27/02/2026
Si les animaux pouvaient parler, l’humanité pleurerait.
Elle pleurerait de honte.
Elle pleurerait de regret.
Elle pleurerait peut-être aussi de reconnaissance tardive.
Ils nous diraient qu’ils ont toujours compris plus que ce que l’on croit.
Que nos silences lourds, nos colères rentrées, nos tristesses cachées… ils les sentent.
Ils nous diraient qu’ils n’ont jamais eu besoin de nos mots pour nous aimer.
Ils parleraient des forêts coupées trop vite,
des océans devenus bruyants,
des terres que l’on use sans écouter leur souffle.
Ils demanderaient pourquoi l’homme, si intelligent,
agit parfois comme s’il était seul au monde.
Mais ils ne parleraient pas que de douleur.
Ils raconteraient aussi la main douce qui caresse.
L’enfant qui rit en courant derrière un chien.
La femme qui sauve un oiseau blessé.
Le regard complice entre un cheval et celle qui le soigne.
Ils diraient :
“Nous ne vous avons jamais jugés.
Nous avons seulement attendu que vous vous souveniez.”
Ils nous rappelleraient que la Terre n’est pas une propriété.
C’est un foyer partagé.
Et peut-être que, ce jour-là,
en entendant leur voix claire et simple,
l’humanité comprendrait enfin que la grandeur ne se mesure pas au pouvoir…
mais à la manière dont on protège les plus vulnérables.
Si les animaux pouvaient parler, l’humanité pleurerait.
Mais elle pourrait aussi changer.
Le Renard Chic
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