19/02/2026
⭐️Arrêtons de nous battre contre nous-même en amour.
Souvent mes patients se jugent et s’en veulent de ne pas réussir à agir comme ils l’aimeraient dans leurs relations affectives.
Ce qu’il faut savoir, c est qu’Il est fréquent d’observer un décalage entre l’intention et le comportement relationnel :
savoir qu’il serait plus ajusté de poser une limite, de quitter une relation insatisfaisante ou d’exprimer un besoin… sans parvenir à le faire.
Ce décalage ne relève pas nécessairement d’un manque de volonté.
Dans la théorie de l’attachement développée par John Bowlby, les stratégies relationnelles se construisent précocement pour assurer la sécurité affective. Elles s’inscrivent ensuite dans des modèles internes opérants relativement stables. Ces stratégies ont d’abord été adaptatives, même si elles deviennent, à l’âge adulte, sources de souffrance.
Par ailleurs, l’approche humaniste de Carl Rogers souligne que le changement psychique s’appuie sur un climat d’acceptation et de compréhension, non sur l’autocritique. La culpabilité tend à renforcer les défenses ; la conscience bienveillante favorise l’intégration et l’évolution.
Ainsi, ne pas réussir immédiatement à transformer un schéma relationnel ne constitue pas un échec personnel. Il s’agit souvent d’un processus évolutif impliquant :
• la prise de conscience des dynamiques en jeu,
• l’identification des peurs sous-jacentes (abandon, rejet, conflit),
• l’expérimentation progressive de nouveaux ajustements.
La difficulté indique rarement une incapacité. Elle signale le travail en cours.
🍀Se dégager de la culpabilité ne signifie pas renoncer au changement ; cela permet au contraire de le rendre psychiquement possible.