28/03/2026
🔴 28 mars, Journée mondiale de l’endométriose
L’endométriose est souvent présentée comme une maladie hormonale causée par le reflux de cellules endométriales. Mais cette explication ne suffit pas.
Le reflux menstruel est fréquent, pourtant, toutes les femmes concernées ne développent pas la maladie. Ce qui distinguerait celles qui l’ont, c’est un dysfonctionnement du système immunitaire : des macrophages moins efficaces, des cellules NK (Natural Killers) à la cytotoxicité diminuée, un environnement péritonéal pro-inflammatoire.
Ces anomalies favoriseraient l’implantation et la croissance des lésions.
Des chercheuses comme Lara Briden proposent de voir l’endométriose d’abord comme une maladie de dysfonction immunitaire.
Les hormones contribuent à la progression des lésions, sans en être la cause unique.
Cette piste immunitaire pourrait expliquer pourquoi les traitements hormonaux ne suffisent pas toujours et ouvrir la voie à des approches plus ciblées.
Références
1. Gleicher N et al. L’endométriose est-elle une maladie auto-immune ? Obstet Gynecol. 1987;70(1):115-22. PMID: 3110710
2. Young VJ et al. Le rôle du péritoine dans la pathogenèse de l’endométriose. Hum Reprod Update. 2013;19(5):558-69. PMID: 23720497
3. Briden L. L’endométriose est une maladie de dysfonction immunitaire. larabriden.com, 2022.
4. Chen S et al. Microenvironnement immunitaire péritonéal de l’endométriose : rôle et perspectives thérapeutiques. Front Immunol. 2023. PMID: 36865552