15/02/2026
Parfois, des clients arrivent au cabinet…
Ils s’allongent.
Le corps finit par se déposer. La respiration ralentit.
La séance se termine.
Et puis…
Ils se lèvent rapidement, attrapent leurs affaires, regardent l’heure, repartent presque au pas de course.
Avant, ça me faisait un petit pincement au cœur.
Et puis j’ai compris. Ce n’est pas un manque. C’est un rythme. Un rythme que leur travail impose.Des reprises, des freinées, des accélérations, des urgences, des agendas serrés.
Leur système nerveux vit comme ça toute la semaine :
accélérer, s’arrêter, repartir.
Alors parfois, même après un soin, le corps repart dans ce qu’il connaît le mieux : la vitesse.
Mais je sais une chose :
le soin, lui, continue. Il infuse plus t**d. Quand le moteur coupe enfin. Quand le silence revient
Et moi, j’apprends à respecter ces rythmes-là.
À ne pas vouloir retenir.
À faire confiance au travail invisible.
Peut-être que la vraie douceur ne se mesure pas au temps passé au cabinet… mais à la capacité, un jour, d’allonger un peu les freinées et d’adoucir les reprises.