Comité d'histoire de la Ville de Paris

Comité d'histoire de la Ville de Paris Le Comité d’histoire de la Ville de Paris a été créé en juillet 2007 par le Maire de Paris.

Placé sous la présidence de Danielle Tartakowsky, spécialiste reconnue de l'Histoire politique de la France au XXe siècle, il est composé, à titre bénévole, d'une cinquantaine d'universitaires et chercheurs, travaillant sur toutes les périodes et traitant des sujets les plus variés.

À LA DÉCOUVERTE DU 13e HENRI LEFEVRE, UNE AVENTURE INDUSTRIELLE1, rue de la Butte-aux-CaillesPlace Paul-Verlaine, sur un...
20/02/2026

À LA DÉCOUVERTE DU 13e
HENRI LEFEVRE, UNE AVENTURE INDUSTRIELLE
1, rue de la Butte-aux-Cailles

Place Paul-Verlaine, sur un mur de pierres rejointées au mortier de chaux, se trouve une enseigne sur laquelle on peut lire : « H. Lefevre Fque de chaussures et de galoches », un autre témoignage du passé industriel du quartier. « H. Lefevre » pour Henri qui habitait là en 1926 avec son épouse Laurenza et leurs deux enfants, Maurice et Yvonne. Un autre appartement était occupé par Marie Lefevre, née en 1846, sans doute s’agissait-il de sa mère.

Derrière le bâtiment actuellement conservé se trouvaient une grande cour et, le long de la rue Chéreau, un second bâtiment aujourd’hui disparu.

La maison Lefevre avait pour spécialité la fabrication de chaussures et de galoches munies d’une armature métallique. Dans ce système breveté, les bords de la semelle sont protégés par une bande métallique, portant une rainure dans laquelle sont insérés des morceaux de cuir rectangulaires fixés par des clous. Lefevre obtient pour cela une médaille de bronze lors de l’Exposition universelle de 1890 (1).

Elle fabrique également des chaussures pour enfants, notamment pour l’Assistance publique. Par exemple, 400 paires de brodequins pour enfants du premier âge sont produites en 1926, 1 000 paires de brodequins pour enfants de 15 à 21 mois en 1927, 1 500 brodequins ordinaires pour filles âgées de plus de 8 ans en 1932 et ainsi de suite (2).

Cette aventure industrielle semble avoir perduré pendant l’entre-deux-guerres, mais guère plus longtemps.

En savoir plus : https://experience.arcgis.com/experience/84fecd8861924339806a961d716e8304

EXPOSITION ROBERT CAPA. PHOTOGRAPHE DE GUERRELe « style Capa », cette manière directe et immersive de photographier la g...
20/02/2026

EXPOSITION
ROBERT CAPA. PHOTOGRAPHE DE GUERRE

Le « style Capa », cette manière directe et immersive de photographier la guerre, a profondément influencé la profession, toujours exposée aux dangers du terrain. En 2024, selon Reporters sans frontières, cinquante-quatre journalistes ont encore perdu la vie dans l’exercice de leur mission, pour la plupart dans des zones de conflit.
En présentant l’oeuvre de Robert Capa, l’exposition offre un regard historique sur une réalité toujours actuelle : celle du risque à prendre pour rendre compte de la guerre.

Musée de la Libération
Du mercredi 18 février 2026 au dimanche 20 décembre 2026

En savoir plus : https://www.museeliberation-leclerc-moulin.paris.fr/expositions/robert-capa-photographe-de-guerre

CONFÉRENCEJeudi 26 février, 19h00, INHAÀ LA RECHERCHE DES ŒUVRES VOLÉES : PRÉSENTATION DE LA BRBPar Joël Emsalem, capita...
19/02/2026

CONFÉRENCE
Jeudi 26 février, 19h00, INHA

À LA RECHERCHE DES ŒUVRES VOLÉES : PRÉSENTATION DE LA BRB

Par Joël Emsalem, capitaine de police et enquêteur au sein du groupe spécialisé dans le vol d’œuvres d’art de la Brigade de répression du banditisme

En savoir plus : https://grham.hypotheses.org/
INHA, salle Perrot au deuxième étage de la Galerie Colbert, 2 rue Vivienne 75002 Paris

À LA DÉCOUVERTE DU 13e MAURICE DELAGRANGE, DU GYMNASE AU THÉÂTRE10, rue des Cinq-DiamantsMaurice Delagrange (1888-1947),...
19/02/2026

À LA DÉCOUVERTE DU 13e
MAURICE DELAGRANGE, DU GYMNASE AU THÉÂTRE
10, rue des Cinq-Diamants

Maurice Delagrange (1888-1947), célèbre acrobate de l’entre-deux-guerres, est intimement lié au 10 de la rue des Cinq-Diamants, où il créa un gymnase qui portait son nom, et qui devint par la suite un théâtre.

Maurice Delagrange loue (1) un terrain situé au 10 rue des Cinq-Diamants pour y construire un garage dont la demande en autorisation de bâtir date du mois d’avril 1921. En effet, sur sa fiche matricule, il est bien précisé, « ajusteur mécanicien », profession qu’il dut embrasser durant son adolescence, mais juste au-dessus, en rouge, on a ajouté « artiste gymnaste ». La fiche matricule mentionne quelques dates de ses tournées. Ainsi, en août 1912, il est à Vienne, le mois suivant il travaille dans un cirque à Budapest, en 1913, il est à Rome, en janvier 1914 à Londres, au Sinclair Road Olympia, en avril à Stockholm, au cirque Orlando. On peut mentionner un séjour à Chicago en décembre 1935, au Blackstone Hotel, puis un autre en 1936, à Buenos Aires, au Teatro Casino (2).

Maurice Delagrange fut l’un des trapézistes de la troupe Raynat (3), où « il avait voltigé à main nue sur toutes les pistes d’Europe, un banquiste pur » (4), alors que d’autres le mentionnent également comme porteur chez les « Champions du trapèze volant », la troupe Algévol (5). Mais quelques problèmes de santé l’obligent à arrêter le cirque.

Le 13 février 1931, il se marie avec Christiane Gorju (6), plus connue par son nom de scène, Chrysis de la Grange (1910-1992). Maurice Delagrange va la former dans son gymnase de la rue des Cinq-Diamants et en faire l’une des acrobates les plus célèbres de la place de Paris, ce qui explique les séjours à Chicago et Buenos Aires où il dut simplement accompagner son épouse.

Revenons à la rue des Cinq-Diamants. La presse mentionne : « un hangar, rafistolé de planches en long et de tôles en travers, prenant jour par un plafond vitré. Au fond du hangar, trois ou quatre marches mènent à une petite pièce que Maurice Delagrange nomme pompeusement la salle de culture physique » (7). Durant les années 1920, ledit hangar a peut-être été employé comme garage de façon éphémère, tout au moins le recensement de 1926 mentionne un veuf, Armand Guerre, « mécanicien », y habitant, avec ses deux fils, Gustave, « manœuvre », et Armand, « mécanicien ».

La salle de sport est quant à elle gérée par la Société athlétique de la Maison-Blanche fondée le 25 mai 1922 et dont l’objet est la « pratique des sports, des poids et haltères et de la lutte » (8). Parfois, la salle est pompeusement dénommée « gymnase Delagrange » où quelques compétitions ont lieu. Par exemple, en février 1924, une compétition de boxe pour désigner « les cinq diamants de la Maison-Blanche » (9) ou bien en juin de la même année, une compétition intitulée le « Gant d’Or de la Maison-Blanche » (10). En 1923, le gymnase accueille le championnat de Paris de poids et haltères : « Aujourd’hui aura lieu, au Gymnase Delagrange, la deuxième séance du championnat de Paris de la Fédération Française de Force. Les meilleurs athlètes de Paris seront là, et la lutte permet d’être particulièrement chaude » (11). Au début des années 1930, le gymnase devient le centre d’entraînement de la Fédération sportive du travail (12).

Quant à Maurice, il habite les lieux à partir de 1932 et avec son épouse Christiane selon le recensement de 1936 où ils sont tous les deux qualifiés d’artistes, lui avec tout de même un point d’interrogation. Durant les années 1930, il semble s’occuper de son gymnase en alternance avec d’autres activités plus secondaires. Dans son acte de mariage, il est qualifié de « plombier » (13). Le couple divorce le 2 juillet 1944, mais Maurice résidera au 10 rue des Cinq-Diamants jusqu’à son décès le 7 octobre 1947 (14).

Bien après, le théâtre des Cinq-Diamants ouvre ses portes en 1979 dans les locaux du gymnase Delagrange. En effet, si l’on compare une photographie d’époque (15) avec celle du théâtre avant sa démolition en 2008, il s’agissait bien du même édifice. Théâtre créé par Charles Guérif, Pierre Saurat en prend la direction en 1981. L’édifice sera démoli en 2008 puis reconstruit selon des critères plus appropriés à un édifice recevant du public ; un théâtre toujours en activité.

En savoir plus : https://experience.arcgis.com/experience/84fecd8861924339806a961d716e8304

ART NOUVEAU DANS LE 16eUNE FAÇADE EMBLÉMATIQUE DE L'ART NOUVEAU PARISIEN9, rue Claude ChahuUNE HISTOIRE COMPLEXEL’archit...
18/02/2026

ART NOUVEAU DANS LE 16e
UNE FAÇADE EMBLÉMATIQUE DE L'ART NOUVEAU PARISIEN
9, rue Claude Chahu

UNE HISTOIRE COMPLEXE
L’architecte William Klein est l’auteur de cet édifice construit sur une parcelle de sa propriété située à l’angle de la rue Claude Chahu et de la rue Eugène-Manuel, une voie ouverte cette année-là. La demande de permis de construire date du 13 avril 1897. Le bâtiment est achevé en 1900, moment où il est déclaré conforme aux plans.
Mais, la façade, quant à elle, est signée par son fils, l’architecte Charles Klein, en 1903, comme l’atteste la petite plaque située à droite de la porte principale.
Il est difficile d’évaluer ce léger décalage chronologique entre l’achèvement des travaux (1900) et la décoration de la façade (1902-1903). Par exemple, il était nécessaire de fixer les carreaux de grès décorant la façade par des tiges. L’opération semble suffisamment délicate pour qu’elle ait pu ret**der le chantier.

PRIMÉE AU CONCOURS DES FAÇADES DE PARIS
La façade, primée au concours des façades de la Ville de Paris en 1903, fut l’un des événements architecturaux de l’année. Les articles et les illustrations d’époque font tous l’éloge du riche décor de la façade et du vestibule. Dans L’Art décoratif (1903), Charles Saunier évoque « une nouvelle construction en grès ».
Il faut tout de même reconnaître que la structure de la façade est plutôt conventionnelle. La distribution symétrique des portes et des fenêtres, par exemple, est très habituelle. En revanche, la construction en béton armé est le signe d’un intérêt pour les nouvelles technologies. Les immeubles d’Hector Guimard sont encore en pierre de taille à l’époque.

LES PANNEAUX DE GRÈS FLAMMÉ ART NOUVEAU
Les parties supérieures des portes et des fenêtres sont ornées de panneaux de grès flammé. La frise du premier étage est réalisée dans le même matériau. La couleur jaune-ocre et vert amande et le raffinement des formes ondulées des panneaux font de cette façade l’une des plus importantes réalisations architecturales du style Art nouveau, qui culmine en 1900 au moment de l’Exposition universelle.
La conception du décor répond aux principes généraux du mouvement que sont l’utilisation de la courbe, l’absence de symétrie, la référence au monde végétal et la variation des matériaux.
Le grès flammé a été réalisé par la manufacture d’Émile Müller. Il s’agit de l’un des matériaux les plus emblématiques de l’Art nouveau, qu’Hector Guimard a abondamment utilisé pour réaliser le Castel Béranger (1898). Le décor, inspiré de l’œuvre du graveur, affichiste et décorateur Eugène Grasset, est consacré au chardon. La grille de la porte d’entrée a, quant à elle, été réalisée par Auguste Dondelinger.

Architecte : Charles Klein
Construction : 1897-1903
Inscription au titre des Monuments historiques : 1986

En savoir plus : https://experience.arcgis.com/experience/8d5e21b37e2247a0b29226d540d20089/

À LA DÉCOUVERTE DU 13e ARRONDISSEMENTDES PAVILLONS SUR UN GARAGE  Le Moderne Garage22, rue BarraultLa légende urbaine ve...
18/02/2026

À LA DÉCOUVERTE DU 13e ARRONDISSEMENT
DES PAVILLONS SUR UN GARAGE

Le Moderne Garage
22, rue Barrault

La légende urbaine veut que le Moderne Garage ait été construit pour Citroën, et que les pavillons aient été destinés à ses chauffeurs de taxi d’origine russe ; il n’en est rien !

Le Moderne Garage est inauguré le 29 mai 1927 avec, sur rue, un hôtel meublé de 110 chambres, et en fond de parcelle, un garage comportant cinq étages. Grande curiosité des lieux : au-dessus du garage, 19 pavillons construits sur les toitures (1).
Pierre Peyrabout (1886-1964) est l’initiateur du projet. Il achète le terrain d’une surface de 1 608 m² en 1925, acquisition complétée par le terrain situé au bout de la parcelle, ancien lit de la Bièvre, alors de propriété publique. Il confie le projet à l’architecte Alexandre Kaganovitch ; la demande en autorisation de bâtir date de 1925 (2).
La première demande en autorisation de bâtir, en date du 3 décembre 1925, est refusée le 16 décembre suivant, au motif que la loi interdit la transformation de locaux d’habitation en locaux industriels et commerciaux, prohibant également la transformation en meublés de locaux destinés à être loués nus (3). Or, à cette date, les bâtiments sur cour avaient déjà été démolis. Pour compenser cette démolition, Peyrabout propose de construire 19 pavillons sur les toitures du garage, solution très inhabituelle mais acceptée par les autorités. Le bâtiment sur rue était encore occupé par quelques locataires. En compensation de sa prochaine démolition, Peyrabout achète un terrain au 4 de la rue Paul-Gervais pour y construire un bâtiment d’une surface équivalente.
Le garage devait accueillir une société de location de taxi : « M. Peyrabout, propriétaire, met à la disposition de tous les industriels, commerçants, etc., 100 taxis neufs, de la marque bien connue SUÈRE, avec des chauffeurs de 1er ordre, recrutés tout spécialement » (4).
On pouvait également louer des emplacements à la journée – de 5 à 10 francs – mais aussi au mois : 60 fr pour une 5 CV, 80 fr de 6 à 9 CV, 100 fr de 10 à 18 CV et 120 fr pour les plus de 18 CV (5).
En mai 1928, Peyrabout déménage sa flotte de taxis dans le garage qu’il possède à Arcueil (6). Et en effet, le 4 mai 1928, Peyrabout loue le garage – sans les pavillons – à la société Citroën. À cette date, le premier étage était déjà loué à la société Neyret, le premier sous-sol à la préfecture de la Seine.
L’année suivante, Peyrabout fait faillite, mais loin de s’abattre, il parvient à signer un concordat avec ses créanciers, décision qui implique la vente du site. L’ensemble est mis en vente une première fois en 1930 pour une mise à prix de 6 000 000 de francs (7). Une nouvelle vente a lieu l’année suivante, avec une mise à prix de 3 000 000 de francs (8). Il est vendu 3 400 000 fr, 4 580 000 avec les frais (9). Pour autant, Monsieur Peyrabout conserve tout de même son garage à Arcueil et son entreprise de maçonnerie à Cachan (10).
Quant à la Petite Russie, il semble que cela tienne également de la légende. Selon le recensement de 1931 (11), 93 foyers habitaient le 20-22 rue Barrault. De ces 93 foyers, 9 sont composés de citoyens russes. On compte en tout et pour tout deux chauffeurs de taxi russes : Toldemar Karossef et Vsevolod Poplavsky. Pour le reste, on doit mentionner un journaliste habitant avec sa femme et sa belle-sœur, trois étudiants, un médecin, un peintre estonien (Pierre Linzbach) qui vit avec son épouse artiste dessinatrice (Vassa Levine) et leurs deux filles, une mère et ses deux fils, l’un ingénieur, l’autre cuisinier, un restaurateur et sa femme. On peut également mentionner deux artistes peintres : Bram van Velde (1895-1981) et Alice Hohermann (1902-1943), déportée à Auschwitz dans le convoi 57, assassinée le 21 juillet 1943. On ne peut mentionner que deux chauffeurs de taxi dans cette propriété ; en revanche, beaucoup d’agents des PTT habitent l’hôtel meublé, tout proche de l’école dépendant de cette institution.

En savoir plus : https://experience.arcgis.com/experience/84fecd8861924339806a961d716e8304

CONFÉRENCEMardi 24 février, 18h30 à la mairie du 11eJULES PASDELOUP ET LES CONCERTS POPULAIRES DE MUSIQUE CLASSIQUE  par...
17/02/2026

CONFÉRENCE
Mardi 24 février, 18h30 à la mairie du 11e

JULES PASDELOUP ET LES CONCERTS POPULAIRES DE MUSIQUE CLASSIQUE
par Gérard Sutton, historien de la musique

Organisateur : Paris Z'Est
En savoir plus : https://www.pariszest.com/

CONFÉRENCEMardi 24 février, 15h30 aux Archives de Paris (19e)UN PAYS NORMAND DANS L'ORBITE DE PARIS AU MOYEN ÂGE : LA FO...
17/02/2026

CONFÉRENCE
Mardi 24 février, 15h30 aux Archives de Paris (19e)

UN PAYS NORMAND DANS L'ORBITE DE PARIS AU MOYEN ÂGE : LA FORET DE LYONS (XIIIE - XVE SIECLES)
Par Bruno Nardeux, docteur en histoire

Organisateur : Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France
Info & inscription : https://shpif.fr/434210984

À LA DÉCOUVERTE DU 13e ARRONDISSEMENTFerdinand Gombeau - Architecte Art nouveau25-29, rue Guyton-de-MorveauLes édifices ...
16/02/2026

À LA DÉCOUVERTE DU 13e ARRONDISSEMENT

Ferdinand Gombeau - Architecte Art nouveau
25-29, rue Guyton-de-Morveau

Les édifices situés au 25, au 27 et au 29 de la rue Guyton-de-Morveau ont été construits par un seul et même architecte : « F. Gombeau » que nous proposons d'identifier ici comme Ferdinand-Raphaël Gombeau (1878-1921) (1).

Mort prématurément après la Première Guerre mondiale, on sait finalement assez peu de choses sur sa personne et sur son œuvre. En 1898, à vingt ans, il occupe le poste de « commis d'architecte » quand il s'engage pour quatre ans dans l'armée (1899-1903) ; il est alors incorporé au 14e régiment d'infanterie (RI). En 1905, il épouse Adèle-Louise Prignol. Deux ans plus t**d, il s'installe au 49 boulevard Richard-Lenoir qui sera également l'adresse de son agence. Entre 1910 et 1913, il projette près d'une dizaine de constructions, dont les trois édifices qui nous concernent. Rappelé à l'activité par le décret de Mobilisation nationale du 1er août 1914, il est incorporé au 33e RI. Selon sa fiche matricule, il décède le 25 septembre 1921 à Mouzon dans les Ardennes (2).

En 1909, Ferdinand Gombeau projette le 27 pour un certain Frappat. En 1913, ledit Frappat et son associé, Klein, y créent une fabrique de galoches qui fera faillite en 1918. L'usage explique sans doute le caractère rudimentaire de la construction (3).

L'année suivante, il construit la maison située au 25, pour un certain Malardier, qui correspond vraisemblablement à un horloger nommé Eugène Malardier (4). Il réalise ici un superbe édifice Art nouveau passé totalement inaperçu et qui ne bénéficie d'aucune protection !

Le premier niveau est rythmé par la polychromie des briques, mais il n'y a finalement guère de fantaisie, si ce n'est peut-être les arcs surbaissés de la porte et de la fenêtre du salon qui apportent une ondulation à la composition. En revanche, le second niveau est plus original avec son parement de carreaux en grès d'une teinte proche de la terre cuite. Surtout, les garde-corps des fenêtres ont été dessinés par Hector Guimard qui commercialisait, ces années-là, des fontes artistiques, notamment avec les Fonderies de Saint-Dizier. Enfin, une spectaculaire frise végétale couronne la façade. Cet élément décoratif est a priori en grès flammé. À une telle date, nous sommes en 1910, Ferdinand Gombeau propose une œuvre pleinement Art nouveau, à travers des modèles clairement en rupture.

Pour le 29, Gombeau affronte un programme d'une toute autre ampleur : l'immeuble de rapport. Daté de 1910, l'architecte introduit des éléments Art nouveau, tout en essayant de rassurer une clientèle issue de la petite bourgeoisie à qui le bâtiment semble destiné. Ainsi, les deux premiers niveaux sont en pierre de taille, manière d'affirmer une stature, mais les étages supérieurs sont en briques, matériau qui permet quelques fantaisies, notamment l'usage de briques vertes. L'Art nouveau de Gombeau se décline de deux manières différentes. On observe une nouvelle fois de magnifiques ferronneries créées par Hector Guimard. Gombeau utilise d'ailleurs un répertoire assez varié de fontes Guimard qui rythment l'ensemble de la composition. La porte d'entrée est, elle-même, embellie de belles ferronneries. Il faut également signaler quelques disproportions et autres jeux sur les volumes qui dynamisent la composition, par exemple : le balcon situé sur la travée de gauche encadrée par d'imposantes consoles que l'on retrouve également au dernier étage.

Finalement, on ne peut que regretter la mort prématurée de Ferdinand Gombeau tant les deux bâtiments Art nouveau construits rue Guyton-de-Morveau sont du plus grand intérêt.

En savoir plus : https://experience.arcgis.com/experience/84fecd8861924339806a961d716e8304/page/13e-arrondissement?views=Tout%2Cliste-parcours-complet =id%3AdataSource_61-19c23922cf9-layer-3%3A20

ConférenceMardi 17 février 2026 à 18h30REVEILLON, HOMME D’AFFAIRES ET ROI DE LA FÊTEpar Érick Noël, professeur à l’Unive...
16/02/2026

Conférence
Mardi 17 février 2026 à 18h30

REVEILLON, HOMME D’AFFAIRES ET ROI DE LA FÊTE
par Érick Noël, professeur à l’Université des Antilles

Fondateur de la manufacture royale de papiers peints de la Folie-Titon, rue de Montreuil, ami des Montgolfier dont il réalise les premiers aérostats, Jean-Baptiste Réveillon est surtout connu par l’émeute qui, les 27 et 28 avril 1789, se solda par la prise et le sac de sa manufacture, épisode avant-coureur de la prise de la Bastille.
Au-delà de cet épisode, Érick Noël retracera la carrière peu ordinaire de ce capitaine d’industrie du 18e siècle.

Mairie du 11e, salle des mariages
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Organisateur : Histoire et mémoire du 11e

LE MUSÉE DE LA VIE ROMANTIQUE FAIT SON RETOUR POUR LA SAINT-VALENTINDemain, le musée de la Vie romantique (9e) rouvre se...
13/02/2026

LE MUSÉE DE LA VIE ROMANTIQUE FAIT SON RETOUR POUR LA SAINT-VALENTIN

Demain, le musée de la Vie romantique (9e) rouvre ses portes après 17 mois de travaux. Havre de quiétude et d'élégance niché au sud de Pigalle, ce musée appartenant à la Ville séduit depuis 1987 les amateurs d'art. Venez profiter d'une Saint-Valentin pas comme les autres dans un lieu historique, avec exposition, concert et DJ set.

UN MUSÉE PROFONDÉMENT RENOUVELÉ
Au cœur du quartier de la Nouvelle-Athènes, l'ancienne demeure-atelier du peintre Ary Scheffer s'apprête à rayonner à nouveau après une importante rénovation. Inscrit au titre des Monuments historiques, le bâtiment a été restauré avec soin pour préserver l'atmosphère d'une maison d'artiste du XIXe siècle tout en modernisant l'accueil et le confort des visiteurs.

Depuis septembre 2024, les travaux ont permis de repenser le parcours de visite, d'optimiser la conservation des collections et d'améliorer les performances énergétiques du site.

Ce projet patrimonial ambitieux restaure non seulement la structure du musée, mais enrichit aussi l'expérience des publics en valorisant l'histoire de la maison, son jardin et ses liens avec les grandes figures du romantisme parisien. Grâce à cette intervention, le musée retrouve sa vocation originelle : être un lieu d'art, de rencontres et de découvertes, fidèle à l'esprit du XIXe siècle tout en étant pleinement accessible aux visiteurs d'aujourd'hui.

En savoir plus : https://museevieromantique.paris.fr/le-musee/evenements/fetez-la-saint-valentin-au-musee-pour-la-reouverture

Adresse

11 Rue Du Pré
Paris
75018

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