Larzul Julien

Larzul Julien Je vous propose trois options thérapeutiques ou d’accompagnement. La thérapie individuelle es...

Vous vous sentez un peu « à bout de souffle » dans la vie ? 🌬️ Beaucoup d’entre nous retiennent inconsciemment leur resp...
09/04/2026

Vous vous sentez un peu « à bout de souffle » dans la vie ? 🌬️ Beaucoup d’entre nous retiennent inconsciemment leur respiration, bloquant notre diaphragme et ne respirant que par le haut de la poitrine. Cette « apnée » empêche une véritable relaxation corporelle et peut nous laisser déconnectés de notre vitalité.
Mais il existe un changement simple et puissant : reconnectez-vous à votre souffle et à la nature ! Lorsque nous laissons notre respiration s’approfondir, en engageant notre diaphragme, nous débloquons la relaxation et un profond sentiment d’être vivant.
La nature est un rappel constant de l’énergie vibrante de la vie – les bourgeons qui éclosent, les oiseaux qui chantent. En restant proches de la nature et attentifs à notre respiration, nous pouvons vraiment nous sentir vivants à nouveau.
Prenez un moment aujourd’hui pour respirer profondément, par le ventre, et sortez. Sentez la vie autour de vous, et en vous.
RespirationDiaphragmatique Reconnecter Vitalité

Le monde ne commence pas avec un regard perdu, comme celui d’un enfant qui vient de naître.  Nous arrivons avec une info...
07/04/2026

Le monde ne commence pas avec un regard perdu, comme celui d’un enfant qui vient de naître.
Nous arrivons avec une information claire et précieuse : celle de rester fidèles à notre propre valeur.

Et si, cette semaine, vous choisissiez de ne pas partir avec la morosité ?
Et si vous commenciez à réfléchir à un autre monde, celui que vous souhaitez vraiment ?

Un monde où tout serait possible.
Dire « tout est possible », ce n’est pas naïf, c’est une véritable technique intérieure :
elle vous permet d’aller chercher en vous vos ressources de créativité, de joie profonde,
et de laisser votre inconscient vous aider à élaborer vos rêves.

Comme on dit : « la nuit porte conseil ».

Alors, laissez-vous porter.
Imaginez votre futur.
Votre pensée est créatrice.

Et si vous commenciez aujourd’hui ?

05/04/2026

Parfois, j’ai l’impression qu’il y a quelque chose de vivant en moi, comme une source cachée qu’on n’entend qu’en tendant l’oreille.
Alors je poste cette cascade d’eau qui coule, pour faire le relais entre ce que j’ai écrit et ce que je ressens vraiment.
L’eau tombe, inlassable, elle suit son chemin sans se justifier.
Elle emporte avec elle les mots que je n’arrive pas à dire, les silences que je garde pour moi.
Dans chaque goutte, il y a une part de ce que je suis : mes peurs, mes espoirs, mes questions.
Si tu regardes bien, tu verras que cette cascade n’est pas qu’un paysage.
C’est mon cœur qui se déverse, doucement, sans bruit,
cherchant un endroit où couler librement, sans jugement,
juste pour exister

Le sens de l’argent, on en parle ? 🧐Dans un monde où tout s’accélère, il est facile de se sentir déconnecté de la vraie ...
04/04/2026

Le sens de l’argent, on en parle ? 🧐

Dans un monde où tout s’accélère, il est facile de se sentir déconnecté de la vraie valeur de l’argent, de son rôle, et même de pourquoi nous travaillons ou payons certaines choses. Cette perte de sens peut créer de la division et de l’incompréhension.

Et si on se reconnectait à l’essentiel ?

Nous vous invitons à un événement unique pour explorer ces questions, retrouver des repères et comprendre les enjeux économiques actuels. Un espace pour ouvrir le dialogue, pas pour juger, et pour vous aider à naviguer dans cette nouvelle société.

Rejoignez-nous les 24 et 25 avril à Pont-l’Abbé pour « L’Argent, le Sens et Vous » ! 🗓️

Découvrez comment la thérapie et l’expertise économique peuvent vous éclairer et vous donner les clés pour agir. Votre argent a un sens, et il est temps de le redécouvrir.

Le lien pour réserver ; https://my.weezevent.com/tu-vas-ou

Changement PontlAbbé Événement Finance Société Repères

02/04/2026

🍀🌟🤩Que de joie !! Respire Souris Vis vogue vers QUIMPER Dimanche 5 avril à 16h !
Merci à la superbe équipe Katorza - Quimper de nous offrir cet écrin ! Merci aux nombreux soutiens, aux partenaires, au distributeur Jupiter Films, au public ! ✨✨✨

Synopsis du documentaire : Une série de personnages, dont le célèbre maître zen Thich Nhat Hanh, interagissent et racontent un chemin initiatique à la fois intérieur et extérieur de la méditation. Qu'est-ce qui vaut la peine d'être vécu ? Quel sens donner à sa vie face à l'adversité ?

Gratitude à Françoise Le Mignon, professionnelle de yoga, méditation, MBSR et sophrologie, Gaïdic Guivarc'h - Sophrologue & Praticienne EMDR, Larzul Julien praticien en analyse psycho-organique, co-organisateur de la séance qui échangeront avec le public à l’issue de de la projection 🌟🎉

Un moment d’échange autour du sens, du ralentissement et du retour à soi. Un regard sur les liens entre pleine conscience, régulation émotionnelle et accompagnement thérapeutique.

Prêt(e) à déconnecter, observer et acquérir de nouvelles perspectives ? 🚀 Nous partageons une expérience unique en 4 pha...
02/04/2026

Prêt(e) à déconnecter, observer et acquérir de nouvelles perspectives ? 🚀 Nous partageons une expérience unique en 4 phases conçue pour vous aider à pratiquer le lâcher-prise et l’observation consciente.
Voici comment ça marche :
1. **Phase 1 : Lâcher prise et flâner (15 min)** 🚶‍♀️ Faites une promenade consciente dans votre quartier pour vous détendre et vous vider l’esprit. Cette « petite marche modificative » vous prépare à une observation impartiale.
2. **Phase 2 : Observer votre destination** 📍 Rendez-vous à un endroit choisi et observez votre environnement comme un « extraterrestre » le verrait pour la première fois – naturellement, sans jugement.
3. **Phase 3 : Découvrir des insights** ✉️ Après votre observation initiale, ouvrez une enveloppe mystérieuse pour obtenir de nouvelles informations et d’éventuelles propositions d’interaction.
4. **Phase 4 : Interagir et comprendre** 🤝 Échangez avec une personne extérieure à votre groupe pour enrichir votre compréhension et recueillir des perspectives diverses sur l’environnement.
Cet exercice vous encourage à distinguer l’analyse mentale du ressenti pur, en adoptant le « laisser-agir ». Il s’agit de sortir de votre routine et de voir le monde avec un regard neuf !
**Durée :** Au moins 1 heure.
Essayeriez-vous cette approche unique de la pleine conscience et de la découverte ? Partagez vos réflexions ci-dessous ! 👇
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Il était une fois, dans un pays où les cœurs savaient se cacher mieux que les voleurs,  quelqu’un qui croyait que l’amou...
31/03/2026

Il était une fois, dans un pays où les cœurs savaient se cacher mieux que les voleurs,
quelqu’un qui croyait que l’amour était une pluie à recevoir,
un miracle qui tombe du ciel si on reste bien immobile,
assez sage, assez gentil, assez conforme.

Pendant des années, cette personne a tendu les mains vers le dehors.
Elle scrutait les visages, les promesses, les gestes,
à la recherche du signe qui dirait enfin :
« Là, tu es aimé. Là, tu as réussi. »

Mais à l’intérieur, c’était la guerre.
Des champs de bataille entre ce qu’elle ressentait
et ce qu’elle croyait devoir ressentir,
entre ce qu’elle était
et ce qu’elle pensait qu’il fallait être pour ne pas être abandonnée.

Elle se voyait comme un chantier à moitié détruit,
un immeuble dont on a cassé les murs sans jamais reconstruire les fondations.
Les voix du passé parlaient fort :
« Aime comme ça.
Tais-toi comme ça.
Ne dérange pas.
Ne sois pas trop.
Ne sois pas pas-assez. »

Alors elle a commencé à se couvrir de manteaux.
Le manteau de celle qui comprend toujours les autres avant de se comprendre elle-même.
Le manteau de celle qui pardonne tout,
par peur de perdre l’illusion du lien.
Le manteau de celle qui confond être choisie et être aimée.

Plus elle cherchait l’amour dehors,
plus elle se perdait dedans.
Elle voyait ses émotions comme des ennemies,
ses tremblements comme des preuves de faiblesse,
ses colères comme des fautes à effacer.

Un soir, au bord de cette fatigue qui ressemble à une fin de monde,
elle rêva d’une petite fille appelée Lumière.
Lumière portait des manteaux par dizaines,
des couches et des couches de « sois sage »,
de « ne pleure pas »,
de « sois forte »,
empilés sur ses épaules comme si elle était responsable
du climat émotionnel de tout le monde.

Dans ce rêve, Lumière marchait courbée,
et dans sa poitrine,
quelque chose cognait
comme une ampoule prisonnière derrière un rideau trop épais.

C’est là qu’un vieux bonhomme apparut,
assis au bord d’un chemin intérieur.
Il n’avait pas de manteau, lui.
Rien qu’une chemise trop grande
et des yeux trop clairs.

— Tu n’as pas froid ? demanda Lumière.
— J’ai passé ma vie à enlever des couches, répondit-il. À la fin, la peau s’habitue.
— Moi, j’arrive même plus à respirer avec tout ça, murmura-t-elle.

Le vieux la regarda comme on regarde un souvenir qu’on avait oublié être le sien.

— Tu sais, petite, la lumière, ça traverse la matière.
Mais plus la matière est épaisse, plus la lumière se perd en route.
Tes manteaux, c’est pas toi.
C’est ce qu’on t’a mis sur le dos pour que tu rentres dans le décor.

Puis il se tourna comme s’il voyait, derrière elle,
quelqu’un qu’elle ne voyait pas encore :
celui qui rêvait d’elle.

— Et toi, là, dit-il dans le vide apparent,
tu crois vraiment que tu es différent d’elle ?

La personne qui rêvait sentit un frisson.
Elle comprit confusément que Lumière,
c’était ce qu’il y avait en elle de plus vivant
coincé sous les manteaux.

Le vieux tendit à Lumière une petite clé, minuscule, presque ridicule.

— C’est une clé alchimique, dit-il.
Elle n’ouvre aucune porte dehors.
Elle ouvre seulement celles que t’as fermées dedans.

Et dans l’ombre du rêve,
quelque chose bougea encore :
une silhouette de loup, tapie un peu plus loin,
aux yeux jaunes et au pelage sombre.

Ce loup-là n’était ni menaçant ni apprivoisé.
Il observait.
Il connaissait les forêts intérieures,
les chemins qu’on ne prend pas,
les instincts qu’on a appris à se cacher.

— Et lui ? demanda Lumière en montrant le loup.
— Lui, répondit le vieux,
c’est ta part sauvage.
Celle qu’on a appelée « trop », « dangereuse »,
celle qu’on a tenue en laisse pour que tu sois aimable.
Sans lui, tu crois aimer, mais tu ajustes seulement pour survivre.
Avec lui, tu peux apprendre à aimer en étant entière.

La personne qui rêvait sentit son propre loup remuer dans sa cage thoracique :
ses colères étouffées,
ses désirs tus,
ses non jamais prononcés,
tout ce qu’elle avait confondu avec « ne pas être une bonne personne ».

Le vieux posa alors la clé dans la main de Lumière.
Mais au même instant,
celui qui rêvait sentit aussi quelque chose
dans sa paume, en vrai,
comme un poids imaginaire :
un début de décision.

Le rêve se dissipa,
et le réveil ne fut pas un retour,
mais un basculement.

Ce jour-là, elle a compris que le problème
n’était pas qu’on ne l’aimait pas assez,
mais qu’elle avait appris à attendre l’amour
au lieu d’apprendre à le parler.

Elle s’est rendue compte que l’amour n’était pas un prix,
ni une récompense,
ni un verdict sur sa valeur.
L’amour était un langage :
une manière de se tenir face au monde,
de se tenir face à soi.

Et dans un coin d’elle-même,
Lumière la regardait,
avec tous ses manteaux à ses pieds,
tandis que le loup faisait les cent pas,
impatient de la voir enfin choisir sa propre voie.

Elle a compris que sa plus grande confusion
venait d’un malentendu :
croire que pour être aimée,
il fallait s’abandonner soi-même,
renier sa lumière
et enfermer son loup.

Alors elle a fait ce que font les êtres au bord d’eux-mêmes :
elle a arrêté de fuir.
Elle s’est assise au milieu de ses ruines intérieures
et elle a accepté de regarder.

Elle a posé ses mains sur ses vibrations,
celles qui la réveillaient la nuit,
celles qui la faisaient douter,
celles qui criaient : « Ce n’est pas toi »,
chaque fois qu’elle se trahissait pour rester dans le cadre.

Dans cet espace,
Lumière a pris la parole.

— Regarde, lui dit-elle.
Ce manteau-là, c’est celui du silence.
Celui qui dit : « Si tu parles, tu déranges. Si tu déranges, tu perds. »
Tu l’as porté comme moi.

Et le loup ajouta, avec une voix grave qu’elle connaissait sans le savoir :
— Et chaque fois que tu t’es tue,
c’est moi qu’on a muselé.
Tu as cru protéger les autres de ta force,
mais c’est surtout toi que tu as tenue prisonnière.

Alors, ensemble,
elles (Lumière, la personne éveillée,
et la bête tapie au fond)
ont commencé à questionner ce manteau.

— À qui tu appartiens, toi ?
demanda-t-elle enfin, comme dans le rêve.

Le manteau du silence frissonna.
Il parla d’anciennes histoires,
de parents qui n’écoutaient pas vraiment,
d’écoles où prendre la parole,
c’était s’exposer au ridicule,
de relations où exprimer un besoin
c’était risquer l’abandon.

Elle vit soudain que ce manteau n’était pas né d’elle.
C’était un vêtement d’emprunt,
une armure de survie déguisée en sagesse.

Alors, avec la clé invisible laissée par le vieux,
Lumière commença à déboutonner.
Elle, à l’intérieur, fit de même.

Chaque bouton qui cédait
libérait un souvenir où elle s’était choisie en dernier.
Chaque bouton qui tombait
laisssait remonter un « non » avalé,
un « ça ne me convient pas » jamais prononcé,
un « je mérite mieux » étouffé.

Le loup, lui, veillait.
À chaque bouton tombé,
il approchait un peu plus,
moins menaçant,
plus réel.

Car accueillir sa propre sauvagerie,
ce n’est pas devenir dangereuse pour les autres,
c’est cesser d’être dangereuse pour soi-même
en se niant.

Quand le manteau a glissé,
elle s’est retrouvée face à la plus simple,
et la plus difficile des questions :

« Si aimer, ce n’est pas disparaître pour l’autre,
c’est quoi, alors ? »

La réponse n’est pas venue comme une révélation mystique.
Elle est venue en fragments,
au fil de rencontres, de lectures, de dialogues,
au fil de ces moments silencieux
où le corps, lui, sait avant nous.

Elle a découvert qu’aimer,
ce n’est pas attendre.
C’est s’ajuster.

S’ajuster, pas se renier.
S’ajuster, pas se sacrifier.
S’ajuster, comme on règle la lumière d’une lampe
pour mieux voir,
et non pour éblouir.

Lumière, en elle, apprenait la même chose :
au lieu de briller pour rassurer tout le monde,
elle apprenait à éclairer juste assez
pour voir clair,
même sur les zones d’ombre.

Et le loup, au lieu de hurler dans le vide,
apprenait à marcher à ses côtés,
comme un instinct retrouvé,
un guide qui sait dire :
« Là, ce n’est pas bon pour toi.
Là, tu te trahis.
Là, tu peux y aller. »

Elle a commencé à remercier ce qu’elle avait vécu,
non pas parce que « tout arrive pour une raison »
mais parce qu’elle voyait enfin
comment chaque choix, même bancal,
l’avait menée à ce tournant.

Les « erreurs » d’avant
se sont mises à ressembler à des apprentissages.
Les relations manquées
sont devenues des leçons sur ce qu’elle ne voulait plus.
Les guerres intérieures et extérieures
sont apparues comme des invitations à repositionner son cœur.

Elle a compris que la rencontre la plus importante
n’était pas la rencontre de « l’âme sœur »,
mais la rencontre avec ce qui, en elle,
n’est pas l’autre :
sa Lumière,
et son Loup.

Ce territoire intime
où elle n’est ni rôle, ni fonction, ni attente,
mais simplement présence.
Ce lieu où elle ne se demande plus :
« Est-ce qu’on m’aime ? »
mais plutôt :
« Comment puis-je aimer mieux,
en me respectant,
en respectant l’autre,
sans trahir ce qui tremble en moi ? »

Alors sa reconstruction a commencé.
Pas comme on reconstruit un mur,
droit, lisse, en effaçant les fissures,
mais comme on réapprend à habiter une maison
qu’on avait désertée.

Elle a replanté de la justesse
dans sa façon de se regarder.
Elle a observé ceux qui semblaient aimer
sans se renier –
leurs façons de poser des limites,
de dire non sans fermer la porte,
de dire oui sans se perdre.

Elle n’a pas cherché des modèles à copier,
mais des repères pour s’ajuster.
Comme on ajuste une fréquence radio
pour enfin entendre sans grésillement.

Peu à peu, les guerres internes
ont cessé d’avoir besoin de bruit pour exister.
Elles se sont transformées en dialogues.
Le « pourquoi tu es comme ça ? »
est devenu :
« Qu’est-ce que tu essaies de me dire ? »

Ce qui venait de son corps
— les tensions, les blocages, les élans —
a commencé à être entendu
comme un langage,
et plus comme une anomalie.

Lumière lui montrait
comment enlever les manteaux de rôle.
Le loup lui montrait
comment ne plus trahir son instinct.

Elle s’est surprise à dire :
« Là, je sens que je me quitte.
Là, je sens que je me trahis.
Là, je sens que ça sonne juste. »

Et chaque fois qu’elle choisissait la justesse
plutôt que la conformité,
quelque chose en elle se posait.
Non pas une paix définitive,
mais un alignement suffisant
pour avancer d’un pas,
puis d’un autre.

Autour d’elle, certains l’ont trouvée changée.
« Tu es devenue dure », disaient ceux
qui profitaient de ses anciens silences.
« Tu es devenue claire », disaient ceux
qui l’aimaient vraiment.

Elle, elle savait :
elle n’était pas devenue quelqu’un d’autre,
elle était en train de devenir quelqu’un pour de vrai.

Un soir, dans une sorte de rêve éveillé,
elle revit le vieux bonhomme.
Lumière était debout,
presque nue de ses anciens rôles,
le loup couché à ses pieds.

— Alors, demanda le vieux, t’as moins froid ?
— J’ai toujours parfois peur, répondit-elle.
Mais maintenant, j’ai surtout moins lourd.

Le vieux hocha la tête.

— Tu sais, la lumière, ça ne sert pas à être jolie.
Ça sert à voir clair.
Même sur les trucs moches.
Et le loup, lui, ne sert pas à faire peur.
Il sert à te rappeler que tu es vivante,
et que ton cœur n’est pas une cage.

Elle sentit ces mots descendre en elle
comme une évidence longtemps attendue.

— Je ne cherche plus à être aimée comme preuve que j’existe,
dit-elle enfin.
J’apprends à aimer comme manière d’exister.
Avec ma lumière,
et avec mon loup.

Dans ce monde où l’on confond souvent amour et possession,
fusion et disparition,
elle a choisi une autre voie :
celle où l’amour n’est ni une dette,
ni une récompense,
mais un art d’ajuster sa présence au réel.

On pourrait dire qu’elle a trouvé sa « juste place ».
En vérité, elle a surtout cessé
de s’installer dans des places
qui n’étaient jamais faites pour elle.

Aujourd’hui, elle marche sans tous ses vieux manteaux,
mais avec deux présences précieuses en plus :
Lumière, cette part d’elle qui ose enfin traverser la matière,
et le Loup, cette part d’elle qui refuse désormais
qu’on l’éteigne pour qu’elle soit acceptable.

La clé, elle a découvert qu’elle était là,
dans chaque contraction de sa gorge quand elle s’empêchait de parler,
dans chaque poids sur ses épaules quand elle se croyait responsable
du bonheur de tout le monde sauf du sien,
dans chaque fois où elle se jugeait « trop » ou « pas assez ».

La reconstruction n’a pas été un miracle.
C’est un mouvement.
Il y a des jours où la lumière passe,
et des jours où le loup grogne dans le noir.

Il y a des moments où enlever un manteau
donne une sensation de liberté,
et d’autres où l’on a juste froid,
où l’on regretterait presque l’armure.

Parfois elle marche droite,
parfois elle trébuche sur ses anciens réflexes.
Elle se surprend encore à se taire,
à vouloir mériter sa place,
à remettre un vieux manteau « juste pour cette fois ».

Mais maintenant, elle le voit.
C’est là que la vraie alchimie commence :
pas dans l’image parfaite de la pierre polie,
mais dans l’acceptation humble de la pierre brute.

Elle n’essaie plus d’être lumineuse en permanence,
elle apprend à être honnête.
Avec ce qui brille
et avec ce qui résiste.

Lumière, en elle, n’est plus une petite fille parfaite,
juste une présence qui insiste pour rester vraie.
Le loup n’est plus un monstre à cacher,
juste une force à apprivoiser,
sans muselière et sans mise en scène.

La clé n’ouvre aucune porte spectaculaire.
Elle sert seulement à entrouvrir,
un peu plus chaque jour,
ce passage étroit entre ce qu’elle croyait devoir être
et ce qu’elle est réellement.

Alors non, ce n’est pas un conte de fées.
C’est plus simple, et plus rude :

Il y a toi,
tes manteaux,
tes peurs,
ta lumière qui parfois vacille,
ton loup qui parfois déborde.

Et il y a ce choix,
pas héroïque mais tenace :
oser rester pierre brute
tout en acceptant que, lentement,
quelque chose en toi se polit de l’intérieur,
à force de vérité.

Julien

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