Valérie Karpik Psychologue Clinicienne

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04/02/2026

Créativité débordante et imagination sans limites chez les enfants neuroatypiques

Quand le cerveau ne se contente pas du réel

Chez de nombreux enfants qui ont un TDAH, un TSA ou un haut potentiel, l’imagination n’est pas un simple trait de caractère.

C’est un mode de fonctionnement.
Ces enfants pensent en images, en scénarios, en mondes parallèles. Ils inventent, transforment, détournent, associent. Leur cerveau ne se contente pas de ce qui est là. Il explore ce qui pourrait être.

Cette créativité intense est souvent source d’émerveillement… mais aussi d’incompréhensions.

À l’école comme à la maison, elle peut être perçue comme de la distraction, de la rêverie excessive, un manque de sérieux ou une difficulté à rester « dans la tâche ».

Alors qu’en réalité, l’enfant est en train de créer.

TDAH, TSA, haut potentiel : des formes différentes de créativité

La créativité n’a pas le même visage selon les profils, même si elle repose sur une même intensité intérieure.

Chez les enfants qui ont un TDAH, l’imagination est souvent rapide, foisonnante, impulsive.

Les idées surgissent sans prévenir, se bousculent, se mélangent. L’enfant peut passer d’un univers à l’autre en quelques secondes. Cette richesse est immense, mais elle demande un cadre pour ne pas devenir envahissante.

Chez les enfants TSA, l’imagination peut être très profonde, très structurée, parfois centrée sur des centres d’intérêt spécifiques.

Ils créent des mondes cohérents, détaillés, parfois très élaborés.

Leur créativité s’exprime souvent par la répétition, la précision, la maîtrise, et peut passer inaperçue si on ne prend pas le temps de l’observer autrement que par le langage verbal.

Chez les enfants à haut potentiel, l’imagination est souvent liée à la pensée arborescente.

Une idée en appelle une autre, puis dix autres. Ils font des liens inattendus, inventent des histoires complexes, imaginent des solutions originales. Cette créativité peut être une force énorme… mais aussi une source de fatigue mentale.

Quand l’imagination déborde et devient source de tension

Une imagination débordante n’est pas toujours facile à vivre pour l’enfant lui-même.

Certains enfants ont du mal à redescendre dans le réel.
D’autres se sentent en décalage avec les attentes scolaires.
Certains encore vivent une frustration profonde quand leur créativité n’a pas de place ou n’est pas reconnue.

L’imaginaire devient alors un refuge.

Ou, à l’inverse, une source d’agitation, d’ennui ou de décrochage.

Ce n’est pas l’imagination qui pose problème.
C’est le manque d’espaces pour l’exprimer de manière contenante et valorisante.

Favoriser l’épanouissement de cette créativité au quotidien

Soutenir la créativité des enfants neuroatypiques ne signifie pas tout laisser faire.

Cela signifie leur offrir des cadres souples, sécurisants et intentionnels.

Voici quelques pistes concrètes.

- Proposer des temps dédiés à la création, sans objectif de performance
- Autoriser l’expression créative sous différentes formes : dessin, écriture, construction, musique, jeu symbolique
- Mettre des mots sur ce que l’enfant crée pour l’aider à prendre conscience de son fonctionnement
- Utiliser la créativité comme levier d’apprentissage plutôt que comme obstacle
- Aider l’enfant à faire des ponts entre son monde intérieur et les attentes extérieures

La créativité devient alors un appui, pas une fuite.

Et à l’âge adulte, que devient cette imagination ?

Chez les adultes neuroatypiques, l’imagination est toujours là.

Mais elle a souvent été contenue, bridée, parfois même disqualifiée au fil des années.

Certains adultes continuent à créer intensément, dans leur travail, leurs passions, leurs projets.

D’autres ont appris à taire cette part d’eux-mêmes pour s’adapter.

Quand elle est reconnue et assumée, cette créativité devient une force professionnelle, relationnelle et personnelle.

Quand elle est étouffée, elle peut se transformer en rumination, en frustration, en sentiment de ne jamais être à sa place.

Se reconnecter à sa créativité, à tout âge, est souvent une clé d’apaisement et de cohérence intérieure.

Conclusion !

La créativité et l’imagination débordante des enfants neuroatypiques ne sont ni un problème à corriger, ni un luxe à tolérer.

Ce sont des expressions profondes de leur fonctionnement.

Quand elles sont comprises, accompagnées et contenues avec justesse, elles deviennent des leviers puissants d’épanouissement, de confiance en soi et d’apprentissage.

Il ne s’agit pas de faire entrer ces enfants dans un moule.

Il s’agit de leur permettre d’habiter pleinement leur monde intérieur, tout en trouvant leur place dans le monde réel.

Et parfois, c’est en les regardant créer que les adultes réapprennent à imaginer autrement.

Pour retrouver mes autres articles et réflexions :
👉 https://tdaquoi.com

28/01/2026

Quand la dyslexie et la dysorthographie rencontrent le TDAH, le TSA et le haut potentiel

Une rencontre qui complique tout… mais qu’on sous-estime encore...

On parle souvent de dyslexie et de dysorthographie comme de troubles des apprentissages.

On parle souvent du TDAH, du TSA ou du haut potentiel comme de profils neurodéveloppementaux ou cognitifs.

Mais dans la vraie vie, ces réalités ne vivent pas séparément.

Elles se superposent.
Elles s’additionnent.
Elles s’influencent.

Et c’est là que beaucoup d’enfants, d’adolescents et d’adultes se retrouvent en grande difficulté, non pas parce qu’ils manquent de capacités, mais parce que leurs fonctionnements se heurtent.

La dyslexie et la dysorthographie ne sont pas juste des « problèmes de lecture »

La dyslexie, ce n’est pas lire lentement.
La dysorthographie, ce n’est pas faire des fautes.

Ce sont des différences profondes dans la manière dont le cerveau traite le langage écrit.

Le décodage, la mémorisation des formes des mots, la correspondance entre sons et lettres, l’automatisation de l’orthographe demandent beaucoup plus d’énergie.

Lire fatigue.
Écrire épuise.

Comprendre sous contrainte devient un effort constant.

Quand ces difficultés se combinent à un TDAH, un TSA ou un haut potentiel, l’impact est démultiplié.

Quand le TDAH s’en mêle

Un enfant qui a un TDAH doit déjà mobiliser une énergie énorme pour rester attentif, inhiber ses impulsions, organiser sa pensée et suivre une consigne.

Ajoute à cela une dyslexie ou une dysorthographie et tu obtiens un cerveau qui doit faire deux choses très coûteuses en même temps : se concentrer et décoder.

L’enfant ne lit pas seulement lentement.

Il lutte.
Il oublie ce qu’il vient de lire.
Il perd le fil.
Il se fatigue plus vite que les autres.

Souvent, on croit qu’il ne fait pas d’efforts.
En réalité, il en fait trop.

Quand le TSA est concerné

Chez un enfant TSA, le langage peut être perçu de façon très différente.

La lecture peut être très technique mais peu intuitive.

L’orthographe peut être très rigide ou au contraire très instable.

La dyslexie et la dysorthographie viennent perturber encore davantage l’accès au sens.

L’enfant peut savoir énormément de choses, mais ne pas réussir à les mettre en mots écrits.

Cela crée une frustration immense et parfois un retrait ou des comportements de protection.

Quand le haut potentiel entre en collision

Chez un enfant ou un adulte à haut potentiel, la pensée est souvent rapide, riche, nuancée.

Mais la dyslexie et la dysorthographie ralentissent l’expression.

Le décalage devient cruel.
Le cerveau pense vite.
La main et l’écrit suivent lentement.
L’enfant sait.
Mais il ne peut pas le montrer.

Cela nourrit un sentiment d’injustice, d’échec et parfois une perte de confiance massive.

Beaucoup finissent par croire qu’ils sont nuls, alors qu’ils sont simplement entravés.

Une fatigue invisible mais réelle

Lire, écrire, copier, produire un texte, prendre des notes, comprendre une consigne écrite sont des actes permanents à l’école et dans la vie adulte.

Pour ces profils, chaque tâche demande un surcoût cognitif.

Ils finissent souvent la journée vidés.

Irritables.
Découragés.

Cette fatigue explique beaucoup de crises, de refus, de lenteur ou de désengagement.

Ce n’est pas un manque de motivation.
C’est un épuisement.

Ce que cela change pour l’adulte

À l’âge adulte, cette comorbidité ne disparaît pas.

Elle se transforme.

Beaucoup évitent de lire.
D’écrire.
De faire certaines démarches.

Certains développent de l’anxiété, de la honte ou une tendance à la surcompensation.

Ils travaillent deux fois plus pour paraître comme les autres.

Le coût psychique est énorme.

Ce qui aide réellement

Ce qui aide, ce n’est pas de demander plus d’efforts...

C’est de réduire la charge inutile.

Cela passe par :

- des supports oraux en plus de l’écrit
- des outils numériques de lecture et de dictée vocale
- du temps supplémentaire sans pression
- des consignes simplifiées
- des évaluations adaptées
- un regard qui distingue les capacités de la difficulté à les exprimer

Et surtout, cela passe par une reconnaissance claire de cette double ou triple réalité.

Conclusion !

Quand la dyslexie et la dysorthographie se combinent au TDAH, au TSA ou au haut potentiel, l’enfant ou l’adulte ne devient pas moins capable.

Il devient juste beaucoup plus sollicité.

Comprendre cette comorbidité, c’est cesser de juger l’intelligence à travers la vitesse de lecture ou l’orthographe.

C’est enfin voir la personne derrière l’effort invisible...

Pour retrouver mes autres articles et réflexions
https://tdaquoi.com

21/12/2025

🧠 Fonctions exécutives 🤓

Dernièrement, on vous a jasé à plusieurs reprises des fonctions exécutives. C’est qu’elles jouent un rôle tellement important au quotidien, et tout particulièrement à l’école!

Devant votre engouement pour nos récentes infographies, on vous en a préparé une nouvelle, cette fois pour expliquer ce que sont les fonctions exécutives à l’aide d’analogies qui en facilitent la compréhension… même chez les jeunes!

Cet outil est idéal pour :

📌 Les parents : à partager avec l’enseignant(e) de votre enfant s’il ou elle a des besoins particuliers, afin de mieux faire comprendre sa réalité, ou à utiliser avec votre jeune pour lui expliquer comment fonctionne son cerveau!
📌 Les enseignant(e)s : à présenter en classe au TNI pour sensibiliser vos élèves.
📌 Les orthopédagogues : à présenter à vos jeunes et à afficher dans votre local!
📌 Les écoles : à partager en version numérique à votre équipe.

📥 Pour télécharger l’infographie, cliquez sur l’image et enregistrez-la! Vous pensez qu’elle pourrait être utile à un(e) collègue ou à un(e) ami(e)? Identifiez-le ou la en commentaire! 👇

À go, on partage!

21/12/2025

Saviez-vous que?
Le TDAH🚀🌙

Dans cette série d’infographies, on vous parle des « troubles de l’attention ». Vendredi, on vous présentait les différents profils cliniques du TDAH 🌪️👧🧒.

Aujourd’hui, on poursuit notre vague de sensibilisation en partageant avec vous quelques chiffres sur le TDAH, ainsi que des résultats issus d’une étude récente portant sur les écrans et les symptômes du TDAH 🖥📱🧠

Bonne découverte!

https://www.facebook.com/share/p/1A48N8j3PE/
18/12/2025

https://www.facebook.com/share/p/1A48N8j3PE/

Quand la grossièreté sort : comprendre l’impulsivité verbale dans le TDAH...

Il arrive que certains enfants avec un TDAH utilisent des mots durs, des jurons ou des propos blessants qui choquent l’entourage. Ces paroles surgissent souvent dans des moments de colère, de frustration intense, de tristesse ou de surcharge émotionnelle. Elles sont alors rapidement qualifiées de grossièreté, de manque de respect ou de provocation.

Pourtant, chez de nombreux enfants TDAH, ces mots ne traduisent ni une volonté consciente de blesser ni une absence de valeurs, mais un fonctionnement neurocognitif particulier où le filtre verbal peut céder sous la pression émotionnelle.

Parler de grossièreté chez les enfants TDAH nécessite donc de dépasser une lecture purement morale pour entrer dans une compréhension fonctionnelle du comportement.

Comprendre ne signifie pas excuser, mais adapter la réponse éducative pour qu’elle soit efficace, juste et réellement structurante.

Le cerveau TDAH et la question du filtre verbal...

Le contrôle de ce que l’on dit repose en grande partie sur les fonctions exécutives, et plus spécifiquement sur l’inhibition. Cette capacité permet de retenir une réponse inappropriée, de différer une réaction et de choisir une formulation socialement acceptable.

Chez les personnes TDAH, ces fonctions sont souvent moins efficaces, en lien avec un fonctionnement particulier du cortex préfrontal et de ses connexions avec les structures émotionnelles du cerveau.

Lorsque tout va bien, l’enfant peut mobiliser ses règles internes, son langage social et son raisonnement.

Mais lorsque l’émotion monte, ces ressources cognitives s’amenuisent. Le cerveau émotionnel prend le dessus et la parole devient impulsive.

Le mot sort avant que l’enfant ait eu le temps de le filtrer, de l’évaluer ou d’en anticiper l’impact. Ce n’est pas un choix réfléchi, mais une réponse rapide, parfois brutale, à une surcharge interne.

L’émotion comme facteur déclencheur majeur !
La grossièreté verbale chez les enfants TDAH est très rarement constante.

Elle apparaît surtout dans des contextes bien précis, marqués par une émotion intense. La colère, l’injustice perçue, la frustration répétée, la fatigue ou l’humiliation sont des déclencheurs fréquents.

Ces émotions consomment une grande partie des ressources attentionnelles et exécutives, laissant peu de place au contrôle verbal.

Dans ces moments, le juron ou l’insulte peut jouer un rôle paradoxal. Il agit parfois comme une décharge, une tentative de soulagement immédiat face à une tension interne trop forte.

Ce soulagement est bref, mais il explique pourquoi certains enfants répètent ce type de comportements malgré les sanctions. Le cerveau apprend que le mot soulage, même si les conséquences sociales sont négatives.

Grossièreté impulsive et intentionnalité : une distinction essentielle...

Toutes les paroles grossières ne se ressemblent pas. Il est fondamental de distinguer la grossièreté intentionnelle, utilisée pour provoquer, dominer ou défier, de l’impulsivité verbale non préméditée.

Chez beaucoup d’enfants TDAH, les propos blessants surgissent sans stratégie, sans anticipation et sont souvent suivis de regrets, de honte ou d’incompréhension face à la réaction de l’adulte.

Cette distinction est essentielle, car une réponse éducative identique dans les deux cas est souvent inefficace. Là où une provocation volontaire nécessite un cadre ferme et des conséquences claires, l’impulsivité verbale appelle un travail d’apprentissage, de prévention et de régulation émotionnelle.

Ne pas faire cette différence expose l’enfant à une accumulation de sanctions qui n’enseignent pas comment faire autrement.

Le poids des comorbidités et du contexte...

La grossièreté peut être amplifiée lorsque le TDAH s’accompagne d’autres difficultés, comme un trouble oppositionnel, des troubles de l’humeur ou un vécu émotionnel complexe.

Le contexte familial, scolaire et relationnel joue également un rôle majeur. Un enfant fréquemment repris, comparé ou incompris peut développer une sensibilité accrue à l’injustice et réagir verbalement de manière excessive.

Cela ne signifie pas que le cadre doit disparaître, mais qu’il doit être cohérent, prévisible et accompagné d’un réel enseignement des compétences manquantes.

Sans cela, l’enfant reste prisonnier d’un schéma où il est constamment perçu comme celui qui dépasse les limites, ce qui renforce l’intensité émotionnelle et la fréquence des explosions verbales.

Recadrer sans humilier : une approche efficace...

Recadrer un enfant TDAH après une parole grossière est nécessaire, mais la manière de le faire est déterminante. Lorsque l’émotion est encore trop forte, l’enfant n’est pas disponible pour comprendre ou intégrer une règle.

Le recadrage gagne en efficacité lorsqu’il est posé calmement, avec fermeté, après un retour à un état émotionnel plus stable.

Mettre des mots sur l’émotion vécue, rappeler la règle de manière claire et constante, puis proposer une alternative verbale permet à l’enfant d’apprendre progressivement à remplacer l’insulte par une expression plus adaptée.

Ce travail demande de la répétition, de la patience et une cohérence éducative forte, mais il produit des effets durables là où la punition seule échoue souvent.

Chez l’adulte TDAH : le même mécanisme, d’autres enjeux...

Chez l’adulte, l’impulsivité verbale peut persister, notamment en situation de stress, de fatigue ou de surcharge émotionnelle. Les propos sans filtre peuvent alors affecter la vie professionnelle, conjugale ou sociale.

La différence majeure réside dans la capacité de métacognition, c’est-à-dire la possibilité de réfléchir sur son propre fonctionnement et de mettre en place des stratégies conscientes pour limiter les débordements.

La réparation relationnelle prend alors une place centrale. Reconnaître une parole maladroite, s’excuser et expliquer le contexte émotionnel permet de préserver les liens, tout en poursuivant un travail personnel sur la régulation émotionnelle et le contrôle de l’impulsivité.

Conclusion

La grossièreté et les propos sans filtre observés chez de nombreux enfants TDAH ne sont ni anodins ni purement éducatifs. Ils s’inscrivent dans un fonctionnement neurocognitif où l’inhibition verbale et la régulation émotionnelle sont fragilisées, en particulier sous stress.

Les comprendre permet d’agir avec justesse, en combinant cadre clair, recadrage ferme et enseignement explicite des compétences émotionnelles et sociales.

Reconnaître ces mécanismes ne revient pas à banaliser les paroles blessantes, mais à donner aux enfants les moyens concrets de faire autrement.

C’est en alliant exigence, compréhension et accompagnement structuré que l’on réduit réellement les explosions verbales, que l’on protège les relations et que l’on permet à l’enfant, puis à l’adulte, de reprendre le contrôle de ses mots lorsque les émotions débordent.

https://www.facebook.com/share/p/1EZN6XfZUG/
03/12/2025

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🧠 Autisme : comprendre les formes de camouflage social.

Les recherches montrent que beaucoup de personnes porteuses d’un TSA mobilisent des ajustements qui aident à naviguer dans des environnements exigeants.

Les travaux de Hull et ses collègues (2019) décrivent un ensemble de stratégies variées. Elles concernent l’assimilation, la dissimulation ou la compensation.

L’infographie est très claire sur ces formes d’adaptation. Elle montre des démarches utiles dans certains contextes, mais énergivores, surtout quand elles sont répétées.

L’assimilation correspond à un effort pour se fondre dans le groupe. Cette démarche absorbe de l’énergie quand les codes sociaux manquent de clarté. Certains vivent cette adaptation avec l’appui de proches qui sécurisent les interactions.

La dissimulation se base sur une gestion minutieuse des signaux sociaux. Des ajustements du regard ou du visage servent à répondre aux attentes implicites. Les études de Livingston, et al. (2020) soulignent un lien entre ces efforts et une fatigue accrue.

La compensation demande un travail interne important. Beaucoup apprennent des scripts sociaux ou analysent les situations pour prévoir les échanges. Cette démarche soutient l’autonomie, mais augmente la charge mentale.

Ces stratégies montrent une volonté d’adaptation. Elles révèlent aussi un besoin de milieux plus prévisibles et plus tolérants, comme le rappellent les recommandations de la HAS concernant la stabilité environnementale. Elles éclairent enfin les risques d’épuisement, d’anxiété et de perte d’authenticité rapportés dans la littérature clinique. 🌿

Ces connaissances aident à mieux aider les personnes porteuses d’un TSA. Elles invitent à ajuster nos attentes. Elles peuvent aussi guider les pratiques éducatives et professionnelles.

📖 Pour aller plus loin : https://urlr.me/!DiagTND

Infographie réalisée par Igor Thiriez



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25/10/2025

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28/09/2025

HPI neuroatypie et risque de dépendances/ addictions et risque de dépendance affective.

Le lien entre les neuromédiateurs (dopamine, sérotonine), le fonctionnement cognitif atypique (HPI, neuroatypie) et la tendance aux comportements addictifs. Voici un éclairage synthétique et vulgarisé :

1. Dopamine et addiction

Dopamine = neurotransmetteur de la motivation, du plaisir anticipé et de l’apprentissage par récompense.

En cas de sous-activation du système dopaminergique, certaines personnes recherchent des stimulations fortes (nourriture, écrans, jeux, substances, travail, sport, relations intenses,…) pour compenser.

Résultat : une plus grande vulnérabilité aux comportements compulsifs ou addictifs.

2. Sérotonine et régulation émotionnelle

Sérotonine = neurotransmetteur impliqué dans l’humeur, la stabilité émotionnelle, l’inhibition et le sommeil.

Un déficit relatif peut entraîner impulsivité, anxiété, besoin de réguler par l’extérieur (donc davantage de comportements répétitifs ou addictifs pour apaiser une tension interne).

3. Particularités des personnes HPI / neuroatypiques

Hyperstimulation cognitive : cerveau très rapide, besoin constant de nouveauté et de challenges → favorise la recherche de "boost" dopaminergique.

Hypersensibilité émotionnelle : sérotonine parfois moins efficace dans la régulation → risque d’anxiété, ruminations, et donc stratégies d’échappement (addictions, surconsommation).

Ennui chronique : le manque de stimulation adaptée peut accentuer la quête de sensations immédiates.

4. Comment réduire ce risque ?

Hygiène de vie : sommeil régulier, sport (augmente dopamine et sérotonine naturellement), alimentation équilibrée

Activités stimulantes mais saines : apprentissage, création artistique, projets passionnants → nourrissent la dopamine sans dérive compulsive.

Gestion émotionnelle : méditation, cohérence cardiaque, thérapies cognitives et comportementales, éventuellement accompagnement spécialisé (psy, addictologue).

Lien social de qualité : l’ocytocine et la sérotonine issues des relations humaines stables aident à réguler les circuits de récompense.

Par ailleurs :

le risque de dépendance sexuelle et affective peut être plus marqué chez certaines personnes HPI ou neuroatypiques, surtout en lien avec un déséquilibre dopamine–sérotonine.

1. Dopamine et recherche d’intensité

La sexualité et la fusion affective sont parmi les sources de stimulation les plus puissantes pour le cerveau → libération massive de dopamine.

Si le système dopaminergique est "en manque" (hypoactivité), la personne peut chercher à reproduire sans cesse ces pics d’intensité → comportements compulsifs, hypersexualité, relations fusionnelles.

2. Sérotonine et régulation émotionnelle

La sérotonine aide à réguler l’impulsivité et à maintenir une stabilité affective.

Si son action est insuffisante, cela entraîne une difficulté à gérer l’attente, la frustration, la solitude, avec une tendance à rechercher des relations ou du sexe comme "auto-médication".

3. Spécificités HPI / neuroatypiques

Hyper-intensité émotionnelle : l’attachement est souvent vécu plus fort → risque de dépendance affective.

Besoin de stimulation : l’excitation sexuelle ou la nouveauté relationnelle devient un "shoot dopaminergique".

Hypersensibilité au rejet : peur de l’abandon, anxiété relationnelle, ce qui peut pousser à s’accrocher ou à multiplier les contacts.

Signes à surveiller

Besoin constant de contacts affectifs ou sexuels pour apaiser une tension interne.

Sensation de vide, d’angoisse ou d’effondrement en l’absence de relation ou de partenaire.

Relations marquées par la fusion, la jalousie, la dépendance excessive.

Difficulté à contrôler les comportements (multiplication de rencontres, compulsions sexuelles, usage excessif de porno/rencontres en ligne).

Pistes de régulation

Prendre conscience du mécanisme : reconnaître que ce n’est pas un "manque de volonté", mais une régulation neurochimique et émotionnelle.

Développer d’autres sources de dopamine : sport, apprentissage, créativité, projets stimulants.

Travailler l’autonomie affective : thérapies (TCC, schémas précoces, thérapie de la dépendance affective), méditation, cohérence cardiaque.

Sécuriser l’attachement : apprendre à tolérer la distance, travailler les blessures de rejet/abandon souvent présentes chez les profils hypersensibles.

Encadrement pro si nécessaire : sexologue, addictologue, psy spécialisés.

-source chatgpt globalisation des ressources du net-

17/09/2025
08/09/2025

On parle souvent de “fatigue autistique”, mais qu’est-ce que ça veut dire exactement ?

La fatigue autistique, ce n’est pas juste être un peu fatigué après une longue journée.
C’est un épuisement profond, physique et mental, qui touche beaucoup de personnes autistes.

👉 Pourquoi ?
Parce qu’elles passent une partie de leur journée à s’adapter au monde qui les entoure :

masquer leurs comportements naturels (ce qu’on appelle le “camouflage ou Masking,

contrôler leurs mouvements, leur voix, leurs gestes,

supporter les bruits, les lumières, les contacts physiques,

décoder des règles sociales implicites qui ne sont pas claires,

gérer l’anxiété liée à tout ça.

Au bout d’un moment, tout cela devient trop lourd.
Résultat : une énorme fatigue, qui peut mener à un shutdown (blocage temporaire, plus de forces pour interagir) ou un burn-out autistique (épuisement prolongé, perte de capacités habituelles).

⚠️ Ce n’est pas de la paresse. Ce n’est pas un caprice.
C’est une conséquence directe de l’effort permanent d’adaptation.

La meilleure façon d’aider ? 💙

Offrir des environnements calmes et adaptés,

respecter les besoins de repos,

arrêter d’exiger un “camouflage” constant,

et surtout… accepter les personnes autistes telles qu’elles sont.

La fatigue autistique n’est pas un signe de faiblesse.
C’est le résultat d’une force : celle de lutter chaque jour pour s’intégrer dans un monde qui ne fait pas assez de place à la différence.

Adresse

Saint-Prix
95390

Heures d'ouverture

Mardi 09:30 - 20:00
Mercredi 09:30 - 20:00
Vendredi 10:00 - 20:00
Samedi 11:00 - 18:30

Site Web

https://www.doctolib.fr/psychologue/saint-prix/valerie-karpik

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