26/03/2026
« Je pourrais m’en passer, mais c’est normal, parce que je suis une femme. »
Cette phrase, je l’entends souvent.
Et elle me serre le cœur.
Parce qu’elle en dit long sur la force du conditionnement qui a été mis en place.
On nous a longtemps raconté que les hommes avaient plus de libido. Plus de besoins. Plus de désirs. Et nous, femmes, serions plus sages, plus passives, plus mesurées. Nous serions là pour assouvir les désirs de l’autre, mais aucunement pour accéder aux nôtres.
Cette idée est vieille comme le patriarcat. Elle s’est installée dans la culture occidentale au fil des siècles, histoire de contrôler parfaitement ce sexe faible pourtant si craint.
Quand on replace cela dans une histoire plus large du contrôle du corps des femmes, on comprend mieux pourquoi tant d’entre nous ont appris à se taire. À se faire toutes petites. Entre le 15e et 17e siècle, les chasses aux sorcières ont visé majoritairement les femmes en Europe, dans un contexte où celles qui échappaient aux normes étaient perçues comme menaçantes.
Loin d’être des sorcières maléfiques au nez crochu, ces femmes étaient des femmes libres, autonomes, intuitives, en lien avec la nature, avec leur puissance et leur médecine. Indomptables et insoumises.
Alors non, je ne crois pas que les femmes soient naturellement faites pour avoir moins de désir.
Je crois que la guerre que la société a mené contre nous a fini par avoir raison de notre feu.
Nous nous sommes résignées pour survivre.
Nous avons eu peur de nos émotions; de nos ressentis, de notre intensité.
Mais ce n’est pas parce que tu as appris à te protéger de ta puissance que celle-ci n’existe pas.
Elle sommeille à l’intérieur de toi, attendant que tu viennes la raviver.
Car sans elle, il te manque quelque chose.
Tu vivotes, mais ne vibre pas.
Te reconnecter à ta sexualité
C’est reprendre ce qui t’appartient.
C’est revenir à ta nature, à ton élan, à ta vérité.
C’est te libérer des injonctions, de la honte et de la culpabilité.
Ta puissance n’est pas un problème,
Ton désir n’est pas de trop.