28/12/2025
À toi, la femme qui doute,
qui baisse les yeux devant le miroir parce qu’elle n’y reconnaît plus la lumière qu’il y avait autrefois.
Tu crois ne plus mériter le bonheur, comme si la vie avait apposé sur toi un sceau invisible : « trop brisée ». Tu te répètes en silence que quelque chose s’est cassé à l’intérieur et que ça ne reviendra jamais comme avant.
Écoute-moi.
On ne naît pas cassée. On est seulement marquée par ce qu’on a traversé. Tes fissures ne sont pas des preuves de faiblesse , ce sont des traces de survivante. Elles racontent que tu as aimé, tenté, perdu, résisté, recommencé. Elles disent que ton cœur a continué à battre même quand tout semblait trop lourd.
La confiance ne disparaît jamais vraiment ; parfois elle se cache, fatiguée, sous les couches de peurs et de phrases que tu t’es répétées trop longtemps. Elle attend patiemment que tu la regardes à nouveau avec douceur, pas avec jugement.
Tu n’as pas à « mériter » le bonheur. Le bonheur n’est pas une récompense pour celles qui font tout parfaitement ; c’est un droit, le tien. Même si tu doutes. Même si tu pleures. Même si, certains jours, simplement te lever est déjà une victoire.
Tu n’es pas cassée. Tu es en train de te reconstruire. Et la reconstruction n’est pas un spectacle grandiose : c’est une succession de petits gestes tendres envers toi-même, de « ça ira », de « j’ai fait de mon mieux aujourd’hui ».
Un jour, sans même t’en rendre compte, tu te surprendras à sourire sincèrement. Tu sentiras une étincelle au creux de la poitrine. Et tu comprendras que la femme que tu croyais perdue n’a jamais disparu , elle s’est simplement reposée.
Tu es digne d’amour. Tu es digne de douceur. Tu es digne du bonheur , maintenant, pas plus t**d.
Et même si tu n’y crois pas encore… je crois en toi.
Charlotte Cellier