09/01/2026
Pourquoi ai-je besoin de raconter ma vie en permanence ?🤔
Si tu ressens souvent le besoin de partager les événements de ta vie, ce que tu ressens — en soi ce n’est pas un défaut. Le besoin d’échange est humain. Il sert à créer des liens, à clarifier, à ne pas rester seul face à ce qu'on traverse🤝
Mais lorsque ce besoin devient constant, urgent, automatique, il révèle souvent autre chose :
un manque de confiance intérieure et une stabilité émotionnelle fragile🫨
Quand il n’y a pas suffisamment d’ordre à l’intérieur — dans les pensées, les priorités, les repères personnels — les émotions débordent facilement. Elles cherchent alors une sortie. Et la sortie la plus rapide, c’est de le raconter à quelqu’un d’autre.
Le problème n’est pas de parler.
Le problème, c’est d’en dépendre.
Le soutien extérieur est par nature instable : aujourd’hui disponible, demain absent, parfois maladroit, parfois indifférent. Tu n’as aucun contrôle là-dessus. Et il faut aussi le dire clairement : les personnes réellement bienveillantes, capables d’écouter sans juger ni critiquer, sont rares.
Apprendre à choisir à qui l’on parle est une compétence essentielle — et beaucoup ne l’ont pas encore développée.
Une personne intérieurement plus stable ne ressent pas le besoin de raconter chaque détail de sa vie. Non pas parce qu’elle est fermée ou froide, mais parce que son premier réflexe n’est pas la parole, c’est l’action.
Elle observe ce qui se passe, trie, comprend, ajuste. Elle transforme l’émotion en décision.
Dans les dynamiques de dépendance émotionnelle, on retrouve souvent certains rôles :
😔La Victime cherche du soutien pour éviter d’agir.
💪Le Sauveur a besoin des problèmes des autres pour se sentir utile.
😈Le Consommateur émotionnel cherche une audience pour remplir un vide intérieur.
Dans ces cas-là, parler ne sert pas à avancer, mais à confirmer une position, à jouer un jeu qui nous bloque dans ce rôle et qui met de nombreux obstacles dans notre vie⛔
Le vrai basculement se produit quand ta première réaction face à un événement n’est plus :
« À qui je vais raconter ça ? »
mais :
« Qu’est-ce que je peux en faire ? Qu’est-ce que cela m’apprend ? »
Parfois, « faire » signifie simplement écrire pour soi, réfléchir en silence, laisser retomber l’émotion avant de la partager — ou choisir consciemment une personne fiable, et non par réflexe.
À ce moment-là, tu ne coupes pas le lien avec les autres. Tu reviens d’abord à toi🌿
Et c’est là que se construit une vraie stabilité intérieure🤗