11/01/2026
On est tellement habitué à faire, agir, faire encore, que l’action prime, que le boulot est principal….
Quand on ne peut plus faire, travailler, exercer, il y a comme un vide - un vide qu’on ne peut plus remplir.
Qu’est ce qu’il reste ?
Être !
Il y a peu j’ai lu un article où il y avait une question qui m’a sauté aux yeux.
« Pourquoi tu te lèves ? » C’était une question en remplacement de « tu fais quoi comme boulot? »
« pourquoi tu te lèves ? »
J’ajouterai - qu’est ce qui te portes hors de ton lit ? Qu’est ce qui te mets en mouvement ? Qu’est ce que tu veux Être - quels sont les valeurs qui portent ton Être ? Qu’est ce que tu veux apporter au monde? »
En ce moment, je repense pas mal au trajet de Compostelle, parce qu’au moins quand tu marches sur le chemin, tu sais où tu vas - à Compostelle (ou à Finisterra…).
Sur le chemin, tu as les petites flèches indicatrice (c’est par là), et les croix (c’est pas par là).
Parfois tu as rien, tu cafouilles, le meilleur moment pour s’assoir sur le bord du chemin, lâcher son sac, respirer, lâcher, laisser sortir un bloubiboulga d’émotions en tout genre.
Et puis tu te relèves et en général, le chemin a une autre lumière.
Dans la vie, parfois, on ne sait pas où on va atterrir malgré ce qu’on veut faire…. Y a de croix et les flèches se planquent.
Ce qu’il reste, c’est être.
Et c’est tellement incroyablement vivant !