21/01/2026
Cher humain préféré,
Je t’écris depuis ma résidence secondaire de luxe, aussi connue sous le nom de pension AnimaLou à Sainte-Suzanne. Franchement, je ne veux pas te vexer, mais ici… c’est un peu le Club Med des chiens. Je me suis dit que tu aimerais un petit compte-rendu de ma vie trépidante pendant que tu fais… enfin, ce que font les humains quand ils ne sont pas occupés à me grattouiller.
D’abord, il y a Nicolas, l’éducateur canin. Je crois qu’il parle couramment “chien”, parce qu’il comprend tout ce qu’on pense avant même qu’on ait le temps de renifler trois fois. Il dit que je suis “un bon chien”. Je ne sais pas ce que ça veut dire exactement, mais j’ai décidé de le croire.
Ensuite, il y a Laure et Lou, 5 ans, qui distribuent des sourires comme d’autres distribuent des friandises. Lou est petite, mais elle a une énergie de border collie sous caféine. Je l’admire beaucoup.
Côté colocs canins, c’est un vrai feuilleton.
• Beille, la montagne des Pyrénées, prend son rôle de gardienne très au sérieux. Elle surveille tout. Les oiseaux, les nuages, les brins d’herbe suspects… Rien ne lui échappe. Je pense qu’elle pourrait gérer la sécurité d’un aéroport.
• Patou, un autre montagne des Pyrénées, est son exact opposé. Lui, il joue à se salir. Tout le temps. Je crois qu’il a un abonnement personnel à la boue. Il dit que c’est “pour le soin du pelage”. Je ne suis pas convaincu.
• Cheyenne, la labrador, passe ses journées à essayer d’attraper Tango. Pas pour le manger, hein. Pour jouer. Mais Tango, lui, c’est un berger. Il veut bo**er. Il a un planning, des objectifs, une mission. Il n’a pas le temps pour ces enfantillages. Enfin… c’est ce qu’il dit. Parce qu’en vrai, parfois, je le vois sourire quand Cheyenne le rattrape.
• Et puis il y a T’choupi, le bouvier bernois. Il est adorable, mais ses émotions sont… comment dire… grandes. Quand il est content, il est TRÈS content. Quand il est surpris, il est TRÈS surpris. Quand il veut un câlin, il veut un câlin MAINTENANT. On l’aime beaucoup, mais il faut parfois se pousser un peu pour éviter d’être écrasé par son enthousiasme.
Quant à moi, je profite. Je cours, je dors, je renifle, je mange, je dors encore, je fais semblant d’être très sage quand Nicolas regarde, et je dors une troisième fois pour être sûr.
Ne t’inquiète pas, je pense à toi. Mais pas trop, parce que sinon je deviendrais tout chamallow, et T’choupi risquerait de me marcher dessus.
Je te retrouverai bientôt, avec plein d’histoires, une odeur de copains, et peut-être un peu de boue (merci Patou).
Ton coloc à quatre pattes qui t’aime bien,
mais qui passe quand même de super vacances.