Pompes funèbres de Sologne

Pompes funèbres de Sologne Agence funéraire 100 % indépendante – permanence décès 24h/24, 7j/7.

Expliquer le funéraire sans tabou, pour comprendre, apprendre et accompagner autrement.
📞02.54.88.20.87
📧 pfdesologne@gmail.com

Suite à mon précédent post et à vos retours, c’est officiel 😊Le Funéraire Autrement aura lieu le samedi 28 février, l’ap...
23/01/2026

Suite à mon précédent post et à vos retours, c’est officiel 😊

Le Funéraire Autrement aura lieu le samedi 28 février, l’après-midi, à l’entreprise.

Un moment ouvert à tous, gratuit, pour :
découvrir l’entreprise et visiter les locaux
parler librement de la mort
aborder des questions concrètes et techniques
expliquer simplement mon métier, sans tabou, pour celles et ceux que ça intrigue ou questionne

👉 L’inscription est obligatoire via la billetterie (places limitées), le lien est juste ici ⬇️

Au plaisir d’échanger avec vous 🫶🏻

Depuis plus d’un an, je note des souvenirs et des anecdotes de mon métier pour écrire un livre. J’ai commencé à en parta...
22/01/2026

Depuis plus d’un an, je note des souvenirs et des anecdotes de mon métier pour écrire un livre. J’ai commencé à en partager certaines sur les réseaux sociaux, mais mon but reste le même : montrer la réalité du métier. 👇🏻

Un soir, très t**d, j’ai été appelée avec un collègue pour un accident de voiture.
Un jeune venait de perdre la vie. Il venait d’avoir son permis, sa voiture, il venait de trouver un travail… il commençait tout juste sa vie.

Quand j’ai rencontré sa maman, elle venait d’avoir des jumeaux. Elle était épuisée, dépassée, perdue. Et puis perdre un enfant… ça ne devrait jamais arriver. Ce n’est pas normal. Ce n’est pas humain.

Le choc avait été violent, le corps très abîmé. On a fait des soins de conservation, avec un gros travail de reconstruction, surtout au niveau du visage. Avec beaucoup de délicatesse, on lui a expliqué qu’il faudrait éviter de toucher le visage de son fils. Même si, pour une maman, ne pas toucher son enfant est presque inconcevable. Elle a compris. Elle a respecté.

Et puis il y a eu ce moment que je n’oublierai jamais.
J’étais seule à l’agence quand elle m’a appelée. Elle pleurait, elle criait, elle paniquait.

Son mari venait d’arriver. Brisé. Anéanti.
Et dans sa douleur, il avait décidé de prendre le corps de leur fils, de le mettre dans sa voiture et de le ramener à la maison. Comme si, peut-être, ça pouvait le sauver.

Moi aussi, j’ai paniqué. J’étais jeune. J’étais seule.
J’ai appelé mon patron, qui m’a dit d’appeler les gendarmes.

Au téléphone, le gendarme a d’abord rigolé. Puis je lui ai vraiment expliqué. Et là, plus personne ne rigolait. Je lui ai dit qu’il y avait urgence, qu’il y avait eu un gros travail de reconstruction, et que s’il touchait ou déplaçait le corps de son fils, il risquait de ne plus être reconnaissable.

Les gendarmes sont intervenus. Ils ont réussi à calmer le papa. À le ramener, doucement, à la réalité.

Cette situation, je ne l’avais jamais vécue.
Et je crois que je ne l’oublierai jamais.
Parce que ce jour-là, il n’y avait pas de colère.
Il y avait juste un père qui refusait de laisser partir son enfant.

Et face à une douleur pareille, on ne réagit jamais tous de la même façon.
Je pense que perdre un enfant, ça dépasse tout ce qu’un être humain est censé pouvoir supporter.

Il y a trois ou quatre ans, j’ai eu à accompagner le décès d’un jeune homme.Un jeune très connu dans son village.Sportif...
21/01/2026

Il y a trois ou quatre ans, j’ai eu à accompagner le décès d’un jeune homme.

Un jeune très connu dans son village.
Sportif, apprécié, parti vivre à l’étranger, aux Antilles.
Son décès a eu lieu là-bas, et pour ses parents restés ici, comme pour toute la famille, la situation a rapidement été compliquée.
Une autopsie a été demandée.

En France déjà, les délais peuvent être longs, les médecins légistes n’étant pas très nombreux.
Aux Antilles, il n’y en avait tout simplement pas sur place.
Il a donc fallu qu’un médecin légiste vienne de métropole pour pouvoir procéder à l’autopsie.

Les jours ont passé, l’attente s’est allongée, devenant très difficile à vivre pour la famille.
Certains ont alors pris un billet pour se rendre sur place, afin de pouvoir se recueillir.
Mais dans le cadre d’un rapatriement par avion, une règle s’impose :
dès lors que l’on quitte un lieu, le cercueil doit être fermé.
Et une fois fermé, il ne peut plus être rouvert.

C’est pour cette raison qu’il existe des cercueils avec hublot.
Dans certaines situations, comme celle-ci, cela permet aux proches restés en France de pouvoir voir une dernière fois le défunt à l’arrivée, malgré la distance et les contraintes liées au rapatriement.

Puis sont venues les obsèques.
Il y avait tellement de personnes souhaitant être présentes qu’aucun lieu n’était assez grand.
Avec l’accord de la famille, nous avons donc fait un choix peu commun :
la cérémonie s’est déroulée sur le stade de foot du village.
Plus de 500 personnes étaient présentes, peut-être davantage.

Nous sommes partis à pied depuis le domicile de ses parents.
Un convoi s’est formé dans les rues du village.
Ses amis avaient mis de la musique.
Pas une musique “classique” d’obsèques, mais celle qu’il écoutait :
jeune, joyeuse, dynamique.
Nous avons traversé le village jusqu’au stade, où la cérémonie a eu lieu.

Je dois avouer que c’était une première pour moi de me retrouver face à autant de monde.
À cette période, mon patron était en congé, et j’étais entourée uniquement de mes collègues porteurs, que je remercie encore aujourd’hui pour leur aide, leur organisation et leur présence 🫶🏻
La cérémonie s’est ensuite poursuivie au cimetière.

Cette anecdote, je la partage aussi pour rappeler que dans le funéraire, chaque situation est différente.
Il existe des solutions méconnues, comme le cercueil avec hublot, qui peuvent avoir énormément de sens pour les familles, selon le contexte.

Parce que derrière les règles et les contraintes, l’essentiel reste toujours le même :
permettre aux proches de dire au revoir, du mieux possible.

🕊️ Ce qu’il faut savoir sur la toilette mortuaireBeaucoup d’idées circulent autour de la toilette mortuaire, et certaine...
21/01/2026

🕊️ Ce qu’il faut savoir sur la toilette mortuaire

Beaucoup d’idées circulent autour de la toilette mortuaire, et certaines peuvent inquiéter à tort. Il est important d’expliquer comment cela se passe réellement.

Lors d’une toilette simple, nous n’utilisons pas de colle pour fermer la bouche.
La fermeture est réalisée grâce à des techniques discrètes et professionnelles (ligature interne, ajustements précis), totalement invisibles de l’extérieur.

Pour les yeux, il ne s’agit pas non plus de colle. Après le décès, la déshydratation peut provoquer un léger creux. Nous utilisons alors de petites coquilles en plastique, adaptées à la forme de l’œil, afin de conserver un aspect naturel. Une crème grasse type vaseline est appliquée pour permettre à la paupière de rester fermée en douceur.

👉 Chez nous, aucune colle n’est utilisée, car elle peut abîmer la peau et laisser des marques.

Il peut également arriver que certains orifices (nez, bouche) soient mèchés, afin d’éviter toute régurgitation ou écoulement, même dans le cadre d’une simple toilette.

La toilette mortuaire comprend ensuite, si besoin :
un rasage,
l’habillage,
la coiffure,
et une présentation respectueuse et apaisée.

Chaque geste est réalisé avec dignité, respect et humanité, pour préserver l’image du défunt et accompagner les familles avec douceur.

❄️ La cellule réfrigérée, ou plus communément appelée les frigos, en chambre funéraire : un lieu méconnu mais essentiel ...
20/01/2026

❄️ La cellule réfrigérée, ou plus communément appelée les frigos, en chambre funéraire : un lieu méconnu mais essentiel ❄️

Dans chaque chambre funéraire, il y a la cellule réfrigérée, là où reposent les défunts dans des conditions optimales. La température y est maintenue entre 2 et 4 °C, afin de ralentir le processus naturel et de respecter la dignité de la personne.

Selon les circonstances du décès, il est parfois préférable que le défunt repose quelques temps dans cette cellule avant la mise en bière ou les soins funéraires. Par exemple, dans les hôpitaux, le passage en chambre mortuaire est bien souvent inévitable, et donc le défunt finit par reposer dans une cellule réfrigérée.

Chez nous, nous disposons de six places, dont trois XXL, car malheureusement, les personnes sont de plus en plus corpulentes et nous devons pouvoir les accueillir dignement. Nous avons aussi une cellule négative, qui sert à congeler les corps en cas de décomposition avancée ou lorsque le temps d’une enquête le nécessite.

Chaque cellule est équipée d’un système de sécurité, avec une petite poignée verte à l’intérieur. Et pour ceux qui se demandent toujours, « au cas où on se réveille, comment on fait ? »… eh bien voilà, il y a une petite poignée à l’intérieur 😏.

En réalité, elle est principalement là pour le personnel, au cas où la porte se refermerait derrière eux lors du nettoyage.

Il y a des scènes qu’on n’oublie jamais...Un jour, on m’a demandé d’aller chercher un bébé décédé, dans une clinique spé...
20/01/2026

Il y a des scènes qu’on n’oublie jamais...

Un jour, on m’a demandé d’aller chercher un bébé décédé, dans une clinique spécialisée pour les enfants, bien connue dans notre région.
C’était la première fois que je m’y rendais. Je ne savais pas à quoi m’attendre.

En arrivant, je suis entrée par l’entrée principale.
Celle où les enfants arrivent avec leurs parents.
En taxi, en ambulance, parfois en courant, parfois en pleurant.
J’étais au cœur de l’hôpital, entourée de vie… et je cherchais la mort.

J’ai tourné, encore et encore.
Aucune chambre mortuaire visible.
Finalement, ce sont les agents de l’entrée qui m’ont indiqué un tout petit chemin, sur le côté. Discret. Presque caché.
Un numéro de téléphone. Pas de personnel sur place. Il fallait appeler pour que quelqu’un vienne ouvrir.

Et puis il est arrivé.
Un homme, très sympathique de prime abord.
Une vieille fourgonnette bleue.
Une tenue de travail blanche, usée.
Il m’a saluée chaleureusement, comme si on se connaissait, comme si j’étais là tous les jours.
Il est arrivé vite, très vite, dans une cour sans visibilité.

Puis il m’a regardée sortir mon brancard et m’a dit, naturellement :
« Non, laisse tomber, t’en auras pas besoin. Et puis il y a des marches. »
Une dizaine.
Un escalier étroit.
On descendait comme dans une cave.

Ma mission était simple : récupérer un enfant d’un an et quelques mois, décédé des suites d’une maladie.
Vérifier qu’il portait bien son petit pyjama bleu.
Récupérer son doudou.

Et là… la scène.
Il a ouvert la porte de la cellule réfrigérée.
Sorti l’enfant, enroulé dans un drap.
Et il me l’a mis dans les bras.
Comme ça.
Sans housse.
Sans précaution.
Sans un mot.
Comme si on me tendait quelque chose d’inerte.
Comme si on me passait un objet.
Pas un enfant.

J’ai vérifié discrètement le pyjama.
Demandé le doudou.
Je suis montée dans le véhicule.
Je suis restée un moment avant de repartir.
Mais je savais que le temps comptait.
Des soins de conservation étaient prévus.
Et surtout… ses parents l’attendaient pour venir le voir.

Je n’ai rien contre cet agent.
Vraiment.
Mais le jour où ce métier ne me fera plus rien,
le jour où je deviendrai imperméable à ce point,
je crois que j’arrêterai de moi-même.

On me dit souvent :
« Avec le temps, ça ne te fait plus rien. »
Ce n’est pas vrai.
On ne s’habitue pas à la mort.
On apprend seulement à l’anticiper.
À lire les visages.
À savoir où l’émotion va surgir.

Et non, enterrer un enfant ne sera jamais la même chose
qu’accompagner une personne âgée décédée paisiblement dans son sommeil.

Ce jour-là, cet enfant m’a été donné comme un sac qu’on dépose.
Et cette image ne m’a jamais quittée.
Parce que dans ce métier,
le jour où l’on ne ressent plus rien…
c’est peut-être qu’on a déjà perdu quelque chose de très précieux.

🧤🩺 Déchets à risques infectieux : un aspect méconnu du funéraireDans le funéraire, notre travail ne s’arrête pas à l’acc...
19/01/2026

🧤🩺 Déchets à risques infectieux : un aspect méconnu du funéraire

Dans le funéraire, notre travail ne s’arrête pas à l’accompagnement des familles.
Lorsqu’une toilette mortuaire ou un soin de conservation est pratiqué, cela génère des déchets très particuliers.

Il ne s’agit pas de simples « poubelles ».
Ce sont des déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) :
gants, compresses, champs, protections, matériel à usage unique…

Des déchets qui peuvent avoir été en contact avec le défunt, du sang, des fluides corporels, parfois des selles.

👉 Pour des raisons évidentes de sécurité sanitaire, ces déchets sont strictement réglementés.
Ils sont collectés dans des contenants spécifiques, fermés, identifiés, et pris en charge par une entreprise spécialisée qui assure leur traitement par incinération.

Tout cela répond à des normes précises, contrôlées, et a bien entendu un coût, souvent invisible pour le public.

Mais c’est une étape indispensable pour protéger :les professionnelsles familleset l’environnement

Le funéraire, c’est aussi ça :
un métier discret, rigoureux, encadré, où chaque geste compte, même ceux que l’on ne voit pas.

💬 Suite à vos nombreuses réactions concernant l’accès aux obsèques…Vos retours ont été nombreux, parfois très forts, et ...
19/01/2026

💬 Suite à vos nombreuses réactions concernant l’accès aux obsèques…

Vos retours ont été nombreux, parfois très forts, et je comprends totalement les émotions que ce sujet peut réveiller. Il me semble important d’apporter quelques précisions, cette fois sur le plan légal et pratique, en tant que professionnelle du funéraire :

👉 Oui, dans un lieu privé, l’accès peut être refusé à certaines personnes.
👉 Mais dans un lieu public (église, cimetière communal, crématorium…), il n’est légalement pas possible d’interdire l’entrée à quelqu’un, même si sa présence est jugée déplacée, douloureuse ou mal vécue par la famille.

À cela s’ajoute un point essentiel que beaucoup oublient :
Les avis de décès publiés dans la presse locale ou en ligne annoncent une date, une heure, un lieu.
De fait, ils invitent implicitement toute personne qui se sent concernée à venir. Les obsèques deviennent alors, qu’on le veuille ou non, des cérémonies à caractère public.

⚠️ Dans ces conditions, nous ne pouvons pas “faire la police”.
Ni les pompes funèbres, ni les officiants.

Nous ne connaissons pas les conflits familiaux
Nous ne savons pas qui est invité ou non
Et nous n’avons aucun droit légal d’empêcher quelqu’un d’entrer dans une église ou un cimetière
Et je le dis clairement : ce n’est pas notre rôle.

Lorsque les tensions sont trop fortes, que les rancœurs sont connues, que le risque de débordement existe, la seule vraie solution pour protéger les proches, c’est souvent :
👉 des obsèques dans l’intimité
👉 sans parution publique
👉 et ce sont alors les proches eux-mêmes qui préviennent uniquement les personnes conviées

Ce n’est pas un choix facile.
Mais parfois, c’est le seul moyen de garantir un hommage paisible, respectueux, et centré sur l’essentiel : le défunt et ceux qui l’aiment sincèrement.

Merci pour vos échanges, même quand ils sont vifs.
Parler de la mort, c’est aussi parler des relations humaines… et elles sont rarement simples.

19/01/2026

💭 Donner son corps à la science — ce que c’est vraiment

Le don du corps à la science est une démarche volontaire et réfléchie, faite de son vivant. Il ne s’agit pas d’une décision laissée à la famille après le décès mais d’un consentement signé et formalisé de votre vivant auprès d’une structure habilitée (généralement une faculté de médecine ou un centre de don)

👉 Cela ne doit pas être confondu avec le don d’organes (qui vise à sauver des vies de personnes malades) : ici, le corps complet est mis à disposition pour l’enseignement médical et la recherche (anatomie, recherche chirurgicale, formation des professionnels de santé, etc.).

Comment ça se passe concrètement ?
Avant tout :
✔ Vous prenez contact avec l’établissement de don et recevez un document explicatif.
✔ Vous exprimez votre volonté par écrit (lettre ou formulaire fourni) et signez.
✔ On vous remet une carte de donneur que vous conservez et gardez sur vous.
✔ Vous pouvez à tout moment changer d’avis tant que vous êtes vivant.

Important : certaines conditions peuvent, dans de rares cas, empêcher l’acceptation du corps (par exemple si le décès nécessite une mise en bière immédiate pour raisons médico-légales ou infectieuses)

Après le décès — que devient le corps ?
🔹 Le corps est pris en charge par l’établissement qui l’a accepté : transport, conservation et utilisation pour la formation ou la recherche sont assurés sans frais pour les proches.
🔹 La famille n’a généralement pas le corps en charge et il n’y a pas à prévoir de cérémonie funéraire ou obsèques classiques avec corps présent.
🔹 À la fin des travaux, le corps est crématisé ou inhumé selon votre souhait ou celui exprimé dans votre accord, les cendres peuvent être rendues à vos proches si vous l’avez prévu, ou, à défaut, un lieu de dispersion ou mémorial peut être prévu par l’établissement.

👉 Cela signifie que, dans la plupart des cas, la famille ne récupère pas le corps, et une cérémonie avec corps n’a pas lieu. C’est bien pour cela qu’il est essentiel d’en parler avec vos proches à l’avance, pour qu’ils comprennent votre choix et sachent quoi faire le moment venu.

Un moment de recueillement peut néanmoins exister
Certaines facultés ou centres organisent une cérémonie annuelle d’hommage aux donneurs à laquelle les familles peuvent être invitées — un moyen de rendre hommage et de remercier ceux qui ont fait ce geste altruiste.

En résumé
- Le don du corps à la science est un acte volontaire de son vivant
- Il aide l’enseignement et la recherche médicale
- Il se fait sans coûts pour la famille
- Il ne nécessite pas la récupération du corps pour des funérailles
- Il doit être clairement expliqué à vos proches

« Les gens sont vraiment méchants… ou juste en grande souffrance ?»Dans le funéraire, on le voit trop souvent.Lors d’obs...
16/01/2026

« Les gens sont vraiment méchants… ou juste en grande souffrance ?»

Dans le funéraire, on le voit trop souvent.
Lors d’obsèques, certains veulent décider qui a le droit ou non d’être là.
Qui est légitime pour dire au revoir.
Qui ne le serait pas.
Mais le deuil n’est pas une compétition.
Et une cérémonie n’est ni un tribunal, ni un ring de boxe.
(Et croyez-moi, je sais de quoi je parle.)

La plupart du temps, ce n’est pas de la méchanceté pure.
C’est de la douleur brute.
De la colère.
Une tristesse si forte qu’elle fait naître des certitudes… parfois fausses.

Il y a quelques mois, une femme ne voulait absolument pas que le meilleur ami du défunt assiste à la cérémonie.
Elle était convaincue qu’il avait tenu des propos blessants.
En réalité, personne n’avait rien dit.
La douleur avait simplement inventé une histoire là où il n’y en avait pas.
Et quand l’émotion est retombée, tout s’est très bien passé.

De notre côté, nous ne sommes pas la police.
Notre rôle, la plupart du temps, est simplement de rappeler l’essentiel :
🕊️ Une cérémonie est un moment d’hommage.
🕊️ Le respect doit passer avant tout.
🕊️ Et chacun a le droit de faire son deuil, à sa manière.

Chaque personne a une histoire différente avec le défunt.
Certains liens sont visibles, d’autres beaucoup plus discrets.
Et bien souvent, on ignore tout de ce qui s’est réellement joué entre deux êtres.

Et puis, pour la petite touche personnelle : le dernier enterrement dans ma famille, il y a quelques années, s’est terminé en règlement de comptes… et en bagarre.
Autant dire que ce n’est pas un souvenir que j’ai envie de revivre, ni pour moi, ni pour les familles que j’accompagne.

Aujourd’hui, sur le terrain, je le ressens souvent avant même que les mots soient posés.
L’ambiance est palpable.
Les tensions sont là, parfois silencieuses, parfois lourdes.
La plupart du temps, les gens savent quand même faire un effort.
Mettre de l’eau dans leur vin.
Laisser leur rancœur de côté, au moins le temps d’un instant, par respect pour le défunt.

Mais parfois, il suffit de peu.
Une parole mal interprétée.
Un regard de travers.
Et tout peut déraper.

C’est pour ça que j’essaie, autant que possible, de rappeler le cadre et le sens du moment.
Parce qu’on sait comment une cérémonie commence…
mais jamais vraiment comment elle peut finir.

Ces dernières semaines, ces derniers mois, j’ai eu l’occasion d’échanger, d’accompagner, de conseiller et d’informer de ...
15/01/2026

Ces dernières semaines, ces derniers mois, j’ai eu l’occasion d’échanger, d’accompagner, de conseiller et d’informer de nombreuses personnes, que ce soit lors d’un décès, pour des contrats obsèques, des monuments, ou simplement à travers mes publications et partages sur le web.

Si ce que je fais, ce que j’explique et la manière dont j’aborde le funéraire ont pu vous aider, vous rassurer ou vous éclairer, et si vous en avez la possibilité, vous pouvez laisser un petit avis sur Google.

Vos témoignages sont précieux : ils me permettent d’être plus visible et surtout d’aider d’autres personnes à trouver une entreprise de pompes funèbres humaine, transparente et sans tabou, lorsqu’elles en ressentiront le besoin.

Merci sincèrement pour votre confiance 🤍

5.0 ⭐ · Funeral home

En 2026, il y a encore des sujets qui restent étrangement fâcheux.Cette semaine, lors d’une cérémonie religieuse, nous a...
14/01/2026

En 2026, il y a encore des sujets qui restent étrangement fâcheux.

Cette semaine, lors d’une cérémonie religieuse, nous arrivons à l’église.
La famille prend quelques minutes pour se garer. Rien d’exceptionnel, rien d’irrespectueux.

Le prêtre est déjà sur le parvis, visiblement agacé.
Je le salue, nous nous excusons du léger ret**d et tentons de nous installer au plus vite pour ne pas perturber la cérémonie.

Il s’approche et nous demande si nous sommes « les agents de pompes funèbres ».
Nous sommes deux femmes.
Je réponds oui.
Poignée de main, suivie d’une remarque sèche :
« On dit bonjour, nous, ici. »
Sauf que… le bonjour avait déjà été dit.

Et que ce n’est ni la première fois que je vais dans cette église, ni la première fois que je vois ce prêtre.
Cela fait presque 14 ans que j’y accompagne des familles endeuillées.
À la fin de la cérémonie, aucun au revoir.
Rien.

Et je ne peux m’empêcher de constater une chose :

– des pompes funèbres dirigées par des femmes
– un cercueil accompagné par quatre femmes de la famille
Visiblement, ça dérange encore.

Ce métier, je l’exerce avec respect, dignité et humanité.
Peu importe le genre.
Peu importe qui porte le cercueil.
Ce qui compte, c’est l’accompagnement des familles, pas les idées figées d’un autre temps.

Il serait peut-être temps, même en 2026, de se poser la question :
👉 ce qui dérange vraiment… est-ce le ret**d de quelques minutes,
ou le fait que ce soient des femmes à la place que l’on n’attend pas ?

Et ce n’est pas la première fois que je prends la parole ici sur ce sujet.
Si j’en parle à nouveau, ce n’est pas par provocation, mais parce que c’est nécessaire.

Depuis des années, j’explique l’importance de la place des femmes dans le métier funéraire.
Elles sont de plus en plus nombreuses à se lancer, à diriger, à accompagner, avec courage, professionnalisme et humanité. Et je les encourage vivement.

Les mentalités évoluent, oui… mais pas assez vite.
Alors tant qu’il faudra rappeler que la compétence, le respect et la dignité n’ont pas de genre, je continuerai à le faire.
Parce que les états d’esprit doivent changer !

👇🏻 Sur cette belle photo, au milieu notre superbe photographe Studio Savalle - Photographe Romorantin et Marie qui représente l'association Janaza Romorantin 41 avec qui nous travaillons en partenariat 🫶🏻

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60 Rue Aristide Boucicaut
Pruniers
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Lundi 09:00 - 18:00
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