14/02/2026
Cette semaine, j’ai animé une séance de musicothérapie au GEM de Carhaix.
Dans un contexte où la santé mentale reste encore trop souvent stigmatisée et insuffisamment soutenue, ces espaces sont essentiels.
La séance a débuté par un temps de respiration et de relaxation, puis un travail vocal autour des voyelles pour ressentir les vibrations corporelles.
Un temps pour se déposer. Se reconnecter. Exister autrement que par un diagnostic.
Chaque participant avait choisi une chanson française qui lui parle.
Nous avons lu les textes à voix haute, sans la musique. Les mots seuls. Comme des poèmes.
Puis un temps de parole. Des ressentis. Des histoires de vie.
Ensuite, l’écoute musicale et à nouveau l’échange.
Lire une chanson sans son air, c’est redonner du pouvoir aux mots.
C’est permettre à chacun d’interpréter, de réfléchir, de ressentir — sans pression de performance.
Grâce à eux, j’ai découvert de jeunes artistes et le groupe a découvert les univers intimes de chacun.
Et certains textes ont profondément résonné.
En fin de séance, une participante m’a remerciée de venir chaque mois.
Elle m’a confié que l’art-thérapie lui fait énormément de bien. Elle avait déjà vécu cette expérience en hospitalisation, mais aujourd’hui, elle se sent en sécurité dans le groupe et dans mon accompagnement.
La santé mentale, ce n’est pas seulement soigner en institution.
C’est créer des espaces sécurisants, réguliers, accessibles.
C’est permettre l’expression, la rencontre, la dignité.
C’est reconnaître que la culture et l’art sont aussi des leviers de rétablissement.
Les GEM jouent un rôle fondamental dans cette dynamique.
Continuons à les soutenir.
Nous poursuivrons le mois prochain