24/08/2022
Doctolib, pas si lib, fait les frais de l’incurie des gouvernants.
Doctolib vient de suspendre 17 comptes de praticiens en naturopathie qualifiés de litigieux par des médecins opposés aux thérapies alternatives. Ces représentants du corps médical accusent la plateforme de légitimer des pratiques non conventionnelles en les accueillant dans son offre, à côté des professions médicales réglementées. Le débat sur la reconnaissance, ou pas, des thérapies alternatives resurgit par la petite porte du… portail. Et chacun d’y aller, bras au ciel, de ses cris d’orfraies.
Le principe de réalité devrait être, pour les gouvernants, de reconnaître qu’il existe, en France, des centaines de milliers de praticiens en thérapies complémentaires et, par conséquent, des millions de français qui font appel à leurs services. Ces français qui « investissent » dans des soins non remboursés mériteraient certainement que l’on s’intéresse aux motivations de leur « déviance thérapeutique » ?
Au lieu de cela, les gouvernants et corps constitués (Ordre des médecins, Miviludes, France compétences, ministère du travail, ministère de la santé…) mettent, au mieux, la tête dans le sable et, au pire, engagent le fer pour conduire des batailles dégoulinantes de facilité.
La FFMBE, quant à elle, persiste à affirmer que seule la concertation avec les organisations professionnelles représentatives permettrait de faire le tri dans les pratiques et les formations, et d’offrir aux français un univers de soins alternatifs stabilisés. Tout le monde y gagnerait. La santé des Français en premier lieu.
Joël Demasson
Président de la FFMBE