11/03/2026
🌿 Rendre hommage à une femme inspirante et si humaine
« Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites. »
Je voulais vous parler d’autre chose… mais le décès d’Erika me touche profondément. Alors aujourd’hui, j’avais envie de vous parler d’elle.
Je suis très triste d’avoir appris le décès de cette femme que j’ai beaucoup aimée. 🤍
Erika Vanheerswynghels (un nom imprononçable… et elle en riait).
Elle a été ma formatrice au CRAM (Centre de relation d’aide de Montréal), durant ma 2ᵉ et ma 3ᵉ année. Elle m’a transmis tellement de choses de l’Approche et m’a aidée à devenir thérapeute en relation d’aide, en acceptant de travailler avec qui j’étais, et non avec qui je devrais être (le « soi idéal, parfait et fantasmé »).
Un fondement de l’ANDC : s’accepter tel que nous sommes.
Facile à dire… mais c’est un véritable chemin de vie, qu’Erika m’a enseigné avec tellement d’amour. 💛
Pouah… ça me touche de l’écrire.
Elle était tellement enveloppante, bienveillante, rassurante… et en même temps, non-ménageante !
Une figure un peu maternante, c’est vrai… mais surtout une formatrice incroyablement compétente.
Je me rappelle, au début de ma deuxième année, qu’elle m’avait prise à part pour me dire :
« Claire, tu dois vraiment travailler ton rapport à la responsabilité (pour des raisons que j’ai oubliées). Je te recommande de voir tel thérapeute pour travailler ça sur toi. »
Ouachh… Sur le coup, j’en avais pleuré, par orgueil. 😅
Et pourtant, aujourd’hui, j’ai tellement envie de la remercier, car je la travaille fort, ma responsabilité, depuis !
Une autre notion primordiale au CRAM. Cela veut dire être responsable de ce que je vis, de ce que je ressens, de ce que je dis, de l’impact que je peux avoir dans une relation à cause de mon attitude, consciente ou inconsciente. Et apprendre aussi à laisser aux autres leur propre responsabilité.
Donc, plutôt que d’attribuer mon « malheur » aux autres, aux évènements, à la société, à mon éducation, à mon passé, à ce qui est extérieur à moi… c’est revenir vers moi avec douceur pour prendre soin de ma partie blessée. 🌱
Une des notions les plus dures de l’ANDC à intégrer… et en même temps l’une des plus libératrices.
Et c’est Erika qui m’avait dit avec tellement d’amour et de transparence :
« Claire, il faut travailler ça. »
J’ai envie de la remercier pour ça. Pour cette « autorité bienveillante », comme on dit au CRAM.
Elle était drôle aussi. Mais ce que je retiens surtout, c’est la qualité de ses enseignements et son humanisme. ✨
Enfin, une des dernières choses qu’elle avait dites la dernière fois que je l'ai vue, en reprenant les mots de Marianne Williamson :
« Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites.
C’est notre propre lumière, et non notre obscurité, qui nous effraie le plus. »
Et Erika ajoutait que nous avons peur de notre propre lumière, car elle peut aussi attirer les ombres (la jalousie, la critique…).
Je crois qu’elle a raison. Nous avons tous peur de briller… alors que nous sommes tous si lumineux. ✨
C’est le cœur bien triste et profondément reconnaissant que je vous partage un peu de cette Erika, vue à travers mon prisme. 🤍
Je t’aime Erika.
Merci pour tous tes enseignements, ton amour.
Repose en paix. 🕊️
(Ps : si un·e collègue thérapeute a une photo d’elle à garder pour moi, j’aimerais vraiment ça…)