Catherine Moulin- Cabinet Thérapeutique

Catherine Moulin- Cabinet Thérapeutique Psychopraticienne FNP
Enfant-adulte
Accompagnement, thérapie de soutien, compétences sociales.

20/02/2026
20/02/2026

Le gel du développement psychique
Gardiennes du deuil maternel

I. Deux petites jumelles sont nées trop tôt. Elles se sont retrouvées dans une grande boîte de verre qui soufflait de l’air et de la chaleur : une couveuse. Autour d’elles, la vie tenait à des chiffres, des alarmes, des gestes précis, des mains gantées. La technique faisait barrage à la mort — et pourtant, tout près, un petit frère s’est endormi pour toujours.

II. Dans certaines histoires, la catastrophe n’arrive pas “après”. Elle arrive en même temps. Au moment même où l’on sauve, l’on perd. Au moment même où l’on s’acharne à faire tenir, quelque chose se défait. Et ce “en même temps” peut produire une conséquence majeure : le psychisme ne parvient plus à trier, à ordonner, à temporaliser. Il reste comme suspendu à une scène unique, devenue matrice.

III. Depuis ce jour, la mère avait fermé ses bras comme on ferme une maison après un incendie. L’image n’est pas une métaphore décorative : elle dit une organisation. Après l’incendie, on ferme pour que rien ne circule, parce que la circulation réveille l’odeur, le souvenir, la brûlure. On ferme pour ne plus être traversé.

IV. La mère, souvent, ne s’est pas retirée “du dehors”. Elle a continué les gestes : nourrir, habiller, gérer, accompagner. Mais elle s’est retirée du lieu où une mère est attendue : le lieu d’une présence sensible, celle qui reçoit la soif, qui la tolère, qui la transforme. Elle disait : « Je ne comprends pas ce que mes filles attendent. » Phrase fréquente, phrase trompeuse. Car il arrive qu’on comprenne trop bien — et qu’on ne veuille plus sentir.

V. Ne plus sentir la soif : c’est parfois la solution trouvée pour ne plus sentir le manque. Or ici, le manque n’est pas une absence ordinaire : c’est un trou traumatique, une perte qui a déposé en elle une culpabilité, ou pire : une destitution. Comme si la mort d’un enfant venait interdire à jamais d’être une mère “légitime”. Comme si, à partir de ce point, la maternité devenait une faute, ou une dette. Alors, se punir peut prendre une forme paradoxale : rester là, mais fermer l’accès. Ne plus offrir le dedans.

VI. Cette fermeture n’est pas seulement une dépression. Elle peut être une défense. Une défense contre l’effondrement. Une manière de tenir debout en cessant d’être atteignable. Mais le prix en est immense : les enfants grandissent au contact d’une mère dont les bras existent, mais dont la chaleur intérieure est intermittente, menacée, ou absente.

VII. Les deux petites filles ont grandi en taille. Elles ont appris à marcher, à parler, à se socialiser. Le développement “extérieur” a suivi son cours. Mais au-dedans, quelque chose est resté en couveuse. Il existe des sujets chez qui le temps continue à l’extérieur, tandis qu’une part du monde intérieur demeure figée au point où l’affect est devenu trop dangereux.

VIII. C’est ici que s’installe ce que vous nommez, très justement, un arrêt de développement subjectif. Non pas un arrêt au sens d’une incapacité intellectuelle ou d’un déficit global, mais un arrêt au sens d’une immobilisation du vivant psychique : une zone qui ne vieillit pas. Une zone qui n’a pas accès à la progression apaisée. À 39 ans, elles peuvent encore se sentir “petites”, non pas comme une nostalgie, mais comme une position interne : une attente. Une attente interminable.

IX. On peut alors comprendre l’expression : “accrochées au bord d’un sein vide”. Le sein n’est pas absent : il est vidé de sa fonction de réponse. La mère est là, mais n’est pas disponible au point où la demande devrait rencontrer une transformation. Dès lors, deux solutions se dessinent souvent, parfois alternées : soit l’avidité sans fin (demander encore, mais ne jamais être apaisé), soit l’anorexie de la demande (ne plus demander pour ne plus souffrir). Dans les deux cas, la subjectivation se fige : l’expérience de la dépendance n’a pas trouvé un chemin qui mène à la confiance.

X. À ce stade, une notion devient centrale : la fusion, puis la dé-fusion catastrophique. Au départ, la prématurité et l’hospitalisation imposent un lien d’urgence : “si je lâche, tu meurs”. Ce n’est pas la fusion tendre d’un accordage tranquille ; c’est souvent une fusion sous contrainte, branchée sur la survie. Puis la mort du petit frère vient fracasser l’ensemble. Et quand le deuil ne peut pas se symboliser, la séparation ne se fait pas en douceur : elle se fait par arrachement. La mère se retire, non comme un mouvement maturatif, mais comme une chute dans le froid.

XI. Le froid maternel ne produit pas seulement du manque : il produit un modèle relationnel. Dans ce modèle, il n’y a plus de “jeu” possible entre proximité et distance. Il n’y a plus d’entre-deux. Il n’y a plus cet espace où l’on peut être proche sans être envahi, séparé sans être perdu. Tout devient binaire : collé ou rejeté. Et ce modèle, les jumelles vont le répéter — entre elles.

XII. Le point gémellaire est décisif. Quand la mère se retire du dedans, les deux enfants n’ont pas seulement “moins de mère”. Elles ont aussi moins de tiers. Or, sans tiers, la gémellité devient facilement une solution de survie : l’autre sœur sert de peau, d’étayage, de chauffage d’appoint. Elles se collent pour ne pas tomber. Mais ce collage n’apaise pas : il étouffe.

XIII. Alors la relation entre elles oscille. D’un côté, la fusion défensive : l’autre devient indispensable, presque vital, comme une couveuse à deux. De l’autre, la dé-fusion brutale : dès que la proximité devient trop excitante, trop intrusive, trop menaçante, la séparation se fait en mode amputation. On se rejette pour respirer. Et comme la séparation n’est pas symbolisée, elle ne calme pas : elle panique. Elle crée de l’abandon. Elle relance la peur. Et la fusion revient.

XIV. Cette oscillation répète le rapport à la mère. Avec la mère, la demande a rencontré une fermeture : la proximité semble possible… jusqu’à ce qu’elle devienne “trop”, et que la mère se retire, se glace, se ferme. Les jumelles rejouent cela entre elles : chacune devient tour à tour celle qui réclame et celle qui se défend, celle qui se colle et celle qui rejette, celle qui se met en danger et celle qui ferme les portes.

XV. C’est ici que votre phrase s’impose : “une est de trop auprès de la mère.” Dans les familles marquées par une catastrophe non symbolisée, la mère peut ne plus tolérer qu’un certain niveau de demande. Parfois, même une seule demande est déjà trop. Alors, inconsciemment, un tri s’opère. L’une devient “celle qui colle”, celle qui incarne la soif, celle qui frappe à la porte, celle qui “fait trop”. L’autre devient “celle qui comprend”, qui s’écarte, qui se rend légère, qui ne dérange pas, qui prend sur elle.

XVI. Ce tri n’est pas un choix conscient ; c’est un agencement. Mais il fabrique une violence : la première se sent coupable d’exister, coupable de vouloir, coupable d’être vivante. La seconde se sent obligée de n’avoir besoin de rien. Et entre elles, un conflit naît, souvent cruel, parce qu’il ne porte pas sur des objets ordinaires : il porte sur la possibilité d’être aimé sans mettre l’autre en péril.

XVII. Le “trop” devient alors une position. Celle qui est “trop près” n’est pas seulement dépendante : elle est désignée comme excès, comme surcharge, comme risque. Elle porte, à la place de la mère, ce que la mère ne peut plus porter : la soif. Elle devient l’enfant qui incarne l’incendie — et l’autre devient l’enfant qui protège la maison brûlée. Leur lien se rigidifie : la première accuse l’autre de trahison, l’autre accuse la première d’envahissement. Mais derrière ces accusations, une même angoisse : si je bouge, quelque chose s’effondre.

XVIII. Le gel du développement psychique prend ici une forme systémique : il n’est pas seulement dans chaque fille, il est dans le couple. Elles maintiennent une température basse, parce que la chaleur réveille la perte. Tout ce qui est vivant (désir, colère, joie, séparation) risque d’être perçu comme dangereux : dangereux pour la mère, dangereux pour la relation, dangereux pour la stabilité. Ainsi, elles grandissent “à l’extérieur” tout en restant “petites” au-dedans : petites au sens où une part d’elles attend encore l’autorisation de vivre.

XIX. L’impasse est alors la suivante : elles attendent une mère qui ne reviendra plus — non pas une mère réelle (puisqu’elle est là), mais une mère possible : une mère capable d’être touchée par leur soif sans s’effondrer, capable de rester présente là où, autrefois, elle a dû se fermer. Tant que cette mère intérieure ne se réanime pas, la demande des filles reste orpheline. Et elles deviennent, malgré elles, gardiennes du deuil maternel : elles se retiennent de grandir pour ne pas “abandonner” la mère dans sa perte, elles se retiennent d’être heureuses pour ne pas trahir le mort, elles se retiennent d’exister pleinement pour ne pas réveiller l’incendie.

XX. On comprend alors la “lutte à mort” qui peut se cacher derrière des vies apparemment normales. Lutte à mort entre vivre et rester loyal. Entre se séparer et ne pas tuer. Entre désirer et ne pas faire effondrement. Chez certains sujets, le monde intérieur se rétracte parce que la vie, autrefois, a été associée au danger. La cure rencontre alors des patients qui ont appris à survivre par anesthésie, par contrôle, par retrait : non pas parce qu’ils ne veulent pas vivre, mais parce que vivre leur a semblé coûter trop cher.

XXI. Le travail clinique vise, non à “forcer” la croissance, mais à dégeler sans brûler. À rendre pensable ce qui a été gelé. À réintroduire du temps là où tout est resté “en même temps”. À distinguer la tristesse du trou, la culpabilité de la responsabilité, la demande de la catastrophe.

XXII. Cela suppose souvent de nommer la scène originaire : prématurité, couveuse, mort du petit frère, effroi, destitution maternelle. Non pour accuser, mais pour donner une place. Car ce qui n’a pas de place revient comme système : collage/rejet, avidité/désaffection, attente/colère, fusion/dé-fusion.

XXIII. Dans cette perspective, l’objectif n’est pas de “séparer les jumelles” au sens concret. Il est de leur permettre une distance apaisée : une séparation qui ne soit ni trahison ni meurtre, une proximité qui ne soit ni capture ni suffocation. Il s’agit de dissocier la sœur de la mère : la sœur n’est pas le sein, n’est pas la porte, n’est pas l’incendie. Et surtout, il s’agit de rendre à chacune la légitimité de sa demande : la demande n’est pas une faute. Elle est une preuve de vie.

— très clinique : la fonction du tiers

XXIV. La fonction du tiers est, dans ces situations, la pièce manquante. Le tiers n’est pas seulement une personne ; c’est une fonction : celle qui introduit du jeu, du symbolique, de l’entre-deux. Le tiers permet que la mère ne soit pas toute la vie, et que l’enfant ne soit pas tout pour la mère. Il rend possible une séparation non catastrophique : je peux m’éloigner sans mourir, je peux revenir sans envahir, je peux désirer sans détruire. Quand le tiers fait défaut (ou quand il a été effondré par la catastrophe), la relation se polarise : soit fusion, soit rejet. Le soin, alors, n’est pas seulement une “réparation affective” ; il est une installation progressive de tiers : un espace où les affects peuvent exister sans incendier, où la demande peut être formulée sans être punie, où la séparation peut être pensée sans se vivre comme abandon. C’est souvent à cet endroit précis que le gel commence à fondre : quand le sujet découvre, dans l’expérience transférentielle, qu’il existe une distance qui n’est pas une perte — mais une respiration.


Joëlle Lanteri, psychanalyste

19/02/2026

VIENT DE PARAITRE !
La clinique de l’agir ne se limite pas à l’expression de la violence envers autrui. Fugues, conduites d’errance, prises de stupéfiants, tentatives de suicide… sont autant de « passages à l’acte » qui expriment une souffrance indicible. La répétition de ces actes soumet les soignants à rude épreuve. Entre peur et rejet, culpabilité et colère, les contre-attitudes sont parfois inévitables et nourrissent en miroir d’autres agirs. Comment dès lors restaurer un lien sans cesse attaqué ? comment prévenir l’usure émotionnelle et l’isolement face à ces situations répétées ? Quels dispositifs mettre en place ?
https://www.santementale.fr/revue/numero-304-janvier-fevrier-2026/

19/02/2026

Un livre sur la violence... La violence des cours de récréation, la violence de la guerre et la violence de notre société. Parce que les enfants peuvent avoir peur, et nous aussi et que le courage est dans les mots, pas dans l'absence de peur.
Jean-François Sénéchal équilibre le graphisme dur de Simone Réa par un dialogue doux et bienveillant entre le lapereau et sa mère. Il nous parle de la violence qu'on voit et qui effraie comme celle que l'on subit.
Un livre d'actualité brûlante pour tous les enfants.
Éditions La Partie

19/02/2026
19/02/2026
19/02/2026

Les mères paratonnerres
Quand protéger devient un empêchement à grandir

Certaines mères vivent la maternité comme une extension d’elles-mêmes, une vigilance absolue, une responsabilité sans partage. Elles guettent, surveillent, anticipent le moindre frisson du monde extérieur comme s’il s’agissait d’un orage prêt à s’abattre sur l’enfant.
Cette mère-là me raconte qu’elle refuse que son fils participe à une colonie de vacances : trop de risques, trop de dangers, trop d’imprévus.

Elle veille la montée de fièvre comme on veille une menace.
Elle empile les écharpes, les couches, les précautions.
Elle place l’enfant sous une cloche d’attention où rien ne doit pouvoir arriver — ni poussière, ni microbes, ni contrariété.

Ce qu’elle ignore, c’est que le paratonnerre attire la foudre autant qu’il prétend la détourner.
Sa protection extrême produit ce qu’elle cherche à éviter : un enfant étouffé, inquiet, persuadé que le monde est dangereux et que lui-même n’a pas les ressources pour y faire face.

I. Le paratonnerre maternel : quand l’amour devient angoisse

Le paratonnerre n’est pas une métaphore anodine.
La mère paratonnerre :

capte toutes les angoisses

absorbe tous les signaux de l’extérieur

neutralise, filtre, interdit

se place entre le monde et l’enfant

prend la foudre à sa place, croyant le protéger

Mais derrière ce geste se cache un message inconscient, terriblement puissant :
“Tu ne survivras pas sans moi. Je ne te fais pas confiance.”

L’amour maternel se confond avec l’idée d’un danger permanent.
Le monde devient une menace continue ; l’enfant devient fragile par décret maternel.

II. L’enfant étouffé : un système immunitaire psychique capté

Cette mère le dit explicitement, sans en mesurer la portée :

“Je te donne encore la vie. Ton système immunitaire, c’est moi.”

Voilà le point de bascule.
L’enfant n’est plus sujet : il devient une continuation corporelle et psychique du corps maternel.

Dans ce modèle :

l’enfant n’a pas de résistance propre

il n’a pas de courage à éprouver

il n’a pas d’expérience à faire

il n’a pas de petites victoires à remporter

il n’a pas de tribulations à traverser

Il reste inachevé, non-né psychiquement, gardé dans un état de dépendance prolongée.

Ferenczi l’avait pressenti : certaines mères éprouvent une angoisse démesurée devant l’autonomie de l’enfant, car cette autonomie signe une perte impossible à symboliser.

III. La clinique de la surprotection : ce que la mère ne voit pas

La surprotection n’est jamais une simple attitude éducative.
Elle s’enracine dans des enjeux inconscients :

1) Une angoisse de séparation archaïque

La mère vit l’éloignement comme un abandon, une trahison ou un effondrement possible.

2) La peur que l’enfant échappe, grandisse, devienne autre

L’autonomie est vécue comme un risque, non comme un mouvement vital.

3) Un narcissisme maternel blessé

L’enfant est investi comme une réparation, un rempart contre le vide ou la solitude.

4) Une confusion entre l’amour et la maîtrise

“Si je veille tout, je suis une bonne mère.”
Mais en veillant tout, elle empêche la vie psychique de naître.

5) Une difficulté à faire confiance au monde

Hausse générale de l’angoisse sociale.
Surinformation.
Peurs contemporaines.
Fragilisation narcissique des parents.

IV. Le paradoxe : l’enfant n’aura de force que là où la mère se retirera

Ce que cette mère ignore — et qu’aucune injonction rationnelle ne peut lui faire entendre — c’est que :

c’est dans les séparations que l’enfant construit sa sécurité

c’est dans les expériences qu’il forge sa résistance

c’est dans les épreuves qu’il consolide son identité

c’est dans ses propres victoires qu’il se découvre sujet

c’est dans la confiance de l’adulte qu’il puise la sienne

Winnicott l’énonce magnifiquement :
“La tâche de la mère est de devenir progressivement inutile.”

Être mère, c’est accepter d’être quittée, encore et encore, dans mille micro-séparations quotidiennes.

Le plus beau cadeau qu’une mère puisse faire à un enfant, ce n’est pas de l’envelopper,
mais de le laisser aller — lentement, progressivement, avec confiance.

V. Comment accompagner une mère paratonnerre ?
1. Rassurer son angoisse maternelle

Lui montrer qu’elle n’a pas à tout porter.
Qu’elle n’est pas la seule protection possible.
Qu’elle aussi a le droit de respirer.

2. Déconstruire l’idée que le risque est mortel

Il y a des risques, oui.
Mais il y a aussi des ressources, des éducateurs, des pairs, des capacités internes.

✦ 3. Nommer sa peur de la séparation

La plupart de ces mères n’ont jamais pensé à leur propre angoisse.
Elles la projettent sur l’enfant.

4. Lui apprendre que la confiance se transmet

Un enfant devient fort parce qu’on lui fait crédit.
Lui dire :
“Votre fils a besoin de vos permissions, pas seulement de vos protections.”

5. Travailler la culpabilité

Ces mères culpabilisent dès qu’elles lâchent.
Le travail consiste à déconstruire ce surmoi sacrificiel.

6. Revaloriser la séparation comme un acte d’amour

La séparation n’est pas un abandon.
C’est un don :
le don de devenir soi.

Conclusion — La mère paratonnerre ou l’impossibilité de laisser l’enfant naître

La mère paratonnerre croit donner la vie en permanence.
En réalité, elle retient l’enfant dans un état de pré-naissance.

Être mère, ce n’est pas retenir la foudre.
C’est apprendre à laisser l’orage passer sans s’y sacrifier.

C’est offrir à l’enfant la possibilité :

d’être élargi par ses expériences

d’être fortifié par ses erreurs

d’être fier de ses propres victoires

d’être sujet de sa vie

Une enfance hyper protégée est une enfance amputée.
Une enfance confiée est une enfance qui respire. Voir moins

18/02/2026
18/02/2026
18/02/2026

📌 En cette journée nationale du syndrome d’Asperger, petit point vocabulaire :

On n’utilise plus (ou beaucoup moins) le terme "syndrome d’Asperger" pour plusieurs raisons, à la fois scientifiques et historiques.

1️⃣ Les manuels diagnostiques officiels ont changé leur manière de classer l’autisme. Désormais, on parle d’un seul diagnostic global, le trouble du spectre de l’autisme (TSA), avec différents niveaux de besoins d’accompagnement.

2️⃣ Aussi, le syndrome tirait son nom du pédiatre autrichien Hans Asperger. Des recherches historiques publiées à partir de 2018 ont montré qu’il avait collaboré avec des institutions nazies liées à l’eugénisme et à l’euthanasie d’enfants handicapés. Cette découverte a renforcé le malaise autour de l’usage de son nom pour désigner ce trouble.

💬 Tu le savais ? T’en avais déjà entendu parler ?

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