30/12/2025
2025 a été une année de tri, de ruptures et de déplacements, à l’intérieur comme à l’extérieur.
Une année où j’ai compris que faire de l’espace n’était pas un luxe, mais une nécessité vitale, surtout en période de maternité et de matrescence.
Faire de l’espace, ça a été couper des liens de longues date, notamment le lien avec mon père pour mettre fin à un cycle de violence.
Faire de l’espace, ça a été quitter une formation qui ne respectait ni mes valeurs ni mon intégrité, même si cela impliquait de revoir mon chemin professionnel pour le moment.
Faire de l’espace, ça a été changer de lieu de vie, ralentir (ou du moins essayer) et créer un environnement plus juste pour moi, pour nous.
Faire de l’espace, ça m’a aussi permis de me retrouver comme femme, au-delà de mon rôle de mère.
Traverser la perte d’un bébé, laisser la douleur exister, et découvrir en moi des ressources inattendues.
Redonner une place centrale à la transmission, au corps, au mouvement, à la présence.
Aujourd’hui, je vois à quel point l’espace libéré est devenu un terrain fertile.
Pour la créativité.
Pour de nouveaux projets.
Pour une identité plus alignée,
plus consciente,
plus vivante.
2025 m’a laissée avec quelques égratignures,
mais elle a déplacé quelque chose dans ma manière d’être avec moi-même,
dans ce que je ne peux plus tolérer
et dans ce que je choisis désormais de nourrir.