24/03/2026
🧬 Trouble de la libido : une erreur fréquente d’interprétation
Face à une baisse de libido, le réflexe reste souvent :
👉 axe hormonal:
Testostérone, prolactine, ± thyroïde
C’est pertinent… mais souvent insuffisant.
Sur le terrain, on observe régulièrement autre chose :
👉 un terrain inflammatoire et métabolique défavorable
Avec en arrière-plan :
– fatigue chronique
– insulinorésistance
– stress oxydatif
– altération mitochondriale
👉 Mécaniquement, plusieurs voies sont impactées :
• ↓ production d’ATP → baisse d’énergie disponible
• ↑ cytokines inflammatoires → inhibition centrale (axe hypothalamo-gonadique)
• ↓ sensibilité dopaminergique → baisse motivation / désir
• altération NO → impact indirect sur réponse sexuelle
👉 Résultat :
– libido diminuée
– réponse sexuelle moins efficace
– fatigue associée quasi constante
Et parfois…
👉 une testostérone “dans les normes”
Ce qui crée une incompréhension clinique fréquente.
🧪 Côté bilan biologique, certains signaux doivent alerter :
– glycémie normale mais insuline élevée (ou HOMA-IR ↑)
– triglycérides / HDL défavorable (>2)
– CRP us légèrement élevée
– ferritine haute (profil inflammatoire)
– vitamine D insuffisante
👉 Rien de “pathologique” au sens strict
👉 mais un terrain clairement non optimal
👉 Autrement dit :
la libido n’est pas qu’une variable hormonale
C’est un marqueur intégratif de l’état énergétique et métabolique
👉 Vouloir “corriger la libido” sans agir sur ce terrain
revient souvent à traiter un symptôme… en laissant la cause active
👉 La vraie question devient :
stimule-t-on… ou restaure-t-on ?
Comment intégrez-vous ces dimensions dans votre pratique ?
Guillaume LAFFAYE, PhD
Physiologie & physionutrition
fatiguechronique médecineintégrative physiologie nutrition santéglobale