09/02/2026
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HISTOIRE POUR S'ENDORMIR
Il était une fois, et c'était déjà bien assez, un petit bébé qui ne parvenait pas à s’endormir. Sa maman lui chantait des berceuses, mais rien n’y faisait. Elle avait essayé les chansons douces de son enfance, les comptines apprises auprès de sa grand-mère, et même les mélodies qu’elle inventait sur le moment, mais le bébé ouvrait de grands yeux étonnés et continuait de remuer dans son berceau, comme si la nuit refusait de l’accueillir.
La maman berça longuement son enfant près de la fenêtre. Dehors, la lune montait lentement dans le ciel et déposait sur les toits une lumière argentée. Les étoiles semblaient observer la scène en silence, comme si elles attendaient elles aussi que le sommeil arrive enfin. Mais les minutes passaient, puis les heures, et le petit ne s’apaisait toujours pas.
Elle commença à désespérer lorsqu’elle se rappela que les fées lui devaient un service. Autrefois, alors qu’elle était enfant, elle avait aidé un peuple minuscule caché dans les herbes d’un jardin, et les fées lui avaient promis de venir à son secours le jour où elle en aurait vraiment besoin.
Elle alla chercher dans son armoire un petit coffret de bois, l’ouvrit avec précaution, et en sortit un coquillage nacré dans lequel elle devait souffler pour les appeler. Elle inspira profondément, ferma les yeux, puis y souffla tout l’air de ses poumons.
Aussitôt, un léger vent parfumé se leva dans la chambre. Les rideaux frémirent doucement, et trois femmes magnifiques, vêtues de robes lumineuses et couronnées de fleurs fraîches, apparurent près du berceau. En entendant le bébé crier, elles se bouchèrent d’abord les oreilles en riant doucement, puis, comprenant quel était le problème en voyant les yeux rougis et fatigués de la maman, elles échangèrent un regard complice.
L’une d’elles souffla dans ses mains, et des étincelles dorées s’en échappèrent. De petites créatures volantes et scintillantes apparurent, chacune tenant un minuscule instrument de musique : harpes minuscules, flûtes d’argent, tambourins de cristal. Bientôt, une douce mélodie commença à résonner dans la pièce, légère comme un souffle de vent.
Les fées se mirent à tourner autour du berceau en chantant une chanson apaisante, ancienne comme les premières nuits du monde. Leur ronde laissait derrière elle des traînées de lumière douce, semblables à des rubans d’étoiles. Le bébé les regardait, fasciné par leur beauté, et ses petits mouvements devinrent peu à peu plus calmes.
Elles lui soufflaient des baisers, caressaient doucement ses mains et déposaient sur son front de minuscules poussières de rêve. Peu à peu, le bébé sentit la fatigue l’envahir et ses paupières se firent lourdes. Son souffle se ralentit, et un léger sourire apparut sur son visage.
Les fées continuèrent à chanter et, par leur magie, le berceau s’éleva doucement comme un petit bateau invisible. Sans quitter la chambre, il sembla pourtant voyager très loin : au-dessus des nuages, entre les constellations, au milieu des étoiles qui scintillaient comme des lanternes suspendues dans la nuit. Là, les fées montrèrent au bébé les chemins secrets du sommeil, les jardins où poussent les rêves et les rivières où flottent les histoires.
Lorsque l’enfant fut profondément endormi, elles ramenèrent délicatement le berceau à sa place. Avant de disparaître, elles déposèrent près de lui une poussière de lumière qui continuerait à chanter très doucement, presque imperceptiblement, chaque fois que la nuit viendrait. Puis elles s’évanouirent aussi silencieusement qu’elles étaient apparues, laissant derrière elles un parfum léger de roses et d’étoiles.
La maman, émue et soulagée, embrassa son bébé et s’endormit elle aussi, certaine que désormais la nuit serait leur amie.
Quand vous vous réveillerez
hier ira de l’avant
et demain sera aujourd’hui
D’ici-là, bonne nuit.