03/01/2026
Pourquoi la guerre des religions divisent !
Pourquoi la vision des dévots de Krishna accepte la différence là où les religions s’opposent !
Depuis des siècles, les religions affirment porter la vérité.
Et pourtant, l’histoire montre une réalité dérangeante qui est celle de se diviser plus que de rassembler.
Non pas parce que Dieu divise, mais parce que la religion devient souvent une identité à défendre plutôt qu’une transformation intérieure à vivre.
Le cœur du problème c’est que tous veulent avoir raison !
Les grandes religions institutionnelles partagent un point commun fondamental :
elles définissent la vérité par l’adhésion à une croyance spécifique.
• La bonne révélation
• Le bon prophète
• Le bon livre
• La bonne doctrine
Même lorsqu’elles prêchent l’amour, elles le font souvent à l’intérieur d’un cadre exclusif par exemple :
« Nous respectons l’autre… tant qu’il ne contredit pas notre vérité. »
Ainsi, la différence n’est pas pleinement acceptée mais elle est tolérée, parfois hiérarchisée, et par conséquent, rarement embrassée.
Une religion qui se définit par opposition est déjà dans la division
Lorsqu’une voie spirituelle se définit ainsi :
• ceci est vrai
• le reste est incomplet, erroné ou inférieur
elle engendre inévitablement :
• des frontières
• des identités fermées
• une spiritualité de comparaison
La division ne vient pas de Dieu, mais du faux-égo collectif sacralisé.
La vision des dévots de Krishna apporte un changement radical de perspective. Le vaishnavisme ne pose pas la question :
« Quelle religion est la vraie ? »
Il pose une autre question, bien plus exigeante qui est :
« Cette voie développe-t-elle l’amour, le service et le détachement ? »
La vérité n’est pas définie par un label religieux, mais par la transformation réelle de l’être.
Le critère Vaishnava (les dévots de Krishna) n’est pas l’appartenance, mais la qualité de conscience que chacun véhicule en lui. Dans cette vision, une voie est jugée véridique si elle permet à l’individu de répondre sincèrement à ces questions universelles :
• Suis-je dans le service désintéressé ?
• Est-ce que je respecte tous les êtres vivants quel que soit leur nature, leur forme ?
• Ma connaissance me libère-t-elle des attachements matériels ?
• Mon faux-égo diminue-t-il réellement ?
• Mon cœur s’ouvre-t-il davantage ?
• Ma vie devient-elle plus juste, plus vraie, plus cohérente ?
• Suis-je relié à une réalité qui me dépasse ?
* Quelle est ma vrai nature ?
Ces questions transcendent toutes les religions. Là où les religions demandent l’adhésion, la bhakti observe les fruits.
Un vaishnava ne demande pas :
« En quoi crois-tu ? »
Il observe :
• comment tu aimes
• comment tu sers
• comment tu respectes la vie
• comment tu te détaches de toi-même
Ainsi :
• un chrétien aimant peut être un vrai bhakta
• un musulman sincère dans la soumission peut être un vrai bhakta
• un bouddhiste compatissant peut être un vrai bhakta
• un athée humble et désintéressé peut être plus proche de Dieu qu’un croyant orgueilleux
La bhakti ne concurrence pas les religions, elle les traverse. Pourquoi le vaishnavisme accepte pleinement la différence ? Parce qu’il affirme que :
• Dieu est infini et se manifeste sous de multiples formes
• Les âmes sont diverses
• Les chemins sont multiples
• L’amour ne peut pas être enfermé dans une seule forme
Dans cette vision :
• la diversité n’est pas une menace
• elle est l’expression même de la richesse du divin
Dieu accepte mille noms, mille formes, mille chemins,
tant que le cœur s’oriente vers Lui.
La division commence quand la foi nourrit le faux-égo: c'es moi, je, c'est le mien...
Le vaishnavisme est clair sur un point : Une religion qui rend orgueilleux, rigide ou méprisant est déjà dévoyée.
Même si elle parle de Dieu.
Même si elle cite des Écritures.
Même si elle se dit la seule vraie.
Les religions divisent lorsqu’elles défendent des frontières alors que la bhakti unit parce qu’elle cherche une relation vivante.
• La religion demande : « À quoi crois-tu ? »
• La bhakti demande : « Quelle est ta véritable nature ? »
Et c’est là toute la différence.
Quand le faux égo tombe, les religions cessent de s’opposer et quand l’amour s’élève, Dieu n’a plus besoin d’être défendu.
Le point aveugle des religions c'est de croire sans se libérer.
Beaucoup de traditions demandent avant tout d’adhérer à un dogme, de défendre une révélation et de se reconnaître dans un groupe.
Mais depuis quand croire c’est connaître ! alors que sans connaissance libératrice, la foi enferme au lieu d’éveiller.
Une foi qui ne libère pas entretient les attachements matériels, renforce le faux égo et crée des frontières entre “nous” et “eux”.
La vision Vaishnava reconnait une vérité qui privilégie la connaissance au lieu de l’ignorance, le détachement plutôt que la possession à tout prix, l’acceptation de la différence plutôt que le rejet emprunte d’ignorance.
Le vaishnavisme te demande si ta connaissance te rend-elle plus libre ? Libre du faux égo, libre du besoin de dominer, libre des attachements matériels, libre de l’illusion d’être le centre.
Il affirme que sans cette connaissance, même la dévotion devient sentimentale et que même la religion devient prison.
Un Vaishnava ne hiérarchise pas les personnes selon leur foi, d’ailleurs il ne hiérarchise pas du tout puisque chaque âme est libre de manifester ce pour quoi elle est missionnée.
C’est pourquoi, un croyant attaché reste lié alors qu’un incroyant libre peut être proche de Dieu, qu’un pratiquant sans connaissance reste prisonnier alors qu’un être simple, détaché et aimant est déjà sur la voie.
La vérité ne divise pas, elle libère. Ce n’est pas Dieu qui divise car Il ne pratique aucune ingérence dans la vie des êtres et surtout Dieu ne pratique aucune religion, à part celle du service re de l'Amour véritable (Préma) .
C’est l’ignorance déguisée en certitude qui nous rend prisonnier de nous-même. La connaissance authentique ne crée pas des camps, elle dissout les attachements, elle ouvre le cœur, elle rend humble. Quand la connaissance libère, la foi unit.
Quand la foi n’est pas libérée par la connaissance, elle divise. Et c’est là que le vaishnavisme se distingue : il n’impose pas une identité, il invite à une libération consciente au service de l’amour.
Belle lecture
Hare Krishna