Larzul Julien

Larzul Julien Je vous propose trois options thérapeutiques ou d’accompagnement. La thérapie individuelle es...

Les charges émotionnelles traversent vos journées sans que vous vous en rendiez toujours compte.  Chaque charge émotionn...
31/01/2026

Les charges émotionnelles traversent vos journées sans que vous vous en rendiez toujours compte.
Chaque charge émotionnelle est un moment de vie qui vient raviver un endroit sensible en vous, une blessure ancienne où vous n’avez pas été entendu, reconnu, accueilli.

Lorsque, du matin au soir, ces charges s’accumulent, elles finissent par saturer votre espace intérieur. Le soir venu, il ne reste presque plus de place pour la joie, pour le simple fait de sentir la vie en vous. Votre corps, lui, n’a plus vraiment la possibilité de se relâcher ou de se détendre.

Physiquement, cela peut se traduire par les mâchoires qui se serrent, comme si elles retenaient des mots que vous ne savez pas comment exprimer, ou que vous ne savez même plus formuler. Dans le même temps, votre cerveau s’emballe, se met en suractivité pour tenter, à sa manière, de soulager cette blessure en quête de réparation.

Quand vous êtes dans cet état-là, le premier pas n’est pas de “faire plus”, mais simplement de reconnaître ce que vous traversez. Mettre des mots sur la difficulté, vous le dire à vous-même, ouvre déjà un espace de relâchement. Le corps commence alors, peu à peu, à desserrer les tensions.

C’est la répétition de ces petits gestes de conscience, ces retours à soi, qui permet une véritable réparation. Et parfois, se laisser accompagner par un professionnel de santé ou un thérapeute aide à trouver les bons mots pour dire les maux, pour enfin donner une voix à ce qui, depuis longtemps, cherchait à être entendu.

On porte tous trois mondes en nous :  l’enfant, l’adulte… et parfois l’enfer du mature.👶 Le monde de l’enfant  C’est le ...
30/01/2026

On porte tous trois mondes en nous :
l’enfant, l’adulte… et parfois l’enfer du mature.

👶 Le monde de l’enfant
C’est le monde de l’instant, du jeu, de l’imagination.
L’enfant en nous veut être aimé, rassuré, reconnu.
Quand il a été blessé, il continue de crier à l’intérieur :
« Regarde-moi, protège-moi, aime-moi. »

🧑 Le monde de l’adulte
L’adulte, c’est celui qui apprend à prendre soin de lui,
à assumer ses choix, à poser des limites,
à aimer sans se perdre, sans fuir dès que ça devient difficile.
Devenir adulte, ce n’est pas tuer l’enfant en soi,
c’est le prendre par la main et lui dire :
« Je suis là maintenant, je m’occupe de nous. »

🔥 L’enfer du mature
La maturité, c’est voir le monde tel qu’il est :
les injustices, les pertes, la finitude, les rêves brisés.
Cette lucidité peut devenir un enfer
si elle n’est pas accompagnée de douceur, de sens
et de compassion pour soi.

Mon chemin de vie, c’est justement ça :
reconnaître ces trois mondes en moi
et apprendre à créer un langage entre eux.
Laisser l’enfant exprimer ses besoins,
laisser l’adulte poser des actes concrets,
laisser le mature donner du sens à tout ce que j’ai vécu.

Plus j’avance, plus je comprends que grandir,
ce n’est pas choisir un seul monde et rejeter les autres,
c’est apprendre à les faire dialoguer,
jusqu’à ce que ma vie devienne une conversation honnête
entre ce que j’ai été, ce que je suis
et ce que je deviens.

Nous voilà déjà jeudi. Encore quelques jours à tirer avant de pouvoir déclarer la semaine officiellement décédée.  Alors...
29/01/2026

Nous voilà déjà jeudi. Encore quelques jours à tirer avant de pouvoir déclarer la semaine officiellement décédée.
Alors dites-moi : qu’est-ce qui se passe en vous quand vous réalisez que lundi est déjà en embuscade, quelque part derrière le week-end, prêt à vous sauter dessus avec son réveil à 7h ?

Et ce week-end, honnêtement, vous aurez combien de temps pour vous ? Du vrai temps. Pas “j’ai 8 minutes entre deux mails et une lessive”, mais du temps pour relâcher, traîner, ne rien faire, regarder le plafond et vous demander si ce nuage ressemble plus à un lapin ou à votre patron.

Dans ce monde réglé en vitesse x2, le temps a pris toute la place : on le gère, on l’optimise, on le traque, on le perd, on le culpabilise… Et cette grande machine infernale ne vous laisse même plus vivre le seul moment qui existe vraiment : maintenant.
Résultat : on court partout, mais on ne sait plus s’asseoir.

Être présent à soi, c’est aussi savoir souffler. S’offrir le luxe suprême : ne rien faire. Absolument rien.
Aujourd’hui, “ne rien faire” est presque devenu une discipline officielle, une sorte d’école de l’oisiveté où l’on réapprend des choses essentielles : écouter son corps, écouter sa tête, et parfois, ne rien écouter du tout.

En résumé : vous avez le droit de décrocher, de glander, de temporiser. Le week-end ne devrait pas être une micro-pause entre deux sprints… mais un art subtil de ne pas être productif.

Nous utilisons beaucoup de mots comme « se rencontrer », « s’aimer », « bienveillance ».Ces termes reviennent sans cesse...
28/01/2026

Nous utilisons beaucoup de mots comme « se rencontrer », « s’aimer », « bienveillance ».
Ces termes reviennent sans cesse dans nos échanges, ils prennent beaucoup de place dans notre langage.
Mais que veulent-ils vraiment dire ?
S’ils restent seulement des mots, dits comme ça, sans être incarnés dans notre vie, ils ne signifient pas grand-chose.
Pour leur donner du sens, il est essentiel, à mes yeux, de les inventer pour soi : c’est-à-dire les expérimenter, puis les éprouver dans son propre vécu.
Si nous ne enchaîrons pas les mots au corps, si nous ne les mettons pas dans la chair, dans nos gestes et nos actes,
ils perdent leur portée.
Nous vivons nos émotions dans nos corps, pas dans notre tête.
Aujourd’hui, je dirais que le véritable défi de notre société est de remettre du sens dans nos vies.
Non pas continuer dans une consommation effrénée du « vouloir vivre »,
mais apprendre à vivre pleinement, pour ne plus être freiné dans notre capacité à être présent… au présent.

Chercher sa place, c’est accepter de se choisir. Depuis tout petit, on nous demande de répondre aux attentes de l’autre....
27/01/2026

Chercher sa place, c’est accepter de se choisir. Depuis tout petit, on nous demande de répondre aux attentes de l’autre. Mais qui est cet autre, et qui est ce « on » qui prétend savoir pour nous ?

Revenir à soi, à ses besoins et à ses priorités, devient aujourd’hui un acte de liberté intérieure. C’est refuser d’être aspiré par ce que « l’on » pense ou ce que « l’autre » attend, pour enfin écouter sa propre voix.

Qui serait l’autre pour décider à notre place ? Qui serait ce « on » pour se positionner à votre place ? Se choisir, c’est se reconnaître comme la seule personne légitime pour mener sa vie. C’est s’offrir l’espace nécessaire pour passer en premier, non par égoïsme, mais par fidélité à ce que l’on est vraiment.

Se choisir, c’est choisir la liberté d’être soi.

✨ Nouvelle table au cabinet ✨  La nouvelle table Lounge Vital Tech est arrivée au cabinet.  Elle vient renforcer la qual...
23/01/2026

✨ Nouvelle table au cabinet ✨

La nouvelle table Lounge Vital Tech est arrivée au cabinet.
Elle vient renforcer la qualité de l’accompagnement que je vous propose déjà, en cabinet et via mon site julienlarzul.com.

Infrathérapie®, position zéro gravité, immersion sonore et vibratoire :
tout est pensé pour soutenir en profondeur le travail réalisé pendant les séances.

Concrètement, cette table permet de :
• Favoriser une relaxation profonde et rapide
• Diminuer les tensions et le stress
• Améliorer la circulation et la récupération
• Soutenir les processus de régénération du corps
• Offrir une vraie sensation de légèreté et de recentrage

Vous la verrez dès votre arrivée : elle fait désormais partie intégrante de mon dispositif d’accompagnement.
Mon intention est claire : vous offrir un cadre encore plus précis, plus complet et plus efficace pour votre mieux-être.

Pour mieux comprendre mon approche et ce que nous pouvons travailler ensemble :
👉 julienlarzul.com

Je vous accueille bientôt au cabinet pour découvrir cette nouvelle expérience.

Jeudi, c’est permis !À 18 ans, on passe le permis, on commence à conduire et l’on choisit un véhicule pour se déplacer e...
22/01/2026

Jeudi, c’est permis !
À 18 ans, on passe le permis, on commence à conduire et l’on choisit un véhicule pour se déplacer et se protéger. Ces gestes, qui paraissent anodins, ne le sont pourtant pas. Ils marquent un moment fondateur de notre vie.
Car derrière cette première voiture, il y a une question plus profonde : avec quel « véhicule » avançons-nous dans l’existence ? Notre corps, nos valeurs, nos choix de vie… tout cela forme le moyen de transport qui nous porte chaque jour.
Alors, si c’est permis pour vous aujourd’hui, posez-vous la question :
quel véhicule vous autorisez-vous à choisir pour vivre, grandir et vous sentir en sécurité

Les suites de l’aventure de lumière Sur les flancs d’une colline où s’alanguissent les vents,  Lumière monte en silence,...
21/01/2026

Les suites de l’aventure de lumière

Sur les flancs d’une colline où s’alanguissent les vents,
Lumière monte en silence, un secret sur les dents.
Son manteau la précède, la retient, la recule,
un nuage un peu trop lourd accroché à ses épaules.

Ce soir-là, quelque chose a changé.
Là où autrefois elle aurait simplement serré les poings
et continué à faire « comme si »,
elle vient de faire un geste que peu d’humains osent :
elle a regardé en face ce qui la protégeait
et, en tremblant, elle a accepté de s’en défaire.

En redescendant de la colline,
Lumière porta une main à sa poitrine.
Là où le manteau appuyait autrefois,
il n’y avait plus que la peau nue de ses émotions.

Chaque pas la faisait douter.
Sans ce vieux « je n’ai besoin de personne »,
qui allait l’empêcher de souffrir ?
Qui allait la tenir debout les soirs de tempête ?

Le loup marchait à côté d’elle,
parfois à peine visible,
comme une ombre claire
au bord de son regard.

— Et maintenant ? demanda-t-elle.
Qu’est-ce que je suis censée faire,
sans mon manteau ?

Le loup tourna sa tête vers elle,
ses yeux jaunes accrochant un reflet d’étoile.

— Maintenant, répondit-il,
tu vas rencontrer le monde autrement.
Et tu vas surtout te rencontrer toi,
là où tu croyais n’être que manque.

Ils atteignirent le bas de la colline.
Là, un chemin se dessinait,
à peine tracé dans la terre.
Sur ce chemin, parfois,
on devinait l’empreinte d’autres pas,
venus avant elle.

Lumière hésita.

— Si je croise quelqu’un,
murmura-t-elle,
comment je vais faire pour ne pas remettre le manteau ?
Je sais bien comment ça se passe :
un regard, un mot de travers,
et tout remonte.
La colère, la méfiance, le repli.

Le loup ne répondit pas tout de suite.
Il s’arrêta, huma l’air,
comme s’il cherchait quelque chose d’invisible.

— Tu ne peux pas empêcher la peur de revenir,
dit-il enfin.
Mais tu peux apprendre à la reconnaître
au lieu de la devenir.

Lumière fronça les sourcils.

— Qu’est-ce que ça veut dire ?

— Quand tu portais ton manteau,
chaque fois que quelqu’un te blessait,
tu disais : « C’est lui le problème. Elle, le problème. Eux, le problème. »
Et tu te serrais encore plus dans le tissu du
« Je n’ai besoin de personne ».

Le loup la regarda avec une douceur inflexible.

— En réalité, ce qui faisait le plus mal,
ce n’était pas l’autre.
C’était la partie de toi
que sa présence réveillait.
La partie qui avait appris, un jour,
que demander de l’aide était dangereux,
que montrer ta peine était trop.

Ils reprirent la marche.
Le chemin passait maintenant près d’un petit lac,
où le ciel venait se mirer.

Lumière s’y pencha.
Elle vit son visage dans l’eau :
les yeux encore rougis,
les joues un peu creusées,
mais aussi une lueur nouvelle,
un éclat qu’elle ne savait pas encore nommer.

— Alors l’autre,
demanda-t-elle doucement,
il n’est jamais vraiment responsable
de ce que je ressens ?

Le loup s’assit au bord de l’eau,
et son reflet vint se mêler au sien.

— L’autre peut être maladroit, injuste, violent parfois,
répondit-il.
Mais la façon dont cela te traverse,
la façon dont ça t’arrache ou te ferme,
ça, c’est ton monde intérieur qui parle.

Il marqua une pause.

— L’autre est un miroir.
Pas toujours un miroir agréable,
pas toujours un miroir juste,
mais un miroir tout de même.

Lumière sentit une résistance en elle.

— Donc… si j’ai mal,
ce serait “ma faute” ?

Le loup secoua la tête.

— Non.
Ce n’est pas une question de faute.
C’est une question de responsabilité.
Ta souffrance n’est pas une punition,
c’est un langage.
Elle te montre où, en toi,
il reste des manteaux, des armures,
des plaies qui n’ont pas été vues.

Le vent se leva légèrement,
faisant frissonner la surface de l’eau.

— Tant que tu crois que l’autre
est la source de toute ta douleur,
poursuivit le loup,
tu restes enfermée dans une attente :
qu’il change, qu’il comprenne, qu’il répare.
Et tu t’éloignes de la seule chose
sur laquelle tu as vraiment du pouvoir :
ta façon de te rencontrer toi-même
à travers ce qui se réveille.

Lumière sentit ces mots descendre lentement en elle,
comme des pierres jetées dans un puits.
Ils mettraient du temps à toucher le fond,
mais elle savait qu’ils finiraient par y arriver.

— Mais c’est injuste,
dit-elle après un silence.
C’est comme si tout revenait toujours à moi.
À ce que je dois comprendre,
à ce que je dois traverser.

Le loup inclina la tête.

— Ce n’est pas “injuste”.
C’est intime.
Personne ne peut savoir à ta place
ce qui se passe en toi.

Il sourit d’un sourire que seuls les loups savent faire.

— Dis-moi, Lumière,
qui d’autre que toi sait exactement
quand tu as besoin d’aller aux toilettes ?

Elle le regarda, surprise,
puis un rire lui échappa,
aigu, un peu nerveux.

— Personne, évidemment.
Même pas ma mère.

— Voilà, répondit le loup.
Ton monde intérieur, c’est pareil.
Personne ne peut sentir à ta place
la nuée de pensées,
la morsure d’une peur,
la brûlure d’une humiliation,
le poids d’une solitude.

Ils se remirent en route.
Le sentier s’enfonçait maintenant
dans un petit bois où les arbres
faisaient comme une voûte au-dessus de leurs têtes.

— Tant que tu attends des autres
qu’ils devinent, qu’ils réparent,
tu restes enfant dans ta propre histoire,
dit le loup.
Mais le jour où tu comprends
que ta souffrance est un message
qui parle de toi à toi,
alors quelque chose change :
tu peux commencer à mettre des mots
là où, avant, il n’y avait que des maux.

Lumière effleura du bout des doigts
l’écorce d’un arbre.
Elle sentit sous sa main les sillons,
les années, les cicatrices du bois.

— Mettre des mots aux maux…
répéta-t-elle,
comme on goûte un fruit nouveau.

— C’est l’un des secrets de ta colline intérieure,
répondit le loup.
Et c’est aussi le secret de la thérapie.

Ils s’arrêtèrent au pied d’un arbre plus large que les autres,
dont les racines formaient presque un fauteuil naturel.

— Assieds-toi,
dit le loup.
Ici, c’est un endroit où beaucoup d’humains
viennent sans le savoir.
Chaque fois qu’ils commencent à se dire :
“Ce que je vis a un sens,
même si je ne le comprends pas encore.”

Lumière s’installa entre les racines.
Le sol était frais,
mais étrangement accueillant.

— La thérapie,
continua le loup,
ce n’est pas un endroit où l’on va
pour que quelqu’un “répare” notre vie.
C’est un lieu où, à deux,
on apprend à regarder le miroir
sans se détester,
sans fuir.

Ses yeux se firent plus profonds.

— C’est un espace où l’on t’aide
à entendre ce que ta souffrance raconte,
sans te juger,
sans te presser.
Un espace où, petit à petit,
tu peux relier ce que tu vis à l’intérieur
à ce qui se passe à l’extérieur.

Lumière sentit une émotion monter,
différente des précédentes.
Moins violente,
plus ronde.

— Faire du lien…
murmura-t-elle.
Entre moi et l’autre.
Entre ce que je vois en lui
et ce que ça réveille en moi.

Le loup acquiesça.

— Plus tu apprends à reconnaître
les manteaux que tu as portés,
les rôles que tu as pris,
les histoires que tu t’es racontées pour survivre,
plus tu peux rencontrer l’autre
sans lui faire payer ce passé.

Le bois autour d’eux semblait écouter.

— Et alors,
continua-t-il,
les rencontres changent :
tu n’es plus seulement en train
de te défendre de ce que tu crains,
tu peux commencer à t’ouvrir
à ce qui te nourrit.

Lumière laissa ces paroles la traverser.
Elle repensa à toutes les fois
où elle s’était éloignée de quelqu’un,
non pas parce qu’il était mauvais,
mais parce que sa simple présence
réveillait en elle une vieille douleur.

— Donc,
dit-elle lentement,
la difficulté ce n’est pas vraiment l’autre…
C’est ce que je vois de moi à travers lui,
et que je ne suis pas encore prête à regarder.

Le loup sourit.

— Tu commences à comprendre,
Lumière.

Un oiseau se posa sur une branche au-dessus d’eux,
la tête penchée,
comme s’il attendait la suite du conte.

— Quand tu croiseras quelqu’un
qui te met en colère sans “raison”,
quelqu’un qui t’agace,
qui te fascine ou qui t’effraie,
souviens-toi :
ce n’est pas seulement lui que tu regardes.
C’est une partie de toi
qui se manifeste à travers lui.

Il marqua un temps.

— Parfois, ce sera une blessure.
Parfois, un désir.
Parfois, une force que tu n’oses pas encore habiter.

Lumière sentit alors
que le vieux réflexe revenait :
celui qui disait
« Protége-toi, ferme-toi, pars. »

Mais au lieu de chercher son manteau,
elle posa une main sur son cœur.

— Et si j’ai peur de ce que je vais découvrir en moi ?
demanda-t-elle.

Le loup vint se coucher à ses pieds.

— Alors tu pourras te souvenir
que tu n’es pas obligée de le faire seule.
Il y a des humains dont c’est le métier
d’accompagner ces voyages intérieurs.
On les appelle thérapeutes,
psychologues,
psychanalystes,
et bien d’autres noms encore.

Ses yeux brillèrent d’une lueur malicieuse.

— Mais au fond,
ils font tous un peu la même chose :
ils t’aident à traduire le langage de ta souffrance,
à remettre de la lumière
là où tu ne voyais que du chaos.

Lumière resta silencieuse longtemps.
Dans sa poitrine,
l’espace grandissait,
comme une pièce dont on ouvrirait les fenêtres
après des années de nuit.

Elle pensa à toutes ces fois
où elle avait cru que l’autre
avait le pouvoir de la détruire.
Et peu à peu,
une autre phrase se forma en elle :

« L’autre a le pouvoir
de me révéler
là où j’ai encore besoin de me rencontrer. »

Cette pensée lui fit peur,
mais elle apportait aussi
une étrange sensation de liberté.

Le jour déclinait.
Le bois se teintait d’orange et de rose.

— Tu n’es pas obligée
de tout comprendre tout de suite,
dit doucement le loup.
Laisse ces idées vivre en toi,
comme des graines.
Elles germeront
chaque fois que tu seras tentée
de te blâmer toi,
ou de blâmer l’autre entièrement.

Il se releva,
étira ses pattes,
puis posa son museau contre la main de Lumière.

— Souviens-toi seulement de ceci :
personne ne peut sentir à ta place
le moment où ça devient trop,
où ça fait trop mal,
où ça déborde.
Mais tu peux apprendre
à écouter ces signaux
au lieu de les faire taire.

Lumière sentit un frisson parcourir sa colonne.
Elle se leva à son tour.

— Et chaque fois que j’oublierai,
demanda-t-elle,
tu reviendras ?

Le loup eut un regard rieur.

— Je ne te quitte jamais vraiment.
Je suis la partie de toi
qui sait déjà
que tu as le droit de ressentir,
le droit d’avoir besoin,
le droit de chercher de l’aide.

Il fit quelques pas en arrière,
se fondant peu à peu dans la lumière du sous-bois.

— Quand tu auras besoin de moi,
tu pourras fermer les yeux
et poser la main sur ton cœur.
Tu m’y trouveras,
dans un silence qui ne juge pas.

Lumière le regarda disparaître,
le cœur serré mais étrangement plus vaste.

Elle reprit sa route,
sans manteau,
avec pour seule boussole
ce nouveau lien avec elle-même.

Et ce soir-là,
alors que le ciel se couvrait de nuit,
elle comprit une chose
qui changerait à jamais sa façon
de marcher parmi les autres :

On ne guérit pas en changeant le monde autour de soi,
mais en apprenant à lire
ce que le monde réveille en dedans.

Et quelque part,
sur une autre colline intérieure,
il était une fois toi aussi,
au moment précis où tu commences peut-être
à reconnaître tes propres manteaux,
tes propres miroirs,
et cette petite voix en toi
qui murmure :

« Tu n’es pas coupable de ce que tu ressens,
mais tu peux devenir responsable
de la façon dont tu t’accompagnes
au milieu de ce que tu ressens. »

Et, qui sait,
peut-être qu’un soir,
au détour d’un chemin de ta vie,
tu sentiras, toi aussi,
un loup silencieux marcher à tes côtés,
t’invitant doucement
à mettre enfin des mots
sur tes anciens maux.

Le monde est fait de « commun » : de ces moments de rencontre avec l’autre où, en réalité, une partie de nous-mêmes se r...
21/01/2026

Le monde est fait de « commun » : de ces moments de rencontre avec l’autre où, en réalité, une partie de nous-mêmes se reflète.

Le plus difficile n’est pas d’aller vers l’autre, mais de reconnaître en quoi ce que nous voyons chez lui réveille une part de nous qui souffre.
Souvent, ce n’est pas l’autre qui nous fait reculer, mais ce que sa présence vient toucher à l’intérieur : une peur, une blessure, une ancienne histoire. Alors la rencontre se bloque, ou bien elle nourrit en nous une émotion négative à son égard.

Comme j’aime le rappeler : personne ne sait mieux que vous quand vous avez besoin d’aller aux toilettes, même pas votre mère. C’est la même chose pour la souffrance psychique : l’autre n’en est pas responsable. Il en est le miroir.

Quand on comprend cela, notre monde intérieur commence à devenir plus clair, plus lisible. On peut enfin le reconnaître, le voir, puis mettre des mots dessus.

C’est précisément le principe de la thérapie :
mettre des mots sur les maux,
faire du lien entre vous, votre vécu et la relation à l’autre.

Le monde n’attend pas et n’entend pas le passé.Si vous observez la nature, elle vit pleinement dans le présent.Ce qui es...
20/01/2026

Le monde n’attend pas et n’entend pas le passé.
Si vous observez la nature, elle vit pleinement dans le présent.
Ce qui est passé est déjà derrière nous : c’est quelque chose que nous avons perdu. Plus nous restons tournés vers le passé à chercher ce qui n’est plus là, plus nous nous éloignons de notre capacité à avancer vers le futur, et surtout à habiter pleinement le moment présent.
Quand quelque chose est perdu, aussi douloureux que ce soit, cela ne reviendra pas. Le seul chemin possible est alors celui du lâcher-prise, ce qu’on appelle le deuil.
Nous pouvons rester bloqués aussi bien sur la perte d’un être cher que sur la perte d’un objet. Souvent, c’est parce que l’enfant en nous n’a jamais vraiment appris à faire la différence entre les niveaux d’importance de ces pertes, ni à hiérarchiser ce qui compte le plus pour lui.
Commencer à comprendre et à intégrer ces mots en vous, c’est déjà faire un pas vers l’acceptation. C’est reconnaître avec douceur ce qui se passe en vous, sans jugement, et vous offrir la possibilité d’avancer à votre rythme.

Savoir ne rien faire, c’est physique.  C’est mon corps qui ralentit, mes épaules qui redescendent, ma respiration qui s’...
19/01/2026

Savoir ne rien faire, c’est physique.
C’est mon corps qui ralentit, mes épaules qui redescendent, ma respiration qui s’allonge.
C’est mon café du matin que je bois vraiment, sans le téléphone à la main, sans penser déjà à demain.

En ce début de semaine, je choisis de ne pas remplir chaque minute.
Je regarde par la fenêtre, je laisse mes pensées vagabonder, je m’autorise à n’être utile à rien… sauf à moi.

Rythmer ma vie, ce n’est pas toujours produire.
C’est alterner le plein et le vide, l’action et la pause, le bruit et le silence.
Ne rien faire, mais le vivre pleinement.
Parce que c’est souvent là que tout commence à l’intérieur.

Le dimanche, c’est un peu une parenthèse dans la semaine.Une journée pour ralentir, respirer, se recentrer sur l’essenti...
18/01/2026

Le dimanche, c’est un peu une parenthèse dans la semaine.
Une journée pour ralentir, respirer, se recentrer sur l’essentiel.
Et si vous en faisiez un moment pour écouter vos besoins, sans vous juger ?
Vous reposer si vous êtes fatigué·e, bouger si vous en avez envie, voir du monde… ou rester au calme.
Juste vous laisser porter par ce qui vous fait du bien, en douceur.
Prenez ce temps pour vous, vraiment.
Beau dimanche,

Adresse

4 Boulevard Creach Gwen
Quimper
29000

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 20:00
Mardi 09:00 - 20:00
Mercredi 09:00 - 20:00
Jeudi 09:00 - 18:00
Vendredi 09:00 - 20:00
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