16/03/2026
Le psychologue n’est pas là pour « aider ».
Dans notre culture, « aider » signifie souvent : répondre à la demande de l’autre, trouver des solutions pour lui, vouloir le soulager ou le guérir. Mais dans le cadre d’une psychothérapie, cette posture peut devenir problématique.
Pourquoi ?
Parce que l’aide peut facilement :
• déresponsabiliser la personne en la plaçant dans une position d’assisté
• donner un pouvoir excessif au soignant, qui devient celui qui sait et qui décide
• ouvrir la voie à une forme d’emprise, même involontaire
• projeter le désir du thérapeute sur la vie du patient (« je veux qu’il aille mieux », « je veux qu’il change », etc.)
Autrement dit, vouloir trop aider peut empêcher la personne de devenir véritablement sujet de sa propre existence.
Le psychologue n’est pas là pour diriger la vie du patient, ni pour lui dire quoi faire. Il ne cherche pas à « réparer » quelqu’un.
Son rôle est plutôt de créer un espace où la parole peut se déployer, où la personne peut entendre ce qu’elle dit, découvrir ce qui la détermine à son insu, et peu à peu trouver ses propres réponses.
Le but n’est donc pas d’aider au sens classique.
Le but est de rendre possible une rencontre avec soi-même.
Et paradoxalement, c’est souvent à partir de là que les véritables transformations deviennent possibles.