06/01/2026
Cette publication fait suite à celle d’une gynécologue questionnant le rôle des doulas et l’impact de certaines informations jugées anxiogènes pour les patientes, voir même dangereuse pour leur santé et leur bébé.
Son intention semblait être de rappeler l’importance de la confiance envers les équipes soignantes, mais stigmatisant au passage les doulas, réduites aux dérives d’une minorité.
Ces réactions montrent une réalité plus complexe que celle d’un camp contre un autre.
Oui, des dérives existent, des deux côtés.
Les utiliser pour discréditer l’ensemble d’une profession est une erreur.
La grande majorité des doulas travaillent en collaboration avec les équipes médicales, pas contre elles.
Elles ne remplacent pas un soignant, elles accompagnent, expliquent, soutiennent et favorisent le dialogue.
Le vrai problème n’est pas la présence des doulas. Il est systémique.
Manque de moyens, de temps, de formation Ă la communication, au consentement, Ă la physiologie, Ă la psychologie.
Un système qui met sous pression soignants et patientes, et qui laisse trop de place aux violences, même involontaires.
La solution n’est ni l’opposition, ni la négation des vécus. Elle passe par une meilleure formation continue des soignants et des étudiants en médecine, une amélioration de leurs conditions de travail, une reconnaissance et un cadre clair pour les doulas, un travail en collaboration entre parents soignants et accompagnantes.
Quand chacun a sa place, les positions extrĂŞmes disparaissent.
Et ce sont les femmes qui en bénéficient.
Parce qu’une naissance ne se résume pas à un résultat médical, mais à un moment crucial dans la vie de toute une famille, il est important de travailler tous ensemble pour permettre aux parents de garder un souvenir positif de cette grande traversée.