27/01/2026
Je vous partage cette réflexion qui n'est pas de moi mais que je partage amplement.
Nous avons appris à voir la peur comme un ennemi.
Quelque chose qu’il faudrait dépasser, contrôler ou faire disparaître.
..
Et si la peur n’était pas une émotion parmi d’autres,
mais un état de conscience à part entière ?
..
Dans cet état, tout change.
La perception se rétrécit.
Le corps se contracte.
Le futur devient menaçant.
Le passé envahissant.
..
La peur ne vit pas seulement dans la tête.
Elle informe tout le système :
le système nerveux,
la respiration,
la posture,
la chimie du corps.
..
Quand la peur gouverne,
nous entrons en mode survie.
Nous cherchons à nous protéger, à anticiper, à contrôler.
Et sans nous en rendre compte,
nous construisons notre réalité depuis cet état.
..
Le problème n’est pas d’avoir peur.
Le problème est de vivre durablement depuis la peur.
..
Le retournement commence quand tu cesses de vouloir éliminer la peur
et que tu commences à l’observer comme un état de conscience.
..
Depuis quel espace intérieur prends-tu tes décisions ?
Que ressens-tu ?
Depuis la contraction…
ou depuis l’ouverture ?
..
Dans mon chemin, j’ai appris que la peur n’avait pas besoin d’être combattue.
Elle avait besoin d’être vue, ressentie, accueillie.
C'est ce qui m'a demandé le plus de courage.
..
Et très souvent,
le simple fait de reconnaître :
“Ah… je suis en train de percevoir depuis la peur, puis de la ressentir en soi”
suffit à desserrer l’étau.
..
La peur est une réponse adaptative du corps,
souvent enracinée dans des mémoires traumatiques anciennes,
parfois transgénérationnelles.
..
Lorsque cette réponse devient obsolète, la peur ne nous protège plus,
elle nous limite, nous ronge ou nous paralyse.
..
La peur ne se contrôle pas : elle se déprogramme en douceur,
en replaçant le corps dans une expérience de sécurité.