29/12/2025
JE REVENDIQUE LE DROIT DE FAIRE PÉTER LES CADRES
Marre d’être témoin de la manipulation médiatique.
On les connaît pourtant les méthodes :
coupe, sortie de contexte, simplification, dramatisation, transformation de l’actu en un espèce de feuilleton bas de gamme…
Pendant ce temps-là, on perd chaque jour un peu plus de notre essence.
Je veux du temps pour penser.
Le droit de douter.
Le droit de me tromper sans être clouée au pilori.
Ras le cul des jugements hâtifs, des opinions prêtes-à-porter, taillées pour entrer dans les bons cadres.
Pourrions-nous accepter de ne pas avoir une opinion immédiate ?
Prendre le temps d’écouter, vraiment, sans réduire la pensée de l’autre.
Résister doucement, avec un soupçon d’intelligence, sans slogans, sans violence, juste de la présence vraie, pleine.
Les cadres qu’on impose, qui enferment tellement qu’on ne questionne plus.
Cadres étouffants.
Cadres de pensée, moralisateurs, cadres médiatiques.
Ceux qu’on m’impose, ceux qu’on ne questionne plus, ceux qui prétendent contenir le réel alors qu’ils l’étouffent.
Pensée éteinte…
Morale à géométrie variable :
elle s’adapte au format du jour, à la rentabilité, à la visibilité.
Pas forcément faux.
C’est pire : simplifié, aplati, dénué de charme, de couleurs, d’aspérités.
Manipulation médiatique ou encadrement forcé...
Entrez dans les cadres.
Ressentez ce qu’il faut.
Pensez comme on vous le dit.
Soyez de bons petits moutons !!!
Perte insensée de profondeur, de nuances…
Encadrement numérique.
Lignes invisibles autour de nos vies.
Nos propres données deviennent des couleurs qu’on n’a pas choisies, appliquées sur des surfaces qui ne sont pas les nôtres.
Oui mais c’est élégant, optimisé… efficace, n’est-ce pas ?
Collecte silencieuse de nos données.
Réduction de l’intime, du secret, de l’espace intérieur.
Désirs anticipés avant même d’être conscientisés…
J’ai choisi d’éteindre la télé.
Par hygiène.
Je choisis d’ouvrir des livres, de rencontrer des mots qui ne hurlent pas, qui n’essaient pas de me convaincre à tout prix.
Une rencontre dans laquelle une place se fait.
Je préfère la complexité au simplisme navrant.
Je préfère la nourriture saine à l’excitation permanente.
Je désire intensément la liberté du lien simple et essentiel.
Le lien vivant
un regard,
quelques mots ou intentions bienveillantes,
un silence partagé.
Mon lien intime et puissant avec la terre, avec ce qui respire et ne demande rien d’autre que de la présence.
Alors je peins.
Je peins sur ces cadres qui me font c***r.
Je peins dessus, contre, à travers.
Pas pour les ignorer, mais pour les fissurer.
Pour que ça déborde
Que ça respire
Que ce soit vivant bo**el !
Je vis intensément la liberté de mes gestes.
Je prends soin de mon essentiel, de mon lien au vivant.
Je veux de l’imperfection, des erreurs, de l’aspérité, de la matière et des couleurs improbables.
Je veux de la folie et de l’intensité.
Je veux du mouvement et de la vie.
J’essaie de rester vivante, libre et lucide sans être cynique
(pas toujours facile hein)…
Et si je rencontre des cadres,
alors autant en faire une surface à peindre.
Sofi, artiste et bienveilleuse
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