.
Ce que nous ne voulons pas regarder à l’intérieur, nous transformons en menace extérieure.

Ce que nous n’assumons pas en silence, nous le crions en slogans.

La guerre extérieure n’est alors que l’amplification des guerres intérieures individuelles, collectivisées par millions, entretenues par les récits, attisées par la peur, gonflées par les attentes déçues et les blessures non guéries.

Alors oui :
aucun de nous ne peut arrêter seul les conflits du monde.

Notre puissance reste limitée à ce fameux ici et maintenant.

Mais chacun peut éviter de devenir un champ de bataille de plus.

Le premier geste de paix n’est pas un drapeau blanc.

C’est un geste intérieur.

C’est ce moment où je reconnais :
« Il y a en moi une colère, une peur, une attente déçue, une douleur.
Je l’accueille.
Je la laisse exister.
Je ne la projette pas. »

C’est là que l’énergie guerrière se transforme.
Qu’elle cesse d’être destructive pour devenir force, clarté, présence.
Qu’elle arrête de chercher un ennemi et commence à chercher un sens.

La véritable maturité ne consiste pas à choisir un camp.
Elle consiste à voir ce qui, en nous, nourrit le conflit — et à ne plus l’alimenter.

Peut-être que la paix extérieure commence simplement par cela :
oser regarder la guerre qui vit en soi, pour qu’elle arrête de chercher un champ où se battre.

Et peut-être aussi que la paix intérieure est un virus précieux, capable de se propager ailleurs — discrètement, puissamment, contagieusement.

En ce matin du 1er novembre, un jour pas tout à fait comme les autres, nous célébrons la mort, le deuil, ceux qui sont p...
01/11/2025

En ce matin du 1er novembre, un jour pas tout à fait comme les autres, nous célébrons la mort, le deuil, ceux qui sont partis… et même au-delà.

L’« au-delà », c’est peut-être tout ce qui n’est plus, tout ce qui a été et qui s’est envolé, disparu — notre jeunesse, nos amours, nos possessions, nos anciens liens.
Tout ce qui, un jour, nous a façonnés, puis s’est effacé.

Qui sommes-nous aujourd’hui ?

C’est sans doute la plus profonde des questions.

Qu’est-ce qui nous anime encore ?

En nous réside une énergie de vie, toujours en mouvement, toujours renouvelée. Et dans cette énergie de vie, il y a aussi l’énergie de mort : celle de nos cellules qui se détruisent pour permettre à d’autres de naître.
Cet équilibre subtil entre vie et mort nous traverse à chaque instant.

Cet équilibre s’appelle acceptation.

Ce processus intérieur de transformation est l’une des plus grandes sagesses.

Plus nous résistons à l’acceptation, plus nous souffrons.

Plus nous cherchons à retenir
l’impossible, plus la douleur s’installe.
Mais est-ce vraiment le but ?

Souffrir ?
Je ne le crois pas.

Nous sommes nés pour vivre des expériences.
Elles nous transforment, nous sculptent, et nous conduisent sur un chemin dont nous ignorons la destination.
Plus nous voulons le contrôler, plus nous nous fermons à la vie, à ses apprentissages.

C’est là que réside le véritable lâcher-prise :
accepter le passé — ou le « pas assez » —,
accueillir l’incertitude de l’avenir,
et savourer le présent tel qu’il est.

Accepter notre vulnérabilité,
nos forces et nos faiblesses,
nos zones d’ombre et de lumière.

Et plus nous acceptons, plus nous naviguons dans l’existence avec fluidité et douceur.
Alors s’installe une paix tranquille,
la joie simple de se sentir vivant,
la joie de partager,
la joie de vivre ces instants précieux qui s’impriment à jamais dans la mémoire, le cœur et le corps.

Nul ne peut nous ôter la richesse de ces expériences accumulées au fil du temps.

C’est dans la rencontre — de soi, de l’autre, des autres — que nous goûtons pleinement à la vie.
Nous devenons riches de ce que nous partageons,
riches de nos différences, de nos similitudes.
Et dans ce tissage d’expériences, dans ce jeu de miroirs,
nous continuons à nous transformer.

Le pardon, une sortie de la lutte intérieure et un choix possible vers la maturité et une forme de sagesse intérieure. T...
15/05/2025

Le pardon, une sortie de la lutte intérieure et un choix possible vers la maturité et une forme de sagesse intérieure.

Tant que je n’ai pas pardonné, je reste possiblement en lutte à l’intérieur de moi.

Je rejoue les scènes, je rumine les mots, je ravive la douleur. Une part de moi refuse ce qui a été vécu, espérant que le passé puisse changer. Cette lutte me garde prisonnier, elle me fatigue, elle me coupe de ma paix intérieure, parfois revenir dans le silence et se reconnecter à soi est nécessaire.

Pardonner, ce n’est pas excuser ni oublier.
C’est cesser de me battre contre ce qui est déjà arrivé.

C’est un chemin de transformation, qui traverse plusieurs étapes, à l’image d’un deuil.

Il commence souvent par une phase de déni protecteur, qui m’empêche de ressentir toute la douleur d’un seul coup. Mais ce déni peut devenir une belle et grande prison dorée. Il m’empêche de grandir et d évoluer.

Vient ensuite l’acceptation, non pas pour justifier, justifier c est se ‘ bananer ‘ mais pour reconnaître ce qui s’est passé et honorer la personne que j’étais. Puis vient l’apprentissage, la capacité à comprendre ce que cette blessure m’a obligé à rencontrer en moi, ce qu’elle m’a poussé ou forcé à transformer.

Pardonner devient alors un acte de maturité :
• Une maturité émotionnelle, en accueillant pleinement ce que j’ai ressenti sans m’y enfermer.
• Une maturité psychique, en arrêtant de nourrir les mêmes pensées qui m’enferment dans le passé.
• Une maturité physique, en relâchant les tensions de mon corps et en laissant circuler à nouveau l’énergie de vie.

Le pardon, c’est lâcher le fardeau, non pour l’autre, mais pour moi.
C’est trouver la paix en moi, même si l’autre ne change jamais.
C’est remercier la vie, non pour ce qui m’a blessé, mais pour la transformation que j’ai su en faire.

Quand je peux remercier la situation — et non les personnes à l’origine de ma blessure — pour ce qu’elle m’a appris, alors je transcende.
Je deviens à nouveau libre, vivant et entier

Peut-on vraiment remplacer un thérapeute par une intelligence artificielle ?Certains imaginent déjà des IA augmentées : ...
10/05/2025

Peut-on vraiment remplacer un thérapeute par une intelligence artificielle ?

Certains imaginent déjà des IA augmentées : équipées de caméras, de capteurs émotionnels, capables d’analyser en temps réel vos gestes, vos mimiques, votre voix.

Personnellement, je crois beaucoup aux progrès technologiques, qui ont toujours été ma première passion, et notamment à l’intelligence artificielle.
Une IA sera probablement, un jour, capable d’observer aussi finement qu’un être humain, voire mieux que l’humain lui-même.
Le test de Turing en est une preuve évidente.

Dans le domaine médical, l’IA commence déjà à faire des prouesses.

Mais atteindre le niveau d’analyse d’un être humain impliquerait de traiter non plus 128 000 tokens, comme le font aujourd’hui les meilleures IA grand public (ChatGPT, Gemini Pro…),
soit 128 000 demi-mots en mémoire vive interactionnelle,
mais des milliards, voire des centaines de milliards d’unités d’information en simultané.

À ce jour, cela représenterait :
• Un coût estimé entre 30 000€ et 3 millions d’euros par séance, selon les calculs actuels.
• Une infrastructure technologique démesurée : supercalculateurs, centres de données spécialisés, milliers de GPU ultra-performants.
• Une latence encore difficilement compatible avec la fluidité d’une vraie relation humaine.

Même avec un serveur local dédié, des LLM ( Large Language Model ) et des agents open source autonomes, sans connexion à Internet,
même avec des bases de données contenant des milliers de livres, d’articles, de jurisprudences,
qu’il s’agisse de métiers comme avocat, juriste, conseiller financier, économiste, scénariste, écrivain, ou médecin,
une requête complexe prend encore aujourd’hui plusieurs heures, voire une nuit entière de traitement, pour produire un résultat pertinent et fiable.

En clair : ni accessible, ni humainement comparable.

Et même si cela devenait techniquement possible, une IA n’a pas encore de vécu suffisant en mémoire,
pas de mémoire émotionnelle,
pas de corps,
pas de sensations,
pas de terminaisons nerveuses capables de capter ce qui se joue ici et maintenant.

Elle ne fait aujourd’hui que prédire, calculer, simuler, écrire, dessiner, parler, créer des vidéos,
grâce à une logique de prompts, d’agents IA, et de MCP (Memory Context Processing) de plus en plus sophistiqués.

Elle est déjà capable d’automatiser efficacement certaines tâches répétitives complexes,
à condition de savoir bien la programmer.

Mais elle ne ressent rien.
Pas encore.

Le thérapeute, lui, est là avec son corps, ses émotions, son vécu,
dans une relation vivante, unique à chaque rencontre,
sans limitation de mémoire ni de ressenti.

L’accompagnement thérapeutique reste avant tout un art du vivant,
une rencontre humaine,
irremplaçable par des lignes de code, aussi avancées soient-elles

Pouvoirs intériorisés : sortir des rôles, retrouver la relation. On parle souvent du patriarcat comme d’un système extér...
07/04/2025

Pouvoirs intériorisés : sortir des rôles, retrouver la relation.

On parle souvent du patriarcat comme d’un système extérieur, social, visible.
Mais en thérapie, il se révèle autrement : comme un système intériorisé, un ensemble de réflexes, de postures, d’automatismes incorporés. Il se joue dans la manière de se tenir, de donner, de décider, d’aimer ou de se taire.
Et face à lui — ou plutôt, en miroir — existe aussi une forme de matriarcat intérieur, souvent plus silencieuse, mais tout aussi structurante : affective, fusionnelle, nourricière, parfois sacrificielle.

Ces deux systèmes ne sont pas limités aux genres.
Ils traversent tous les individus, quel que soit leur sexe ou leur histoire.
Ils sont les héritages de générations, de survies, de stratégies adaptatives.
Ils se rejouent dans le couple, la famille, le travail, le soin, la séduction, la prise de décision, la parentalité, le collectif.
Et souvent… dans la manière dont on cherche à s’en libérer.



1. Le patriarcat intérieur : tenir, prouver, contrôler

Le patriarcat intériorisé se manifeste par :
• La performance comme condition d’estime,
• La maîtrise comme sécurité,
• Le rôle comme identité.

Il pousse à “tenir bon”, à réussir, à assurer. On veut être fort, fiable, solide.
Mais derrière cela se cache souvent une peur ancienne :
Et si je ne suffisais pas ? Et si je n’étais pas aimé sans fonction ?

Alors on devient ce partenaire distant, ce collègue irréprochable, ce père silencieux — alors qu’au fond, on cherche à être vu, aimé, touché.



2. Le matriarcat intérieur : prendre soin, fusionner, s’effacer

Le matriarcat intériorisé s’ancre dans :
• Le besoin d’exister à travers le lien,
• Le réflexe de se sacrifier,
• La capacité à sentir, deviner, absorber.

On se rend indispensable. On prend sur soi. On s’efface pour que le lien tienne.
Mais ce don n’est pas neutre. Il attend quelque chose en retour.
Et quand il n’y a pas de retour, le chagrin devient rancœur, la douceur devient reproche.

On a appris à aimer en donnant tout — en espérant que ce “tout” serait vu, reconnu, honoré.
Et parfois… on s’oublie en espérant être choisi.



3. “Je te donne tout… reconnais-moi” : le cri silencieux

Cette phrase habite beaucoup de relations :
“Je te donne tout… reconnais-moi.”

Elle contient :
• Un geste d’amour,
• Une attente cachée,
• Une blessure ancienne.

Elle dit l’enfant intérieur qui a appris qu’il fallait donner, s’adapter, se rendre utile pour être aimé.
Et quand la reconnaissance ne vient pas, la douleur surgit :
• Injustice,
• Fatigue,
• Retrait,
• Amertume.

Et parfois, l’autre ne comprend pas : car il ne sait pas qu’un contrat invisible a été passé.



4. L’analyse transactionnelle : qui parle en moi ?

Ce type de lien n’est pas régulé par notre Adulte. Il est souvent dirigé par :
• Notre Enfant (qui veut être choisi, aimé, rassuré),
• Ou notre Parent (qui protège, qui juge, qui prend en charge).

Dans la relation, cela crée des transactions croisées :
• L’un donne pour éviter d’être abandonné,
• L’autre se sent contrôlé, puis se retire,
• L’un parle depuis sa blessure,
• L’autre répond depuis sa peur.

Et la scène se rejoue. Encore.
Sans que personne ne sache vraiment pourquoi.



5. Dans la parentalité, le couple, le travail : mêmes scénarios, autres formes
• Le père “qui assure” mais se sent inutile émotionnellement.
• La mère “qui fusionne” et s’épuise dans le lien avec l’enfant.
• Le partenaire qui surfonctionne dans le soin, sans jamais être reconnu.
• Le professionnel qui donne tout, mais n’est jamais valorisé.
• La séduction douce qui cherche un amour inconditionnel, mais rencontre l’indifférence.

Chacun agit pour garder le lien, mais parfois s’y enferme.

Et plus on fait d’efforts, plus on attend.
Et plus on attend, plus on risque d’être blessé.



6. L’effort comme monnaie affective

L’effort devient une manière d’aimer.
Le sacrifice, une tentative d’obtenir l’amour ou la reconnaissance.
Et peu à peu, le lien devient transaction :
• Je fais tout ça, donc tu dois m’aimer.
• Je me rends utile, donc tu dois me choisir.
• Je me tais, donc tu dois deviner.

Mais la reconnaissance attendue ne vient pas toujours.
Parce que l’autre ne sait pas. Parce qu’il ne vit pas la même scène intérieure.
Et alors… le lien se transforme en dette.



7. Sortir du contrat silencieux : revenir à l’Adulte

Revenir à soi, c’est pouvoir dire :
• “Je crois que j’attends quelque chose de toi sans te le dire.”
• “Je donne pour être aimé, et j’ai peur de le reconnaître.”
• “Je sens que je te parle comme si tu étais mon parent ou mon enfant.”

Ce n’est pas se corriger. C’est se révéler.
Et à partir de là, revenir au lien vivant, libre, ajusté, incarné.



8. Recréer du lien : co-protection, co-décision, co-construction

La seule sortie durable de ces jeux de pouvoir intérieurs, c’est la relation consciente, basée non sur la dette, mais sur la responsabilité mutuelle.

Co-protection

Veiller l’un sur l’autre, sans se rendre indispensable.
Être là, sans dominer, sans s’effacer.
Créer un lien qui rassure sans enfermer.

Co-décision

Revenir, à chaque pas, à ce qui est important pour moi… et pour toi.
Identifier nos accords possibles, même partiels.
Ne pas imposer ni renoncer : ajuster ensemble.

Co-construction

Créer un espace commun, mouvant, imparfait mais sincère.
Sortir des modèles hérités. Tenter. Ajuster. Créer.
Faire de la relation un espace vivant — non un rôle à tenir.



Conclusion : un pouvoir de présence

Ce texte ne cherche pas à accuser. Ni à trancher.
Il cherche à mettre en lumière des mouvements intérieurs qui gouvernent souvent nos relations sans que nous le sachions.

Le patriarcat et le matriarcat intérieurs ne sont pas des fautes.
Ce sont des formes d’ajustement, de survie, de loyauté.

Mais aujourd’hui, nous pouvons les reconnaître, sans les subir.
Et choisir un autre pouvoir :
non pas celui de tenir ou de sauver,
mais celui d’être là, simplement, avec, en lien.

Un pouvoir de présence, qui ne cherche ni à plaire, ni à convaincre,
mais qui ose rencontrer l’autre depuis un lieu vrai.
Et c’est peut-être ça, au fond, la transformation.

05/04/2025

Les extrêmes comme symptôme : une lecture thérapeutique et éthique du malaise social.

Dans un monde de plus en plus polarisé, la tentation est grande de voir les extrêmes comme une menace.

Qu’ils soient politiques, idéologiques, comportementaux ou émotionnels, ils inquiètent, divisent, provoquent. Et si, au lieu de les combattre ou de les condamner trop vite, nous choisissions de les écouter ?
Et si, comme en thérapie, nous considérions ces extrêmes comme les symptômes d’un malaise plus profond ?

1. Le symptôme n’est pas l’ennemi

En thérapie, un symptôme – qu’il s’agisse d’une crise d’angoisse, d’un repli, d’une addiction ou d’une colère – est toujours porteur d’un message. Il traduit une tentative de l’organisme pour restaurer un équilibre, pour s’adapter à une réalité intérieure ou extérieure devenue insoutenable. Le symptôme n’est pas l’ennemi ; il est une solution… parfois coûteuse.

De la même manière, les formes extrêmes que nous observons dans la société peuvent être comprises comme des expressions de détresse collective. Elles disent un besoin non entendu, une souffrance ignorée, un désir vital de reconnaissance, de protection, de justice ou de sens.

2. Une société non contenante fabrique de l’extrême

En thérapie, lorsqu’un enfant grandit dans un environnement qui ne sait ni entendre ni contenir ses émotions, il développe des mécanismes de défense parfois extrêmes : agressivité, suradaptation, retrait, dissociation.
Dans une société qui ne contient plus ses tensions, ses inégalités, ses blessures historiques ou ses tabous, c’est la même dynamique qui se joue.

Le corps social, non écouté, produit ses propres symptômes : rejet des institutions, votes de rupture, radicalisation, désengagement ou violence. Non parce qu’il est “malade”, mais parce qu’il ne se sent plus inclus.

3. Le contact figé : une lecture Gestaltiste

En Gestalt-thérapie, la santé psychique se mesure à la qualité du contact entre un individu et son environnement. Ce contact, s’il est fluide, permet la créativité, l’adaptation, la transformation. Mais s’il est figé – parce que l’environnement est perçu comme intrusif, froid ou indifférent – alors l’organisme réagit de façon rigide, parfois extrême.

Les extrêmes sociaux peuvent être lus comme des tentatives, souvent désespérées, de rétablir un contact vital avec ce qui a été perdu : le lien, la reconnaissance, l’appartenance.

4. Quelle posture thérapeutique pour le politique ?

Imaginer une société thérapeutique ne signifie pas médicaliser le politique. Cela signifie rêver d’un système capable d’écouter, de contenir, de réguler – non pas dans le sens du contrôle, mais dans celui de l’accompagnement.

Comme un thérapeute, une société mature pourrait :
• Accueillir la colère sans la juger.
• Reconnaître la souffrance sans l’instrumentaliser.
• Offrir des espaces de parole, de régulation, de réparation.
• Voir l’extrême comme un signal d’alerte, et non comme un simple écart à réprimer.

5. Accueillir sans se confondre : l’éthique du tiers

Mais cette posture d’écoute soulève une question centrale : jusqu’où peut-on accueillir l’extrême sans trahir nos repères éthiques ?

L’éthique commence par le regard. Accueillir un discours extrême ne signifie pas s’y aligner, mais refuser de le réduire à une caricature. C’est se positionner dans un espace tiers : ni fusionnel, ni surplombant.
C’est entendre le souffle vital derrière la déformation, sans en être emporté.

Comme en thérapie : je peux accueillir une parole clivante ou violente, sans la légitimer, mais sans non plus la mépriser.

6. Poser un cadre clair : contenir sans exclure

Le cadre thérapeutique permet l’exploration sans débordement. Il protège, structure, sécurise.
Dans la sphère sociale, l’éthique du cadre, c’est poser des limites fermes mais humaines : non à la haine, non aux violences, mais oui à l’écoute du besoin sous-jacent.

Ce qui est inacceptable dans la forme peut révéler une douleur que l’on ne peut pas, éthiquement, ignorer.
C’est là qu’une société se distingue : par sa capacité à soutenir le lien sans encourager la destruction.

7. Refuser le bouc émissaire : responsabilité partagée

Il est tentant de désigner les porteurs d’extrêmes comme les seuls responsables. Pourtant, si l’on prend au sérieux la lecture thérapeutique, on ne peut pas séparer l’individu de son contexte.

L’éthique nous invite à une lucidité collective :
Qu’avons-nous collectivement manqué pour qu’autant de personnes se sentent poussées à ces extrêmes ?

Ce n’est pas excuser, c’est s’inclure. Et ça, c’est profondément thérapeutique.
Une société adulte est celle qui sait se remettre en question avant de désigner des coupables.

8. Rester en lien, même dans la divergence

Peut-on dialoguer avec l’intolérance ? Pas toujours.
Mais peut-on rester humain face à ce qui nous dérange, nous choque, nous fait peur ? Là est l’enjeu.

L’éthique du lien, c’est refuser la déshumanisation. C’est continuer de voir un être humain, même derrière une posture intenable.
Car ce que nous détruisons en l’autre, nous risquons tôt ou t**d de le perdre en nous.

9. Éthique, émotion, indignation : un trio à réconcilier

L’éthique ne doit pas exclure l’émotion ni l’indignation — au contraire.
Elle a besoin d’elles pour ne pas devenir froide, abstraite ou complice.
• L’émotion nous relie : elle est ce qui vibre en nous face à l’injustice, à la peur, à l’incompréhensible.
• L’indignation nous réveille : elle est un sursaut de conscience, un refus du silence.
• L’éthique nous guide : elle nous empêche de répondre à la haine par la haine, ou à la peur par la violence.

Sans émotion, l’éthique devient glaciale.
Sans éthique, l’indignation devient destructrice.
Sans indignation, l’éthique devient complice.

Réconcilier ces trois forces, c’est construire une société plus lucide, plus forte, plus humaine.

Conclusion : une éthique du vivant

Accueillir l’extrême sans se trahir soi-même, c’est marcher sur une ligne fine.
C’est une posture exigeante, mais essentielle : une posture de présence, de discernement, de courage.

Comme en thérapie, il ne s’agit pas d’avoir raison, ni d’imposer une vérité.
Il s’agit d’être là. D’ouvrir un espace. De tenir l’humain en tension entre ses blessures et ses possibilités de transformation.

Et peut-être qu’en écoutant les extrêmes autrement, avec notre intelligence émotionnelle, notre indignation vive et notre éthique incarnée,
nous pourrons guérir ce qui, en nous, appelle si fort à la rupture

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