14/02/2026
❤️ Le couple comme relation d’éveil :
Nous avons si souvent appris à voir le couple comme un refuge, un accomplissement à cocher ou une promesse de bonheur. Comme si l’autre devait combler certaines choses en nous, réparer des blessures anciennes, ou donner un sens « définitif » à notre existence.
Et pourtant, si l’on regarde avec lucidité, les relations les plus intimes ne sont pas celles qui nous « sauvent », mais celles qui nous révèlent, qui nous confrontent et nous élèvent.
Ce que nous appelons couple est l’un des espaces les plus puissants pour mettre en lumière nos attachements, nos peurs, nos attentes, nos ombres, nos mécanismes inconscients.
Lorsque deux êtres se rencontrent, ce ne sont pas seulement deux histoires qui s’unissent. Ce sont deux conditionnements, deux mémoires émotionnelles, deux structures mentales et identitaires qui entrent en relation.
Et très souvent, ce que nous appelons « problème de couple » est la confrontation de deux inconsciences qui cherchent à se protéger.
On attend de l’autre qu’il nous comprenne vraiment, qu’il nous sécurise profondément, qu’il nous confirme que nous avons de la valeur. Mais dès l’instant où la relation devient un moyen de combler un manque d’alignement intérieur, un moyen de masquer un terrain personnel pavé de peurs et de mémoires du passé, elle est déjà placée sous la domination de l’ego.
Alors apparaissent la dépendance, la peur de perdre, le besoin de contrôle, la jalousie, la distance, les conflits. Non pas parce que l’amour est impossible, mais parce qu’il est confondu avec le plaisir, le besoin et avec des comportements basés sur d’anciens schémas.
Une relation consciente commence lorsque cette confusion est vue pleinement. Lorsque l’on cesse de demander à l’autre d’être la source de notre complétude.
Lorsque la relation n’est plus « utilisée » pour fuir soi-même, elle devient l’une des dimensions de l’expérience humaine les plus puissantes pour l’éveil.
C’est dans ce sens que « le couple » peut être une véritable association sacrée. Non pas parce qu’il garantit le bonheur, mais parce qu’il invite à la conscience.