Comité d'histoire de la Ville de Paris

Comité d'histoire de la Ville de Paris Le Comité d’histoire de la Ville de Paris a été créé en juillet 2007 par le Maire de Paris.

Placé sous la présidence de Danielle Tartakowsky, spécialiste reconnue de l'Histoire politique de la France au XXe siècle, il est composé, à titre bénévole, d'une cinquantaine d'universitaires et chercheurs, travaillant sur toutes les périodes et traitant des sujets les plus variés.

À LA DÉCOUVERTE DE PARIS Poste de transformateur électrique56, boulevard de PicpusParis 12Cet édicule en brique fait par...
31/12/2025

À LA DÉCOUVERTE DE PARIS

Poste de transformateur électrique
56, boulevard de Picpus
Paris 12

Cet édicule en brique fait partie d’une série de postes de transformateur électrique situés le long du métro. Réalisés en 1900, ces transformateurs électriques sont destinés à assurer l’alimentation du métro parisien. Ils sont dessinés par Jean-Camille Formigé (1845-1926), alors architecte en chef du service des édifices et promenades et jardins de la Ville de Paris. Jean-Camille Formigé s’illustre également dans les décors d’ouvrages liés au métro parisien, tels les viaducs ou pavillons d’accès au métro aérien. Les structures métalliques apparentes et les briques de couleurs de l’édicule marquant l’entrée du métro Saint-Jacques rappellent d’ailleurs celles du poste de transformateur électrique. La frise en grès sous la toiture est réalisée par l’usine de céramique Gilardoni à Marseille, aujourd’hui appelée Tuilerie Huguenot Fenal. François-Xavier Gilardoni (1807-1893), son fondateur, est à l’origine de la tuile mécanique, aussi connue sous le nom de tuile "à emboîtement" ou "à glissement". Pour empêcher leur abandon, voire leur démolition, la commission du Vieux Paris propose en 2006 de les réaffecter à d’autres usages.

En savoir plus : https://experience.arcgis.com/experience/b78a178dbc7a4f43a4f60f6d456b4b0c

À LA DÉCOUVERTE DE PARISCentre international de Séjour de Paris Maurice Ravel6, avenue Maurice-RavelParis 12En 1960, il ...
31/12/2025

À LA DÉCOUVERTE DE PARIS

Centre international de Séjour de Paris Maurice Ravel
6, avenue Maurice-Ravel
Paris 12

En 1960, il est décidé de construire une auberge de jeunesse sur une vaste parcelle située entre l’avenue Maurice-Ravel, l’avenue Émile-Laurent et le boulevard Carnot, ce que l’on nomme aujourd’hui le Centre international de séjour de Paris Maurice-Ravel, ainsi qu’une maison des jeunes pour le 12e arrondissement. Le projet est confié aux architectes Jean-Claude Dondel (1904-1989) et Roger Dhuit (1910-après 1973), architectes en chef des bâtiments civils et palais nationaux. Le lycée Paul-Valéry, dans le voisinage immédiat, 38 boulevard Soult, a été construit sous la conduite des mêmes architectes.
En 1967, un projet d’extension a permis la construction d’une tour qui devait, dans le projet initial, être pourvue de 10 étages permettant l’agrandissement de l’auberge de jeunesse de 110 nouvelles chambres, ainsi que d’une piscine couverte aujourd’hui appelée piscine Roger-Le-Gall. La piscine, dotée d’une toiture amovible, a été construite sous la conduite de Roger Taillibert (1926-2019), le Parc des Princes (1972) étant la plus célèbre de ses réalisations. Depuis 2017, la façade ouest de la tour possède une fresque de Stoul, artiste française née en 1981, constituée de motifs triangulaires aux couleurs éclatantes.
En 1964, les architectes proposent un long bâtiment horizontal de deux niveaux, constitué de panneaux préfabriqués de couleur jaune, abritant une quinzaine de dortoirs de huit lits chacun et un espace dédié à la restauration. En 1967, la tour reprend ce même jaune clair pour les allèges des fenêtres. Les bow-windows à pans coupés rythment la façade. L’escalier de secours extérieur aux formes arrondies allège les proportions. Une architecture très inventive propre aux années 1960.

En savoir plus : https://experience.arcgis.com/experience/b78a178dbc7a4f43a4f60f6d456b4b0c

DÉCOUVRIR PARISLa parfumerie DORIN 60-62, rue de WattigniesParis 12Dorin, une maison de cosmétiques et de parfums née à ...
30/12/2025

DÉCOUVRIR PARIS

La parfumerie DORIN
60-62, rue de Wattignies
Paris 12

Dorin, une maison de cosmétiques et de parfums née à la fin du XVIIIe siècle, se trouvait rue du Grenier-Saint-Lazare (3e arrondissement) quand elle devint « fournisseur de la cour » en 1780. Un évènement glorieux, encore aujourd’hui ostentatoirement signalé sur un médaillon situé entre la rue de Wattignies et la rue de Fécamp. La maison était surtout réputée pour ses poudres de riz vendues dans des boîtes compactes ; la plus célèbre, La Dorine, fut créée en 1893. Elle propose aussi Un air de Paris, parfum lancé en 1886. Un petit musée retrace son histoire.
En 1920, Dorin s’installe rue de Wattignies, dans ce vaste bâtiment d’ateliers, construit cette année-là, le long de la rue de Fécamp, avec ses immenses pilastres blancs rythmant une façade quelque peu monotone. En 1935, un petit bâtiment d’ateliers est construit au 62, avec un magasin au rez-de-chaussée et une habitation à l’étage ; il a été reconstruit par la suite. Dorin quitte le 12e arrondissement en 1936, inaugurant ainsi son usine de Colombes.
Par la suite, les établissements pharmaceutiques Février, Decoisy, Champion s’installent sur le site ; en 1938, ils occupaient déjà 12 500 m2 d’ateliers. En 1946, pas moins de 500 employés travaillaient sur les lieux, fabriquant des dragées, comprimés, suppositoires, ampoules, granulés et autres cachets (1).
L’entreprise est rachetée en 1969 par le groupe toulousain Castaigne, à son tour repris par Sanofi en 1974. L’usine, toujours conservée, est un rare témoignage du passé industriel de l’arrondissement.

En savoir plus : https://experience.arcgis.com/experience/b78a178dbc7a4f43a4f60f6d456b4b0c/

CONFÉRENCEMardi 6 janvier 2026, Mairie du 15e, 16h00La Belle Époque, âge d’or de l’humour à la françaisePar Julien Colli...
29/12/2025

CONFÉRENCE
Mardi 6 janvier 2026, Mairie du 15e, 16h00

La Belle Époque, âge d’or de l’humour à la française

Par Julien Colliat, auteur de l’Anthologie de la répartie, en 2 tomes (Cherche-Midi 2019 ; 2025) ainsi qu’un essai théorique, L’Art de moucher les fâcheux (Cherche-Midi, 2022). Contributeur régulier du site Herodote.net, il a animé en 2023 une conférence pour les Mardis de l’histoire : Histoire et évolution de l’humour à la française.

Et si l’âge d’or de l’esprit, cette forme d’humour subtil et caustique propre à la France, n’était pas le XVIIIe siècle avec ses épigrammes voltairiennes et ses duels de salon à fleuret-moucheté, mais cette regrettée période précédant la Grande Guerre et qu’on appelle Belle Époque ? C’est dans le Paris de 1900 qu’ont été écrites les plus belles pages de l’esprit à la française, du théâtre de boulevard à Edmond Rostand, Jules Renard ou Alphonse Allais en passant par les journalistes ou les chansonniers de la Troisième République triomphante. Historien et spécialiste d’humour, Julien Colliat explore cette période fascinante.

Organisateur : Mardi de l'histoire au 15e
En savoir plus : https://mairie15.paris.fr/pages/les-mardis-de-l-histoire-19872

EXPOSITION L’École de Paris – exposition au musée de MontmartreUne exposition est actuellement consacrée, au musée de Mo...
29/12/2025

EXPOSITION
L’École de Paris – exposition au musée de Montmartre

Une exposition est actuellement consacrée, au musée de Montmartre, à l’École de Paris, qui réunit ces artistes étrangers qui s’installèrent d’abord à Montmartre puis à Montparnasse, de 1900 à la Seconde Guerre mondiale : un brassage cosmopolite et culturel où se mêlèrent postimpressionnisme, cubisme, fauvisme et expressionnisme.
Les tableaux de cette exposition appartiennent à la collection Marek Roefler, physicien et collectionneur polonais né en 1952 : sa collection particulière est conservée à la villa La Fleur près de Varsovie ; elle est présentée pour la première fois « hors les murs » si bien que nous avons l’occasion de découvrir à la fois des artistes et des œuvres rarement présentés en France.
À côté d’artistes bien connus en France comme Ossip Zadkine ou Moïse Kisling, cette exposition permet d’en apprécier d’autres comme Boleslas Biegas, Henri Epstein, Alice Halicka, Henri Hayden, Jean Lambert-Rucki, Louis Marcoussis, Maurice Mendjizki, Mela Muter, Simon Mondzain ou Eugène Zak.
Avec une mention spéciale pour Tamara de Lempicka (1898-1980), femme peintre que l’on avait pu redécouvrir au Petit Palais en 2023 dans l’exposition « Le Paris de la modernité ». Un style considéré comme Art déco, caractérisé par des dessins « néo-réalistes », des couleurs vives, des ombres soulignées et des cadrages serrés.
Compte-rendu par Brice Leibundgut.

Exposition : L’École de Paris, collection Marek Roefler, exposition du 17 octobre 2025 au 15 février 2026 au musée de Montmartre, 12 rue Cortot, 75018 Paris.

Commissariat :
Artur Winiarski, directeur du musée Villa La Fleur (Pologne)
Alice S. Legé, docteure en histoire de l’art, responsable de la conservation du musée de Montmartre

En savoir plus : https://museedemontmartre.fr/

28/12/2025
Brigitte Bardot (1934-2025)
28/12/2025

Brigitte Bardot (1934-2025)

À LA DÉCOUVERTE DU 16e ARRONDISSEMENTPARCOURS : LE VILLAGE DE PASSYNous vous proposons de découvrir un quartier de Paris...
26/12/2025

À LA DÉCOUVERTE DU 16e ARRONDISSEMENT

PARCOURS : LE VILLAGE DE PASSY

Nous vous proposons de découvrir un quartier de Paris, à partir du métro Trocadéro.
Vous pensiez tout connaître de Paris ?
Découvrez un autre 16e arrondissement
Muni de votre téléphone
Laissez-vous guider
Lien : https://experience.arcgis.com/experience/8d5e21b37e2247a0b29226d540d20089/

À LA DÉCOUVERTE DU 16e ARRONDISSEMENTANCIEN COUVENT DES CARMES DÉCHAUX51bis-53, rue de la PompeUN ANCIEN COUVENT DEVENU ...
26/12/2025

À LA DÉCOUVERTE DU 16e ARRONDISSEMENT

ANCIEN COUVENT DES CARMES DÉCHAUX
51bis-53, rue de la Pompe

UN ANCIEN COUVENT DEVENU L’ÉGLISE ESPAGNOLE
L’église occupe l’ancien couvent de Carmes déchaux (pour "déchaussés") construit par Louis Trinquesse dans un style roman dont la sobriété se voulait proche de la vie simple et austère de cette communauté.

LA FONDATION DU COUVENT DES CARMES DÉCHAUX
L’ordre des Carmes confia la construction de son nouveau couvent de Passy à l’architecte Louis Trinquesse. Les premiers permis de construire datent de 1887 et ne concernent que diverses annexes. Trinquesse intervient une première fois en 1891 pour une simple surélévation. Un permis de construire, sans doute pour l’église et son couvent, date de septembre 1897. L’ensemble est construit entre 1898 et 1900, période durant laquelle des témoignages*, des plans et autres vues partielles de l’édifice sont publiés dans la presse spécialisée**. En 1904, Trinquesse dépose pour la Société hospitalière de San-Salvadour un permis de construire pour un bâtiment d’un étage, sans-doute celui sur rue (n° 53), qui ne figure pas sur les plans publiés en 1899.

UN COUVENT INTERPRÉTANT LE STYLE ROMAN
La chapelle se présente d’abord aux visiteurs, puis juste derrière elle, le grand cloître occupe le centre des bâtiments. Au-dessus de ce cloître se trouvaient les cellules des frères. Au fond, se situait le réfectoire, surmonté de la bibliothèque. Même si la façade possède une élégante allure décorative, la sobriété du style roman s’impose à nous. La façade à pignon est flanquée à droite d’une tourelle terminée par un clocheton à jour. Dans la façade même s’ouvre une grande baie à meneaux, au-dessus d’un faux triforium. À l’intérieur de la chapelle, les voûtes en berceau sur les bas-côtés, sont croisées sur la grande nef, avec des arêtiers pris à même dans l’appareillage tout en brique creuse ; un procédé que Vaudremer avait déjà utilisé.

L’ÉGLISE ESPAGNOLE DE PARIS
Les Carmes quittent les lieux en 1901 et le couvent devient la propriété de la Société hospitalière de San-Salvadour, qui possédait un hôpital du même nom à Hyères dans le Var, elle-même dissoute en 1910. L’ensemble des bâtiments est acheté par l’état espagnol en 1913. Les bâtiments conventuels deviennent l’école Federico Garcia Lorca. La chapelle devient l’église espagnole de Paris, elle est confiée aux missionnaires clarétains ; une première messe en langue espagnole est donnée le 15 octobre 1914. Le mobilier de l’église, les vitraux et les peintures murales sont postérieurs à cette date.

Architecte : Louis Trinquesse (1857-1934)
Construction : 1898-1900

En savoir plus : https://experience.arcgis.com/experience/8d5e21b37e2247a0b29226d540d20089/

À LA DÉCOUVERTE DU 12e ARRONDISSEMENTMAISON DES ÉTUDIANTS DES ÉTATS D’AFRIQUE DE L’OUEST69, boulevard PoniatowskiL’immeu...
25/12/2025

À LA DÉCOUVERTE DU 12e ARRONDISSEMENT

MAISON DES ÉTUDIANTS DES ÉTATS D’AFRIQUE DE L’OUEST
69, boulevard Poniatowski

L’immeuble a été construit en 1911, sous la conduite de l’architecte Louis Desfontaines, pour héberger un hôtel meublé, nommé hôtel Beau Site. Hôtel finalement vendu le 18 août 1950 au gouvernorat de l’Afrique occidentale française.
À partir de 1950, l’immeuble devient la résidence des élus représentant les territoires d’Afrique occidentale au parlement français. Léopold Sédar Senghor, Félix Houphouët-Boigny ou Hubert Maga, tous députés au palais Bourbon, ont séjourné dans l’immeuble du 69 boulevard Poniatowski avant de devenir respectivement les présidents du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Dahomey (actuel Bénin). Ils exercèrent aussi des responsabilités au niveau du gouvernement français : ainsi, Senghor fut nommé secrétaire d’État à la recherche scientifique du gouvernement d’Edgar Faure en 1955, puis ministre sous De Gaulle en 1959.
En 1960, l’immeuble est rétrocédé à sept états d’Afrique de l’Ouest qui décident de le dédier au logement de leurs étudiants ; les sept États concernés sont le Dahomey (Bénin), la Haute-Volta (Burkina Faso), la Côte d’Ivoire, le Soudan français (Mali), la Mauritanie, le Niger et le Sénégal. La résidence change alors de nom et devient la Maison des étudiants des États d’Afrique de l’Ouest (MEEAO).
L’immeuble devient rapidement un haut lieu du syndicalisme étudiant africain, notamment à travers la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF), créée en 1951, qui œuvre pour les indépendances et le panafricanisme. Dans les années 1960, la FEANF adopte des positions contestataires vis-à-vis des états africains et s’insurge contre l’ordre « néocolonial ».
L’État français redevient propriétaire de l’immeuble en 2010.

En savoir plus : https://experience.arcgis.com/experience/b78a178dbc7a4f43a4f60f6d456b4b0c/

À LA DÉCOUVERTE DU 12e ARRONDISSEMENTLA MAISON DE CHARLES DESSOUDEIX83, boulevard PoniatowskiLa demande en autorisation ...
25/12/2025

À LA DÉCOUVERTE DU 12e ARRONDISSEMENT

LA MAISON DE CHARLES DESSOUDEIX
83, boulevard Poniatowski

La demande en autorisation de bâtir qui date de 1895 mentionne un « petit hôtel » construit pour Charles Dessoudeix ; le nom de l’architecte n’est pas mentionné. La maison possède une façade quelque peu opulente, avec son soubassement en meulière, ses fenêtres assimilant des motifs de l’architecture indienne, et surtout le contraste saisissant entre le premier niveau blanc et le second jouant avec les différentes couleurs de la matière, puis sa corniche un peu surdimensionnée... un édifice fantasque dans une veine éclectique.
Le propriétaire de l’hôtel coïncide vraisemblablement avec Charles Dessoudeix (1852-1909), un collaborateur d’Albert Londe (1858-1917), le pionnier de la photographie médicale (1). Ensemble, ils fabriquèrent l’obturateur Londe et Dessoudeix qui devait favoriser la photographie instantanée. On n’en sait guère plus sur notre homme. En 1873, à l’occasion de son mariage, il est qualifié de graveur (2) ; il habite alors le 80 rue de la Folie-Méricourt (11e). En 1888, on le mentionne comme « constructeur d’instruments de précision pour la photo » (3), parfois on parle d’horloger (4). En 1895, il habitait au 11 de ce qui était alors la rue Michel-Bizot. Au moment de son décès, en 1909, sans profession, il habite au 294 rue de Charenton.

En savoir plus : https://experience.arcgis.com/experience/b78a178dbc7a4f43a4f60f6d456b4b0c/

Adresse

11 Rue Du Pré
Paris
75018

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