Centre de Formation Clinique - TDAH

Centre de Formation Clinique - TDAH Une page consacrée au Trouble Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH)

Trois semaines de déplacement entre formations sur le TDAH, supervisions cliniques, travail sur les programmes d'entraîn...
29/04/2026

Trois semaines de déplacement entre formations sur le TDAH, supervisions cliniques, travail sur les programmes d'entraînement aux habiletés parentales et poursuite de la mise en place d'un partenariat de recherche.

Le rythme exige sa contrepartie.

Pour qui accompagne au quotidien des cliniciens confrontés à la complexité diagnostique, la pause n'est pas un confort mais une condition de la qualité du travail qui reprendra.

Direction Biarritz pour ces jeudi et vendredi, le temps d'une parenthèse pour décanter, laisser sédimenter ce qui a été transmis et reçu, avant de repartir la semaine prochaine avec de nouvelles interventions.

La continuité de l'engagement passe aussi par ces interruptions choisies.

Ne vous oubliez pas et profitez si vous le pouvez.

Bonne fin de semaine à tous et toutes.

Une r***e narrative publiée par Dora Wynchank et Sandra Kooij aborde un sujet trop peu traité dans la littérature franco...
29/04/2026

Une r***e narrative publiée par Dora Wynchank et Sandra Kooij aborde un sujet trop peu traité dans la littérature francophone : la prise en charge pharmacologique du TDAH chez les femmes en péri-, post- et ménopause.

Le constat des autrices est frappant. Aucun essai contrôlé randomisé n'a évalué les psychostimulants ou les non-stimulants spécifiquement dans cette population. La pratique clinique repose sur un consensus d'experts et quelques études observationnelles. Pourtant, la situation clinique est familière : une patiente diagnostiquée TDAH, équilibrée depuis des années sous traitement, voit ses symptômes ressurgir entre 45 et 55 ans. Brouillard cognitif, dérégulation émotionnelle, sommeil fragmenté, inattention à nouveau invalidante.

Les mécanismes sont pourtant identifiables. Les œstrogènes stimulent la synthèse dopaminergique cérébrale et modulent les voies noradrénergiques précisément dans les régions impliquées dans le TDAH. Leur déclinaison pourrait diminuer l'efficacité des psychostimulants. La progestérone exerce un effet antagoniste sur la signalisation dopaminergique préfrontale. Enfin, les femmes TDAH présenteraient une ménopause naturelle plus précoce, associée à un sur-risque cardiovasculaire, osseux et cognitif à long terme.

J'ai consacré un article Substack détaillé à cette r***e, en explorant les enjeux diagnostiques différentiels, l'état des preuves pharmacologiques disponibles, la place du traitement hormonal de la ménopause comme stratégie d'optimisation du terrain, et les implications pour la pratique clinique francophone.

Lien vers l'article en commentaire.

Pourquoi deux enfants avec le même diagnostic de TDAH peuvent-ils avoir des profils si différents, des trajectoires si d...
27/04/2026

Pourquoi deux enfants avec le même diagnostic de TDAH peuvent-ils avoir des profils si différents, des trajectoires si divergentes, des réponses aux interventions si imprévisibles ?

La question n'est pas anecdotique. Elle touche au cœur d'une difficulté que les cliniciens expérimentés et les familles concernées connaissent bien : derrière "l'étiquette diagnostique" se cache une hétérogénéité considérable, que les outils traditionnels peinent à capturer.

Une r***e scientifique récente propose un cadre qui pourrait transformer en profondeur la manière dont nous évaluons et accompagnons le TDAH. Elle invite à passer d'une médecine du symptôme à une médecine du mécanisme, en cartographiant le fonctionnement cérébral et comportemental selon six grands domaines fonctionnels et en intégrant explicitement l'environnement et le développement.

Comprendre le TDAH ne signifie plus identifier un syndrome. Cela signifie cartographier un fonctionnement.

Ce changement de regard a des implications très concrètes : pour la conduite des bilans, pour la formulation diagnostique, pour le choix des interventions, pour le suivi dans la durée. Il peut aussi apporter aux familles une lecture plus juste, et souvent plus apaisante, des difficultés rencontrées.

J'ai consacré un nouvel article Substack à ce tournant scientifique et à ce qu'il change concrètement pour la clinique et pour les personnes concernées.

Lien vers l'article complet en commentaire.

Tournée de printemps. Après Bordeaux et Aix, je suis cette semaine à Bayonne pour trois jours de formation sur le TDAH a...
26/04/2026

Tournée de printemps.

Après Bordeaux et Aix, je suis cette semaine à Bayonne pour trois jours de formation sur le TDAH au sein d'un SESSAD DI.

Dans ce contexte, j'ai tenu à consacrer une part spécifique du module au diagnostic différentiel et à la comorbidité entre TDAH et Déficience Intellectuelle. C'est une question encore largement sous-traitée dans la littérature francophone, et plus encore dans la pratique courante.

Quelques heures de plongée dans la littérature internationale m'ont permis d'adapter l'intervention au public et de poser les bons jalons.

Quelques repères que les données récentes stabilisent. La prévalence du TDAH atteint environ 30 % chez les jeunes avec DI, et augmente avec la sévérité du trouble du développement intellectuel, alors qu'elle se situe autour de 6 % en population générale.

Détail historique non dénué d'ironie : la découverte princeps des effets de l'amphétamine sur l'agitation, par Bradley en 1937, a été réalisée sur une population qui serait aujourd'hui classée en DI alors que le diagnostic a pourtant longtemps été tenu pour incompatible avec elle.

Deux phénomènes structurent les difficultés actuelles.

1. Le diagnostic overshadowing, décrit par Reiss et collaborateurs dès 1982, désigne le biais consistant à attribuer à la DI toute manifestation comportementale ou psychiatrique sans investiguer une comorbidité.

2. Le masking, complémentaire, renvoie à la façon dont les déficits cognitifs et langagiers altèrent l'expression typique des symptômes : l'inattention se traduit en lenteur d'exécution, l'hyperactivité en comportement-défi, l'impulsivité en déficit de jugement social.

Les conséquences cliniques ne sont pas anodines. Chez les adultes avec DI et TDAH, 93 % de ceux qui ne reçoivent pas de traitement spécifique sont sous antipsychotiques, contre 64 % de ceux qui en reçoivent un. Le sous-diagnostic alimente la polypharmacie par défaut, et le coût se mesure en effets indésirables et en qualité de vie.

Une question diagnostique, donc, mais aussi une question de justice clinique que je découvre vraiment petit à petit.

Et vous ? Vous connaissez bien l'association entre DI et TDAH ?

Nouvelle vidéo TDAH LAB disponible.Oméga-3 et TDAH : que disent réellement les méta-analyses ? La supplémentation en aci...
26/04/2026

Nouvelle vidéo TDAH LAB disponible.

Oméga-3 et TDAH : que disent réellement les méta-analyses ? La supplémentation en acides gras oméga-3 est probablement l'intervention complémentaire la plus discutée dans le champ du TDAH. Les familles la demandent, les réseaux sociaux la recommandent, et le rationnel biologique est séduisant : les jeunes avec TDAH présentent des niveaux sanguins significativement réduits de DHA et d'EPA. Mais la question clinique reste entière : cette supplémentation améliore-t-elle effectivement les symptômes ?

Dans cette vidéo, je passe en r***e une série de r***es systématiques et méta-analyses publiées entre 2016 et 2026. La r***e Cochrane la plus récente (37 essais, plus de 2 374 participants) conclut avec un niveau de certitude élevé que les AGPI n'améliorent ni l'inattention ni l'hyperactivité-impulsivité. L'effet global, quand il est détecté, reste faible, loin des traitements pharmacologiques de référence. J'aborde aussi les modérateurs potentiels (durée de supplémentation, dosage d'EPA, ratio EPA/DHA) et la piste la plus prometteuse : l'approche personnalisée par biomarqueurs.

Le lien vers la vidéo est en premier commentaire.

Reconstruire la trajectoire développementale d'un patient en consultation TDAH est rarement une démarche linéaire. Les d...
25/04/2026

Reconstruire la trajectoire développementale d'un patient en consultation TDAH est rarement une démarche linéaire. Les difficultés rapportées par les parents et par le patient lui-même surgissent par fragments, entremêlées aux interventions déjà reçues, aux événements de vie et aux interprétations successives qui ont été faites des comportements observés au fil des années. C'est pourtant à partir de cette reconstruction que se construit une part importante du raisonnement différentiel, notamment lorsqu'il s'agit de distinguer un trouble neurodéveloppemental d'une réaction à l'environnement.

Je viens de publier sur la chaîne YouTube TDAH LAB une vidéo de présentation de l'outil de ligne du temps développementale que j'ai conçu pour structurer cette reconstruction directement en consultation, avec le patient et ses informateurs.

L'outil permet de positionner sur un axe chronologique adapté à l'âge réel du patient deux types d'éléments distincts.

- D'une part les observations cliniques, documentées selon les signes et le fonctionnement, les événements de vie et les réactions de l'entourage.

- D'autre part les interventions reçues, avec leurs objectifs et leur évolution dans le temps. Les points de bascule, ces moments où le tableau clinique change de nature ou d'intensité, peuvent être marqués pour les rendre visibles dans la trajectoire.

Un récapitulatif chronologique structuré est généré automatiquement et directement exploitable dans un compte rendu, et les données peuvent être sauvegardées pour reprendre une anamnèse d'une séance à l'autre.

L'outil est destiné aux professionnels de santé et de l'éducation francophones ainsi qu'aux superviseurs et formateurs qui travaillent sur le raisonnement clinique.

Le lien vers la vidéo et vers la page de l'outil se trouvent en commentaire.

Pour moi le samedi est un jour comme un autre ... mais ce matin je travaille sur quelque chose qui me fait vibrer . En e...
25/04/2026

Pour moi le samedi est un jour comme un autre ... mais ce matin je travaille sur quelque chose qui me fait vibrer . En effet, lundi marquera un seuil particulier : Focus TDAH publiera son centième numéro.

Cent éditions hebdomadaires construites autour d'une même exigence, transmettre la recherche actuelle sur le TDAH avec rigueur, sans simplification trompeuse ni effets d'annonce.

Cent rendez-vous consacrés aux avancées scientifiques, aux controverses cliniques, aux outils d'évaluation et aux implications thérapeutiques d'un trouble dont la compréhension évolue à grande vitesse.

Ce centième numéro contiendra quelques surprises pour l'occasion, pensées autant pour les lectrices et lecteurs qui suivent ce travail depuis ses débuts que pour celles et ceux qui découvrent tout juste la newsletter.

Près de 20.000 professionnels et personnes concernées reçoivent aujourd'hui Focus TDAH chaque semaine.

Si vous souhaitez en faire partie pour ce numéro anniversaire, le lien d'inscription se trouve en premier commentaire.

L'abonnement est gratuit, et le moment est particulièrement bien choisi pour rejoindre cette communauté de lecture.

Le premier projet de mon centre de recherche privé - TDAH LAB - prends forme !  Je viens de finaliser le premier jet d'u...
24/04/2026

Le premier projet de mon centre de recherche privé - TDAH LAB - prends forme !

Je viens de finaliser le premier jet d'un travail qui m'occupe depuis plusieurs semaines : une scoping review, conduite selon la méthodologie PRISMA-ScR, consacrée aux publications scientifiques sur l'intelligence artificielle et le trouble déficit de l'attention avec hyperactivité chez l'enfant, l'adolescent et l'adulte.

Le périmètre couvre dix années de littérature, de 2016 à 2026, et se concentre sur les r***es parues durant cette période (narratives, systématiques, méta-analyses) afin de cartographier un champ qui s'est considérablement densifié en une décennie.

L'objectif n'est pas de trancher, mais de donner à voir : quelles questions ont été posées, lesquelles ont été massivement investies, lesquelles restent en friche, et où se situent aujourd'hui les zones de consensus, les controverses méthodologiques et les angles morts.

Les applications documentées traversent l'ensemble du parcours clinique : soutien au repérage diagnostique à partir de données comportementales, oculométriques, électroencéphalographiques ou d'imagerie, prédiction de la réponse aux traitements, outils numériques d'accompagnement, dispositifs conversationnels, sans oublier les enjeux critiques que sont les biais algorithmiques, la validité externe, la transférabilité clinique, le cadre éthique et réglementaire, les risques de sur- ou de sous-identification selon les populations cliniques.

Je reste lucide sur la distance qui sépare un premier jet d'un manuscrit prêt à soumettre mais je suis heureux d'avoir trouvé quelqu'un avec qui travailler ces révisions avant de soumettre !

Plusieurs relectures, arbitrages méthodologiques et échanges viendront encore affiner le propos. Mais le squelette est posé, et le sujet me paraît suffisamment central pour la pratique clinique francophone.

La recherche repart et va prendre une place sérieuse dans mon activité avec le projet TDAH LAB :-)

Depuis le lancement des deux premiers outils cliniques interactifs (l'outil de d'aide au diagnostic différentiel et la l...
24/04/2026

Depuis le lancement des deux premiers outils cliniques interactifs (l'outil de d'aide au diagnostic différentiel et la ligne du temps développementale), les retours des cliniciens qui les ont adoptés dépassent tout ce que j'avais imaginé en les concevant. En voici quelques uns :

"Franchement, je ne pensais pas qu'un outil pouvait changer ma pratique. La première fois que j'ai utilisé le diagnostic différentiel, j'ai eu l'impression de redécouvrir mon métier. Je l'ouvre maintenant entre mes consultations, parfois même le soir chez moi quand je repense à un cas complexe, et je me surprends à explorer des hypothèses auxquelles je n'aurais pas pensé seule. C'est devenu un vrai compagnon de réflexion clinique."

"Mes patients adorent utiliser la ligne du temps, ils se l'approprient immédiatement. J'ai vu des adultes reconstruirent leur parcours, des couples se regarder différemment quand la conjointe découvrait l'histoire développementale de son mari".

"Je suis absolument fan. Vraiment. En sortant de la fac, je me sentais un peu perdue face à la complexité des présentations cliniques, et ces deux outils m'ont redonné confiance. Je les recommande à toutes mes collègues de promo".

Ces témoignages me touchent profondément et confirment l'intuition initiale du projet : proposer aux cliniciens francophones des outils qui allient simplicité d'usage et utilisabilité réelle en consultation.

Chaque retour nourrit les prochaines itérations et les prochains outils en développement.

Je remercie sincèrement toutes les personnes qui ont pris le temps de partager leur expérience.

Pour tous les professionnels qui souhaitent à leur tour intégrer ces outils dans leur pratique clinique, ils sont disponibles sur le site, et les membres de la TDAH Académie y accèdent dans leur version toujours actualisée dans le cadre de leur abonnement annuel.

Lien vers les outils en premier commentaire.

23/04/2026

Le diamètre pupillaire est un marqueur périphérique de l'activité noradrénergique centrale. Et dans le TDAH, les données sont remarquablement cohérentes.

Au repos, le diamètre pupillaire est augmenté chez les enfants et les adultes avec un TDAH. Cela reflète une hyperactivité tonique du locus cœruleus, le noyau du tronc cérébral qui produit la noradrénaline. Le système tourne trop fort en permanence. Mais en même temps, la réponse pupillaire phasique, celle qu'on mesure pendant une tâche cognitive, quand le cerveau devrait verrouiller l'attention sur un stimulus pertinent, est atténuée.

Cette dissociation entre un tonus de base trop élevé et une réactivité diminuée est l'une des signatures physiologiques les plus répliquées de la dysfonction noradrénergique dans le TDAH. Elle n'est cependant pas un marqueur diagnostique spécifique : c'est un indice de dysrégulation, pas un test clinique. La nuance est essentielle.

Ce short fait partie du dossier de la semaine sur la noradrénaline et le TDAH. La vidéo complète est disponible sur la chaîne TDAH LAB.

Après Bordeaux lundi, je suis à Aix en Provence aujourd'hui. Je termine une journée d'échange et de travail où j'ai pu d...
22/04/2026

Après Bordeaux lundi, je suis à Aix en Provence aujourd'hui. Je termine une journée d'échange et de travail où j'ai pu découvrir O-Kidia. J'ai eu le plaisir d'échanger avec l'équipe autour de perspectives de collaboration scientifique entre TDAH LAB et leurs équipes de recherche et développement.

Nos discussions ont porté sur plusieurs axes convergents : l'évaluation du syndrome de désengagement cognitif (Cognitive Disengagement Syndrome), dimension encore largement sous-documentée dans la littérature francophone malgré son intrication clinique manifeste avec le TDAH ; l'apport des outils numériques novateurs dans la caractérisation fine des profils cognitifs et émotionnels chez l'enfant et l'adolescent ; et, plus fondamentalement, la question des processus cognitifs spécifiquement mobilisés dans le TDAH, dont la compréhension demeure un enjeu central pour affiner nos démarches d'évaluation et de diagnostic différentiel.

L'approche développée par Okidia, qui articule l'expertise clinique et le numérique dans une lecture trans-diagnostique en réseau de symptômes, ouvre des perspectives méthodologiques intéressantes pour documenter ces questions avec la rigueur exigée par le champ des troubles du neurodéveloppement.

Une collaboration scientifique devrait se concrétiser prochainement je l'espère (bon faut que j'y travaille concrètement :D).

J'invite celles et ceux qui s'intéressent aux innovations en évaluation numérique du neurodéveloppement à découvrir le travail de cette équipe : https://o-kidia.com/

Le dossier de la semaine - Oméga-3 et TDAH La supplémentation en oméga-3 est l'une des interventions non pharmacologique...
22/04/2026

Le dossier de la semaine - Oméga-3 et TDAH

La supplémentation en oméga-3 est l'une des interventions non pharmacologiques les plus fréquemment évoquées par les familles et les cliniciens dans le champ du TDAH.

Le rationnel biologique est séduisant : les enfants et adolescents avec TDAH présentent des niveaux sanguins significativement réduits de DHA et d'EPA, et les acides gras polyinsaturés jouent un rôle documenté dans la fluidité membranaire neuronale, la neurotransmission dopaminergique et les processus neuro-inflammatoires. Pourtant, l'accumulation des données méta-analytiques dessine un tableau bien plus nuancé que celui véhiculé par la vulgarisation.

Dans ce nouveau dossier, nous avons synthétisé un ensemble des r***es systématiques et méta-analyses publiées entre 2016 et 2026 sur ce thème.

Le constat principal est le suivant : la r***e Cochrane la plus récente (Gillies et al., 2023), portant sur 37 essais et plus de 2 374 participants, conclut avec un niveau de certitude élevé que les AGPI n'améliorent pas les symptômes cardinaux du TDAH, ni l'inattention, ni l'hyperactivité-impulsivité, comparés au placebo.

L'effet global, lorsqu'il atteint la significativité statistique dans certaines méta-analyses plus anciennes ou plus restreintes, reste faible et cliniquement marginal au regard des traitements pharmacologiques de référence.

Deux nuances importantes méritent cependant l'attention du clinicien.

Premièrement, les données de Liu et al. (2023) suggèrent qu'une supplémentation prolongée d'au moins quatre mois pourrait produire un effet modeste mais significatif, ce qui est biologiquement cohérent avec le temps de renouvellement des acides gras érythrocytaires (globule rouge).

Deuxièmement, l'approche personnalisée par biomarqueurs, c'est à dire mesurer les niveaux sanguins d'EPA et de DHA avant de supplémenter, constitue la piste de recherche la plus prometteuse pour identifier les patients susceptibles de bénéficier de l'intervention (attention elle n'est pas encore pleinement disponible).

Le profil de sécurité des oméga-3 est excellent et ne fait l'objet d'aucune controverse. C'est précisément cette innocuité qui rend le message clinique délicat : les oméga-3 ne sont pas dangereux, mais ils ne doivent en aucun cas retarder ou remplacer des interventions dont l'efficacité est solidement démontrée.

L'article complet, le tableau de synthèse des r***es sont disponibles en lien dans le premier commentaire.

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