06/01/2026
(Au-delà des vœux, ce texte est une ouverture vers une autre façon de se regarder et de regarder la vie.)
Version texte ci-dessous, ou audio/images en cliquant sur le lecteur (pour ceux qui préfèrent).
Texte réalisé par mes soins (le montage aussi).
Images vidéos et musiques libres de droits (issues d'une plateforme dédiée), et quelques images personnelles.
Que cette nouvelle année nous apporte conscience claire, compréhension, dépassement des vieux schémas et reconnexion à soi.
Qu'elle nous libère autant que possible, dans le respect et l'amour. Même si la vie n'est pas toujours drôle et douce, chacun peut essayer de voir avec son cœur les expériences qui se présentent. Car si nous ne pouvons pas changer certaines d'entre elles dans la forme, nous détenons néanmoins un pouvoir. Celui de regarder autrement, et de reconnaître dans chaque situation ou personne, une part de nous qui cherche à s'élever en se frayant un chemin vers la (re)connaissance de soi.
Chaque individu fais sa propre interprétation de ce qu'il perçoit. Et cela reste une vision relative, car ce que nous ressentons est l'émanation de ce que nous sommes. Et chaque être est singulier. La vie est faite de relations, qu'elles soient avec un être vivant, un objet, un aliment, une substance, un lieu.
Sans séparation, il n'y a pas de relation. Et ce qui importe, c'est l'union avec soi.
On ne peut pas aimer tout le monde, ou tout du moins, on ne peut pas apprécier les masques sociaux de chacun. Nous en portons tous quelques-uns. Et de mon point de vue, ce qui est intéressant, c'est ce qui se trouve derrière ces masques. C'est à dire, le soi.
Pour vraiment voir avec clarté, il est essentiel de sentir ce qui est au-delà des apparences, au-delà des masques.
Nous pouvons blesser ou être blessé, mais nous interagissons avec ce qui nous a construit et les blessures en font partie, accompagnées bien entendu de leurs armures, que nous sortons à la première suspicion d'agression externe.
Certaines sont utiles et d'autres deviennent fardeau au fur et à mesure de notre croissance. Pourtant, la majorité d'entre nous les conservons à notre insu dans un coin de notre intériorité si vaste, si complexe et si mystérieuse. Les protections ne sont pas des erreurs à éradiquer, elles ne sont que des étapes. Et elles s'apparentent à des masques.
La souffrance n'est pas une fin, c'est juste un moyen, certes brutal, mais parfois assez efficace pour nous inciter à revenir vraiment à soi, si seulement nous parvenons à l'accueillir quand elle toque à la porte. Ne faisons pas non plus de cette souffrance un allié permanent, et trop collant. Mais en la regardant vraiment, nous avons le pouvoir de comprendre son message de fond. Et c'est cette clarté là qui réduit la séparation entre ce que nous croyons et ce qui est.
C'est cela la reconnexion à soi, se reconnaître dans ce que nous ressentons face à certaines expériences.
Parfois ça reste léger, parfois c'est plus lourd à porter. Mais dans chaque situation de la vie, agréable ou désagréable, notre feu intérieur continue de brûler. Plus nous le considérons, et plus nous nous rapprochons du cœur de notre véritable désir. Celui-là même qui est voilé par tous les faux désirs.
Vous savez ? Ces désirs qui nous happent à l'extérieur, qui nous amènent distraction et illusion de comblement. Ils finissent même par se confondre avec des besoins essentiels.
Nous pouvons nous laisser capter, c'est tout naturel, mais il peut être pertinent de comprendre pourquoi. La plupart d'entre nous sommes plutôt habiles pour nous fuir nous-mêmes. Et nous avons tellement d'opportunités pour le faire au quotidien que ça devient un automatisme. Il n'y a aucun reproche à se faire, aucune culpabilité à avoir, mais juste porter son attention sur soi.
À un niveau individuel, nous sommes faits d'ombre et de lumière, et collectivement, nous projetons chacune de ces nuances dans le monde. C'est ainsi que nous sommes créateurs consciemment ou pas...par nos peurs, nos croyances, nos blessures, nos carapaces, mais nous le sommes aussi grâce à notre clarté, notre bonté, notre honnêteté, nos sourires et notre humour.
Nous sommes tous et toutes bons et mauvais, gentils et méchants, tout dépend du timing et du point de vue d'où on nous regarde.
Reconnaître en soi l'ombre et la lumière est essentiel, car c'est cette clarté qui nous permet de comprendre que notre premier ennemi c'est soi-même, mais notre meilleur ami aussi. Ramener à l'intérieur de soi ce qui nous touche à l'extérieur, ce qui nous affecte, nous donne l'opportunité de reconnaître notre vulnérabilité et de reprendre ce qui nous appartient.
Cela nous donne aussi l'occasion de ''mettre au monde'' autrement, en récupérant notre pouvoir de création. Car si nous nous percevons uniquement comme étant victime de l'extérieur, nous déléguons notre pouvoir créateur aux autres. Cette position de victime invite la souffrance trop souvent dans nos vies.
Même si parfois, d'un certain point de vue il est indéniable que parfois nous sommes victimes, nous ne sommes pas uniquement cela. Si nous ne faisons que rejeter la faute à l'extérieur, nous tournons en boucle, et nous ne pouvons pas voir l'immensité de la partie cachée de l'iceberg. Celle-là même qui détient les clés qui nous permettent de délier certains nœuds et de grandir.
Petite parenthèse, c'est ce que je m'applique à faire dans mon activité thérapeutique, révéler certains nœuds cachés et trouver des clés pour les délier. Et de par ma propre expérience, je considère que parfois, il est essentiel d'être accompagné(e) un temps sur son chemin, pour cesser de buter inlassablement sur la même barrière. Mais cela implique aussi d'aller regarder en soi, là où ça peut faire mal.
Les objets sans ''âmes'' dont nous remplissons nos vies sont comme des pansements. Mais ils ne permettent pas d'aller déloger l'écharde dans une plaie surinfectée. Ça peut faire mal d'aller retirer ce qui blesse, mais quand c'est fait, c'est libérateur.
Et pourquoi je vous parle de la souffrance ?
Et bien, parce que tout le monde, à un moment ou un autre, souffre. Plus ou moins intensément, plus ou moins souvent mais la souffrance n'est qu'une chimie intérieure elle est messagère et elle ne devrait être que passagère. Surtout à partir du moment où nous avons bien entendu son message.
Il y aurait encore tellement à dire. Je suis partie bien loin avec ces vœux pour la nouvelle année, alors que je souhaitais juste exprimer quelques mots. 😅 Pour être honnête, je ne suis pas une grande fanatique des vœux de la nouvelle année.
Mais quand je pense à une année je la vois en couleur, parfois avec quelques particularités dans sa forme. Et généralement cela m'apporte quelques indices sur les tendances de l'année en question. Et de par le fait que je m'intéresse aussi à la numérologie, je sais que chaque chiffre porte une vibration qui lui est propre.
Et aussi incroyable que ça puisse paraître ça a du sens.
Tout comme dans une recette de cuisine, tous les ingrédients et leur quantité sont importants. Car selon les variables qu'on inclut, on n'obtiendra pas le même résultat. C'est pareil avec les chiffres, mais à vrai dire c'est pareil avec tout. 🙂
La vie est faite de nuances et de subtilités qui amènent environ 8 milliards de points de vue différents sur un même sujet.
2026 est une année universelle 1, donc le début d'un cycle de 9 ans. Je ne m'étendrai pas ici sur ce que j'en perçois en termes de tendances.
Mais je souhaite néanmoins, qu'elle nous apporte le rayonnement dont nous avons besoin pour nous épanouir dans la vérité de ce que nous sommes, en adéquation avec nos véritables désirs, qui ne répondent pas aux attentes de l'extérieur... que ce soit la famille, les amis, la société, les institutions, les religions.
Donc voilà pour mes vœux 2026.
Bonne année à toutes et à tous. Et surtout, prenez bien soin de vous. 🌳🩷
Christelle 🌻