École des deux Essentiels

École des deux Essentiels Culture conjointe de la Nature et de la Vie (psychosomatique Taoïste). Enseignement théorique et pratique système Yinyang cinq éléments.

Conseil Taoïste: Diagnostic-solutions.

"Si vous ne cherchez pas le grand Dao ni ne quittez les voies illusoires,Même doué de génie, seriez-vous un grand Homme ...
20/01/2026

"Si vous ne cherchez pas le grand Dao ni ne quittez les voies illusoires,
Même doué de génie, seriez-vous un grand Homme ?
Cent ans de vie, une étincelle de pierre à feu,
L’expérience de toute une vie, une bulle à la surface de l'eau.

Convoitant le renom et la richesse, ne cherchant rien d'autre que la gloire et la notoriété, inconscient que le corps secrètement se délabre et se dessèche,
Laissez-moi vous demander, même si l'or s'amassait jusqu'à rivaliser de hauteur avec les montagnes,
Si l'impermanence pouvait être achetée, pourrait-on la faire disparaître ?

Bien que la vie humaine puisse atteindre une durée de cent ans,
Mort précoce et longévité, pauvreté et aisance ne peuvent être connues d'avance.
Hier parcourant la rue sur sa monture, aujourd'hui cadavre endormi gisant dans un cercueil.
Ainsi dépossédé, épouse et richesses dès lors n'appartiennent plus au gentilhomme.

La rétribution pour les actes est sur le point de survenir, difficile maintenant de se berner soi-même.
Sans les efforts acharnés dans la quête pour l'obtenir, le grand remède ne peut être trouvé,
l'obtenir mais ne pas le raffiner, voilà ce qui relève de la plus grande bêtise...."

Premiers vers du Wuzhen Pian "Éveil à l'Authentique" de Zhang Boduan.

Traduction 蘇崇善 27/01/2017

19/01/2026
Introduction des explications du sens du Daodejing par Ren Farong 任法融"Laozi est un grand philosophe naturaliste de l'ant...
17/01/2026

Introduction des explications du sens du Daodejing par Ren Farong 任法融

"Laozi est un grand philosophe naturaliste de l'antiquité dont l'œuvre, le Daodejing, aussi appelé le Laozi, est un ouvrage profond. Ce livre acclamé comme étant « le roi des dix mille écritures » a eu une profonde influence sur l'ancienne civilisation chinoise dans toutes sortes de domaines.

"Le Daodejing est un trésor de connaissance qui cristallise la sagesse de la Chine ancienne. En plus de receler une théorie philosophique profonde, il contient aussi les fondements théoriques de domaines divers et variés, tel une vaste étendue d'eau dont le contenu embrasse tout. De part sa profondeur, son amplitude, sa précision et sa renommée, l'œuvre a non seulement poussé les érudits de tous temps à en faire le commentaire, mais a plus t**d aussi attiré de plus en plus de scientifiques occidentaux à explorer ses secrets et à faire une étude approfondie du contenu de la sagesse ancienne.

Il est difficile de dénombrer toutes les personnes qui ont commenté le Laozi depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, les ouvrages qui le font sont innombrables. Dans les temps anciens, certains ont fait la recherche et le commentaire du texte à partir du point de vue de la pratique Daoiste, comme par exemple He Shanggong et Lü Dongbin ; d'autres comme Wang Bi l'ont fait à partir de la philosophie ; d'autres encore à partir d'une approche politique comme par exemple les empereurs Xuanzong des Tang et Huizong des Song, etc. Comme tous expriment un point de vue personnel, il ne saurait y avoir d'accord parfait entre eux et il existe donc plusieurs approches du texte.

Certaines personnes pensent que le texte est une œuvre traitant de l'art de nourrir la Vie, d'autres qu'il s'agit d'un ouvrage philosophique, d'autres encore que le livre traite de politique, de stratégie militaire ou encore de science, etc, les opinions différent. Ces considérations quant à la nature du texte bien qu’étant partielles, n'en sont pas pour autant totalement déraisonnables.

Le Dao est l'intégralité de la simplicité brute, la porte de toutes les merveilles, tenter de le comprendre à partir d'un de ses aspects, et en le considérant sous l'un de ses traits particuliers équivaut à prendre la partie pour le tout, ce qui est de toute évidence une approche unilatérale.

D'un autre coté, il est possible de considérer qu'une fois que les dix mille êtres/choses sont engendrés par le Dao, le Dao se dissimule en leur sein. Le Dao est au sein des êtres, les êtres sont au sein du Dao, et malgré leurs différences les choses et les êtres convergent ensemble vers le Dao. Une compréhension à partir d'un aspect a donc aussi un coté raisonnable.

À notre époque, certaines personnes, sur la base de concepts philosophiques occidentaux, interprètent le Dao comme matière, conscience ou encore comme une loi, une règle. Ces interprétations sont toutes en désaccord avec le sens original du Laozi.

Le Dao n'est pas une substance matérielle qui possède une forme, ce n'est pas non plus la conscience et encore moins une loi rationnelle, mais plutôt l'origine créatrice de l'univers sans forme et sans apparence, ce qu'il y a de plus spirituel et de plus vide. La matière, la conscience et les lois sont seulement des dérivés du Dao.

Le Dao est le Souffle Un du Ciel-antérieur, l'origine indistincte du Sans faîte (Wuji), le potentiel contenu dans l'univers, l'aura du grand vide, la grandeur qui n'a pas d'extérieur, la petitesse qui n'a pas d'intérieur, le comble de la simplicité et de l'aisance, ce qu'il y a de plus essentiel et profond, de plus mystérieux et merveilleux, l'ancêtre initial de la nature, le grand aïeul de la multitude, c'est la «substance» originelle à la source de la création de l'univers et de tous les êtres vivants.

Le Dao qui peut être exprimé, la vertu et la vertu inférieure sont des dérivés du Dao. C'est seulement en possédant une compréhension correcte du Dao qu'il est possible d'appréhender correctement la vertu (De), ainsi nous pouvons considérer ceci comme la clé qui ouvre à la compréhension juste du livre de Laozi dans son ensemble.

Dans la position d'une personne ordinaire, de son point de vue et des moyens dont elle dispose, en usant d'une expérience et d'un savoir ordinaires qui suivent un raisonnement et des principes conventionnels, il est tout à fait impossible d'appréhender l'essence du Dao d'une façon complète et authentique. Il en résulte que la plupart des chercheurs ne peuvent s'extraire du sein des dix mille attributs, c'est donc seulement à partir d'aspects partiels qu'ils comprennent le Dao et c'est du point de vue d'un savoir ordinaire qu'ils l'expliquent, déviants ainsi inévitablement du sens original du Laozi.

Selon une compréhension unilatérale du Dao, il est inévitable de créer des interprétations distordues du livre de Laozi et d'ensevelir ainsi la grande valeur de cette œuvre.

Le Daoisme considère Laozi comme son patriarche initial, le Daodejing en est l'écriture fondamentale et le Dao son concept élémentaire. L'idée centrale du Daodejing est le Dao qui est lui-même l'endroit où se trouve la quintessence de la doctrine de Laozi.

Le Daoisme possède en lui-même une compréhension traditionnelle de son écriture fondamentale qui n'est pas du tout la même que celle de la plupart des gens.

Le Daoisme considère que la clé qui se transmet de génération en génération et qui ouvre les secrets de ce livre se trouve dans la transmission et les instructions d'un maître, il considère que la compréhension de ses principes et de son sens mystérieux qui se perçoit dans un instant d'éveil se trouve dans la pratique sur le long terme de la culture conjointe de la Nature et de la Vie.

Il est dit que Laozi s'en alla à plus de 160 ans et qu'il était lui même un spécialiste de la pratique Daoiste aux compétences extrêmement profondes. Le principe fondamental de l'univers qu'il élabore dans son œuvre ne peut être perçu et réalisé complétement que dans une pratique personnelle sur le long terme qui atteint une contemplation intuitive de ce principe. Le Dao se trouve dans le Ciel, il se trouve aussi dans l'être Humain, dans le corps ainsi que dans le Cœur.

L'auteur a consacré plus de trente années aux études Daoistes et étudié soigneusement le Laozi, le Zhuangzi et le Yijing pendant plus de vingt ans. Il a particulièrement mis tout son cœur dans la recherche et l'étude du Dao qu'il appréhende sur la base d'une pratique dans laquelle il persiste depuis longtemps. Faire le commentaire du Laozi est le fruit d'une recherche de plusieurs années et d'une réalisation dans la quiétude, ce n'est vraiment pas le désir d'un instant ni l'œuvre d'un jour.

Dans le mélange des cultures chinoise et occidentale, l'étude et la recherche du Laozi et du Zhuangzi est devenue populaire, les méthodes Daoistes sont aujourd'hui un univers à la mode.

Faire une interprétation qui utilise les méthodes et le point de vue du Daoisme lui-même sur la base du sens original du Daodejing, c'est extirper son essence afin qu'elle rayonne dans le monde et serve à raviver la culture traditionnelle ainsi qu'à accélérer les progrès de la civilisation Humaine, voilà précisément l'intention originale de ce livre.

Le discours principal du Daodejing concerne le Dao, le Dao qui peut être exprimer, la vertu (De) et la vertu inférieure.
L'auteur considère que le Dao et le De sont un diagramme du Wuji- O
Le Dao qui peut être exprimé et la Vertu inférieure sont par conséquent un diagramme du Taiji- ☯️

L'entièreté du contenu des 81 chapitres du Daodejing peut être complètement englobée à partir de ces deux diagrammes. Il suffit de comprendre ces deux diagrammes pour capturer l'essence du livre tout entier, il sera alors possible d'utiliser cela comme la clé qui ouvre la grande porte du palais mystérieux du Daodejing et de comprendre le livre dans son ensemble.

Ci-dessous, c'est en utilisant ces deux diagrammes que sera fait un exposé du Dao, du Dao qui peut être exprimé, de la vertu et de la vertu inférieure.

1. Diagramme du Wuji - O

Laozi dit : « Les dix mille choses sous le Ciel naissent de l'existence, l'existence nait de la non-existence.» Cette non-existence est sans forme, sans apparence, sans couleur et sans son, sans odeur et sans goût, ni chaude ni froide, sans gauche ni droite, sans avant ni arrière, sans intérieur ni extérieur, sans début ni fin, sans bords ni limites, sans sentiments et sans pensées, sans bien et sans mal, vague et confuse, indistincte et profonde, sans signes de présence, insondable, l’extrême du vide et du néant, par conséquent on l'appelle non-existence, Wu.

Ce Wu étant à l'origine sans nom, pour Laozi, force est de le nommer Dao. Ce Wu, cette non-existence, c'est le Dao.
Les anciens disaient : "Wuji engendre Taiji, Taiji engendre Liangyi, Liangyi engendre Sixiang, Sixiang engendre Bagua". Ce Wuji, c'est le Wu, Le Dao, le Daoisme utilise le diagramme du Wuji O pour le représenter.

Ce O, ce n'est pas qu'il n'y a rien, mais plutôt une omniprésence qui embrasse tout et qui est contenue en tout. Disponible partout, c'est un potentiel présent partout et en tout. En réalité, ce Wu existe, c'est l'unique porte d'où toutes choses dans l'univers émergent, sans cela alors rien n'existerait.

Wu, c'est-à-dire O, contient les deux Souffles Yin et Yang, c'est l'unité et l'intégrité de ces deux souffles. Des deux souffles Yin et Yang, l'un est négatif, l'autre positif, ils s'attirent et se complémentent l'un l'autre, et certainement qu'en s'annulant entre eux, leur neutralité devient Wuji O. Par conséquent, O semble ne pas exister, mais ce n'est pas rien.

La « substance» de ce néant comparée aux choses matérielles n'est qu'une sorte d'état, une sorte d'apparence, c'est la fausse absence et la présence véritable, le faux néant et la réalité authentique, le faux vide et la vraie «matière», il contient et dissimule en lui le tout le plus large de l'existence. O ce n'est pas qu'il n'y a rien, mais c'est plutôt un état initial de la matérialité. Ce Wu est beaucoup discuté dans le livre de Laozi:
Le premier chapitre dit: «Sans nom, l'origine du Ciel-Terre.»
Le sixième chapitre dit: «L'Esprit de la vallée ne meurt pas, il est appelé femelle mystérieuse. La porte de la femelle mystérieuse est ce qui se nomme la racine du Ciel-Terre. Ininterrompue, semblant éternelle, son usage ne l'épuise pas.»

Le quatorzième chapitre dit: «Ce que l'on regarde sans le voir est appelé invisible, ce que l'on écoute sans l'entendre est appelé inaudible, ce que l'on saisit sans l'obtenir est appelé imperceptible. Ces trois-là sont insondables, ainsi se confondent-ils en un seul. Sa partie supérieure n'est pas lumineuse, sa partie inférieure n'est pas sombre, illimité, il ne peut être nommé et regagne l'absence. Il est appelé forme sans forme, l'image de l'absence. On l'appelle l'indistinct. L'approchant par devant on ne voit pas sa tête, en le suivant, on ne voit pas son dos.»

Le vingt et unième chapitre dit: «Le Dao en tant qu'objet est seulement indistinct. Indistinct, en son sein il y a une image ; indistinct, en son sein il y a quelque chose ; obscur et profond, en son sein il y a une Essence. Cette essence est la plus Authentique, en son sein il y a un indice.»

Le vingt-cinquième chapitre dit : «Il y a une chose accomplie et non divisée née avant le Ciel-Terre. Silencieuse, vide, indépendante sans s'altérer, circulant sans s'épuiser, elle peut être la mère du monde. Je ne connais pas son nom, force est de lui en attribuer un et de la nommer Dao.»

Les quelques exemples frappants ci-dessus sont tous une description de Wu, de Wuji, c'est-à-dire le Dao.

Pour illustrer cela, le Dao est une substance pure et sans fioriture, mais ce n'est pas une chose ordinaire qui peut être généralement observée, c'est plutôt la substance du vide, c'est le Souffle Un du Ciel-antérieur.

Bien que l'on parle de sa non-existence, il peut néanmoins engendrer les dix mille êtres; bien que l'on parle de son existence, on le regarde sans le voir, l'écoute sans l'entendre, le saisit sans l'obtenir. Le Dao est précisément une chose sans forme, mais qui a toutefois une existence véritable.

Quelques traits du Dao ont été résumés par les Daoistes ultérieurs en dix grandes caractéristiques:
«vide», «spontané», «pureté inaltérée», «simplicité brute», «contentement tranquille», «modestie», «Clarté et quiétude», «Wuwei», «souplesse», «ne pas disputer».

Ces quelques traits et caractéristiques, lorsqu'ils s'incarnent et qu'ils se manifestent à partir de l'individu, c'est la vertu supérieure. La vertu supérieure est la personnification du Dao et son intégration dans la vie quotidienne. Le Dao qui s'incarne en l'Homme s'appelle la vertu (De).

Laozi dit: «La vertu supérieure ne se montre pas vertueuse, de ce fait elle est vertueuse». Il dit encore: «Le contenu de la grande vertu provient uniquement du Dao». C'est à dire que la plus haute vertu est spontanée, sans forme, sans signes observables, sans preuves à examiner, elle est intérieure, contenue et réservée, invisible et non intentionnelle, elle n'est pas au contraire artificielle, délibérée, manifeste, brillante, extérieure, dans les apparences. Ses caractéristiques et ses fonctions sont similaires à celles du Dao.
Quelques soient les caractéristiques du Dao, la vertu supérieure aura les mêmes, les deux ont une origine commune. La vertu supérieure possède l'ensemble des dix grandes caractéristiques du Dao. Les caractéristiques de la vertu supérieure sont exactement celles du Dao. Le caractère fondamental du Dao et de la vertu supérieure est la non-existence, Wu, le diagramme pour la représenter est O.

Ce O est omniprésent, contenu en tout, parfaitement illimité, c'est le comble de la perfection, la substance originelle du primordial sans rien au-dessus.

2.Diagramme du Taiji - ☯️

Le Yijing dit: «Un Yin, un Yang voilà le Dao». Laozi dit: «Les dix mille êtres portent le Yin et embrassent le Yang, un Souffle pénétrant fait qu'ils s'unissent». Cela veut dire que le Dao contient Yin et le Yang, c'est la neutralité des deux souffles Yin et Yang, leur équilibre et leur unité.

Lorsque le Dao se scinde, il devient Yin et Yang, lorsque Yin et Yang s'unissent, ils deviennent le Dao. Le Souffle unifié du Yin et du Yang engendre les dix mille êtres. Si le Dao est le Wuji, le Yin et le Yang sont alors le Taiji ; si le Dao est la non-existence, Wu, Yin et Yang sont par conséquent l'existence, You ; en utilisant le diagramme du Wuji, il est possible de représenter le Dao, en utilisant celui du Taiji, il est possible de représenter le Yin et le Yang.

Les deux souffles Yin et Yang s'attirent mutuellement et se condensent entre eux, il est certain que cela donne naissance couche après couche aux dix mille êtres de la nature. Tous les dix mille êtres de la nature se divisent en Yin et Yang, les végétaux et les animaux se divisent en mâles et femelles, les humains en masculin et féminin. Le Souffle, les êtres et les humains sont tous divisés en Yin et Yang. Le Yin et le Yang existant simultanément, c'est Taiji.

Ainsi, Taiji est un ensemble intègre d'oppositions contradictoires.Yin et Yang du Taiji, bien qu'opposés et contradictoires, sont en même temps unifiés et complémentaires. Ce type de relation est une relation dialectique entre l'opposition et l'unité.

Le Livre de Laozi ne cesse de mettre en relief cette relation dialectique entre l'opposition et l'unité, par exemple: «L'existence et la non-existence naissent l'une de l'autre, le difficile et le facile s'établissent ensemble, le long et le court s'appuient l'un sur l'autre, la note et le son s'harmonisent réciproquement, l'avant et l'arrière s'entre suivent» C'est-à-dire que quelles que soient les choses, elles suivent toute l'association de deux éléments positif et négatif pour s'établir, elles sont interconnectées, interdépendantes, imprégnées les unes des autres, complémentaires entre elles, elles sont la racine mutuelle les unes des autres. Le positif ne peut exister sans le négatif, traiter de leur existence, c'est traiter de leur complémentarité.

Un autre exemple: «Pour tirer, il faut nécessairement étendre. Pour attendrir, il faut nécessairement renforcer. Pour abandonner, il faut nécessairement mettre en valeur. Pour prendre, il faut nécessairement donner». C'est-à-dire que la loi du mouvement de transformation des choses est que lorsqu'elles atteignent un extrême, elles ne peuvent qu'aller dans la direction opposée, à l'épuisement du principe vient le changement. Toute chose qui atteint un extrême et en dépasse la limite ira dans la direction opposée.

L'univers et les dix mille êtres sont complétés à partir de l'union des deux souffles du Yin et du Yang. Le Yin et le Yang sont un ensemble contradictoire, de ce fait, parmi les dix mille êtres constitués de ces deux souffles, il n'y en pas un qui ne contienne pas de contradictions. S'il n'y a pas de Yin et de Yang, alors il n'y a pas de dix mille êtres, s'il n'y a pas de contradictions, alors il n'y a pas de monde. Le Yin et le Yang sont la contradiction, le diagramme du Taiji est un résumé inclusif des contradictions du Yin et du Yang.

Les deux souffles Yin et Yang: Yang est en mouvement, Yin est tranquille, Yang est dur, Yin est doux, Yang est chaud, Yin est froid, Yang donne la vie, Yin tue, ils ont une forme et un aspect, une couleur et un son, une odeur et un goût, ils s'amassent ou se dispersent. Les dix mille êtres générés à partir de cela naissent et meurent, sont forts, sont faibles, changeants et en mutation constante, ils se transforment de dix mille façons, c'est ce qui désigne le Dao dont on peut parler.

À cause de la croissance, du déclin et des transformations incessantes, il est impossible d'exister éternellement, c'est ce qui est connu comme n'étant pas le Dao éternel.

Par exemple, les quatre-saisons du ciel, les cinq régions du chaud et du froid de la Terre, la dureté et la douceur du Yin et du Yang de la matière, les hommes, les femmes, les jeunes et les vieux de l'humanité, la vie et la mort, le mouvement et le repos, la bonne et la mauvaise fortune, le désastre et le bonheur appartiennent tous autant qu'ils sont au Dao dont on peut parler. À cause de ses fluctuations incessantes, c'est précisément le Dao qui n'est pas éternel.

Le Dao est sans forme, les dix mille choses et les dix mille êtres qui naissent à partir du Dao ont une forme et un aspect, peuvent naître et peuvent s'éteindre, voilà «le Dao dont on peut parler n'est pas le Dao éternel», à savoir le Taiji.

Le Dao qui s'incarne dans l'être humain est la vertu supérieure, de ce fait le Dao dont on peut parler s'incarnant dans l'Homme est la vertu inférieure. La vertu inférieure et le Dao dont on peut parler sont semblables, elle a une forme et un aspect, peut naitre et s'éteindre, changeante et imprévisible, elle n'est pas la vertu supérieure, éternelle, complète, dissimulée et constante.

Cette sorte de vertu est une chose seulement extérieure, qui se situe dans les apparences, partielle, unilatérale et temporaire. La vertu supérieure est involontairement vertueuse, la vertu et la vertu inférieure sont intentionnellement vertueuses. La vertu supérieure n'agit pas et n'a pas d'intention, la vertu inférieure agit et a une intention.

Le diagramme du Taiji embrasse le point de vue sur l'opposition, le mouvement et le changement contenu dans le livre de Laozi, il inclut et résume les lois et les traits fondamentaux de l'univers, des dix mille choses et des dix mille êtres.

3.Relation entre les diagrammes du Wuji et du Taiji.

Wuji, c'est la non-existence, Wu 無, Taiji, c'est l'existence, You 有.
Laozi dit: «L'existence naît dans la non-existence, You et Wu s'engendrent mutuellement».

Cela veut dire que Wuji donne naissance à Taiji et que Taiji retourne à Wuji, les deux ont une relation d'engendrement sur le plan vertical. Wuji est la racine, Taiji est la tige ; Wuji est la mère, Taiji est le fils ; Wuji est la source, Taiji est la rivière ; Wuji est le total, Taiji est la division ; Wuji est la complétude, Taiji est la partialité ; Wuji est fixe, Taiji est changeant, etc. Wuji suit son cours et engendre Taiji, Taiji va à rebours et retourne à Wuji ; Wuji en se mettant en mouvement génère Taiji ; Taiji en s'immobilisant retourne à Wuji.

L'origine unique en se dispersant devient les dix mille différences, les dix mille différences retournent à l'origine unique.

La relation entre Taiji et Wuji est une relation d'engendrement sur le plan vertical, la relation entre Yin et Yang au sein de Taiji est une relation d'opposition sur le plan horizontal. Pour décrire cela, on peut dire que la première est une relation entre la mère et son enfant, la deuxième entre le mari et son épouse.

À propos du premier type de relation, Laozi préconise de «faire retour à Wuji», que les dix mille êtres fassent «retour à leur racine», que l’être humain fasse «retour à l'état d'enfançon», que la société fasse «retour à la simplicité brute», que tout fasse retour à l'origine. «Considérer avec simplicité et embrasser le naturel, diminuer les intérêts personnels et réduire les désirs», «se séparer de la sainteté et abandonner le calcul», «rompre avec l'étude et être sans soucis» avec pour but «atteindre l’extrême du vide en conservant la quiétude avec sincérité» , «embrasser l'unité comme modèle sous le Ciel» etc, sont tous des exemples qui préconisent d'estimer la racine et de mettre la tige au repos, de veiller sur la mère et de garder l'enfant, de faire du Dao l'origine.

De cette façon, en suivant le principe d'unification des multiples, il est certainement possible de réduire l'acte de gouverner la multitude et que sans agir, il n'y ait rien qui ne soit fait, que sans agir, il n'y ai rien qui ne soit gouverné, et en jouant sans cesse un rôle actif il n'y aura pas de place pour l'échec.

Le Dao est omniprésent et omnipotent, complètement au repos, il pourvoit à tout. Embrasser et conserver ce Dao fera certainement que l'individu lui-même obtiendra des changements fondamentaux au niveau de son caractère et de sa nature. En obtenant le Dao et en accomplissant l'authentique, il se transformera en un individu entièrement nouveau.

Le sage dont parle Laozi est la personnification du Dao, c'est un individu qui a les caractéristiques, les traits, le tempérament et le caractère de quelqu'un qui possède le Dao, c'est quelqu'un qui a véritablement obtenu le Dao.

Laozi recommande de «connaître sa force, conserver sa faiblesse», «connaître son éclat, conserver son obscurité», «connaître sa gloire, conserver sa bassesse», tout cela indique un mouvement du négatif vers le positif qui atteint le but de s'étendre de l'un vers l'autre. «Écarter l'extrême, l'excès et la grandeur», «conserver la souplesse», «se situer en-dessous» ont aussi ce sens, le but consiste à obtenir le Dao.

Si au contraire on conserve sa force, son éclat, sa gloire, sa dureté, que l'on se place au-dessus, que l'on projette gloire et splendeur, que l'on jouit de la richesse et des honneurs, que l'on s'efforce à obtenir le renom en poursuivant ses intérêts personnels, que l'on se complaît dans les méandres de ses désirs, que l'on agit déraisonnablement à tort et à travers, c'est précisément là perdre le Dao, perdre la vertu. En perdant la Dao et la Vertu, non seulement rien ne sera accompli, mais de plus, la personne elle-même souffrira de malchance, de dommages et d'échecs malencontreux.

L'ensemble des quatre vingt un chapitres du livre de Laozi élaborent principalement les diagrammes du Wuji et du Taiji ainsi que leurs relations mutuelles, expliquent la relation entre le Dao du Ciel et le Dao de l'Homme, le but consiste à ce que le Dao de l'Homme prenne modèle sur le Dao du Ciel, de retourner à Wuji à partir de Taiji, de faire que l'individu retourne à sa nature originelle pure et inaltérée du Ciel-antérieur, de faire que le potentiel naturel latent de la personne se développe complètement et soit exploité et qu'elle devienne une personne éthiquement raffinée.

En même temps, le but est de faire que la société soit stable, que les états se redressent, que le monde entier soit en paix, que la durée de vie soit étendue.

Au final, les cinq mille caractères du Laozi reviennent tous au Dao de l'Homme. L'objectif est qu'à partir des aspects variés de la physiologie, de la psychologie, des facultés intellectuelles et de l'éthique soient résolus les problèmes de l'être humain au niveau de ses racines.

En réalisant le Dao, Laozi a aussi réalisé que les êtres humains représentent le Dao. En obtenant le Dao, la personne est unie avec lui et c'est seulement alors qu'elle pourra devenir une personne bénéfique et utile pour la nature, pour la société, pour les autres et pour elle-même."

Traduction: 蘇崇善 27/10/2018.

12/01/2026

" Nous sommes tous les "survivants" de dizaines de milliers d'années de catastrophes naturelles et de calamités humaines qui se sont succédées sans interruption tout au long de l'histoire de l'humanité.

La médecine taoïste cultive à la fois la nature et la vie en s'appuyant sur les méthodes du cœur taoïste transmises par les textes comme le Daodejing.

À travers chaque mouvement, nous nous efforçons d'expérimenter dans l'unité du corps et de l'esprit, comment nos ancêtres et nos prédécesseurs ont survécu à travers mille épreuves et difficultés... Ils nous ont légué cette vie d'aujourd'hui qui ne doit être ni profanée ni gaspillée.

Le corps et l'esprit de nos ancêtres et des maîtres des générations passées sont devenus notre corps et notre esprit d'aujourd'hui.

Puis, nous transmettons cet héritage à nos enfants et à nos disciples pour qu'ils le perpétuent.

Ceci est notre "Voie".

"Tant qu'il y a de la vie, le combat continue."

Avec une sagesse, un état d'esprit, une attitude et une intention fondés sur l'équilibre dynamique du Yin et du Yang, nous incarnons les principes à travers leur mise en pratique.

Sans distinction d'écoles ni de courants... tout revient à l'essence de la tradition taoïste pour s'harmoniser véritablement avec le Ciel et la Terre.

Puissions-nous dissoudre toutes les oppositions, divisions, fragmentations et conflits, unifier toutes les contradictions... et nous oublier mutuellement dans les fleuves et les lacs *!"

- Lee Po Nang -

* "相忘於江湖" (s'oublier mutuellement dans les fleuves et les lacs) est une référence au 莊子 Zhuangzi évoquant l'idée de vivre en harmonie naturelle sans attachements ni conflits)

Vidéo : Présentation d'une forme du 龍門太極真功 Longmen Taiji Zhengong par Lee Po Nang à la mémoire des victimes de l'incendie de Hongkong.

Extrait de 修道真言 Xiu Dao Zhen Yan de 白玉蟾 Bai Yuchan. "学道者要先知收心法,再言静功。Celui qui étudie le Dao doit premièrement connaître ...
12/01/2026

Extrait de 修道真言 Xiu Dao Zhen Yan de 白玉蟾 Bai Yuchan.

"学道者要先知收心法,再言静功。
Celui qui étudie le Dao doit premièrement connaître la méthode pour ramener le cœur [sphère psychologique], ensuite seulement peut-on parler de travail de la quiétude.

欲学玄功,须先时时瞑目,一日间静坐几刻,再来问道。
Si vous souhaitez apprendre l’œuvre mystérieuse, il vous faudra d'abord "fermer les yeux" à chaque instant, au sein d'une journée vous "assoir en quiétude" pour quelque temps, puis retourner vous enquérir du Dao."

聪明智慧不如愚,学人只因伶俐二字,生出意见,做出许多坏事。今欲收拾身心,先从一个愚字起 。
L'intelligence et la sagesse ne valent pas l'ignorance*, les érudits à cause de leur habile vivacité d'esprit développent des opinions, commettant ainsi de nombreux méfaits. Si aujourd'hui vous souhaitez mettre en ordre votre corps-esprit, commencez à vous mettre à l’œuvre à partir du mot "ignorance".

*[Simplicité et humilité qui admet ne pas savoir]

Les douze "branches" terrestres du cycle sexagèsimal.Le terme "branche " pour traduire 支 Zhi pourrait prêter à confusion...
12/01/2026

Les douze "branches" terrestres du cycle sexagèsimal.

Le terme "branche " pour traduire 支 Zhi pourrait prêter à confusion si l'on considère les "branches" comme quelque chose qui "pénètre la Terre à partir du Ciel".

Ce qui pousse et se développe le fait à partir de "l'ensemencement" du sol.
L'image traditionnelle symbolisant le cycle des "branches" terrestres est celle de celui des végétaux dont les graines finissent par retourner à la terre après avoir produit leur propres fruits.

Bien entendu, selon la "grammaire" du système Yinyang cinq éléments qui combine "troncs" 干 et "branches" 支, les choses ne sont jamais aussi simples et évidentes qu'elles n'y paraissent dans ce qui - essentiellement- s'applique à l'étude des principes sous-jacents aux phénomènes tangibles et intangibles "sous le ciel" afin d'en appréhender et d'en comprendre la nature.

Il serait donc tout à fait maladroit de tirer des conclusions hâtives sur la nature, le sens, la valeur et les domaines d'applications possibles du système Yinyang cinq éléments 陰陽五行系統 sans avoir un minimum épuisé l'étude, la recherche et l'exploration pratique de ce qui représente un véritable patrimoine culturel intangible préhistorique.

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