08/03/2026
POUR UN NOUVEAU COMMUNALISME »
Ce Samedi 7 Mars à 15h à Foix, l’Institut La Boétie a organisé une conférence « Pour un nouveau communalisme » avec Allan Popelard, un des auteurs de cet ouvrage.
Lors de leurs échanges sur le communalisme, l’auteur a insisté sur le manque de pouvoir des citoyens sur la commune. Il a rappelé que “la commune est le premier lieu de démocratie réelle”. Le projet politique est de vouloir construire “ une société inclusive de toutes et tous, et ça commence dans nos communes “.
Il est revenu sur “ l’histoire de la dépolitisation de l’échelle communale “, estimant que la crise du capitalisme a enfermé les communes dans un rôle subalterne au sens où elles ont perdu la maitrise de leur propre développement.
L’auteur a rajouté que “la transmission de pouvoir vers les Intercos » (Agglo Foix-Varilhes par ex.) leur a fait perdre des pouvoirs. Des domaines comme l’eau, les PLU, la culture... sont gérés par l’Agglo (des pouvoirs éloignés des citoyens).
Ce livre se présente comme “une feuille de route pour que la commune redevienne un bien commun” et un outil pour “se réapproprier l’espace qui est le nôtre”.
Des propositions concrètes ont été évoquées : référendums d’initiative citoyenne, assemblée populaire citoyens tirés au sort avec pouvoir exécutif et droit de proposition pour les conseils municipaux.
Création d’une “Maison des communs” pour réunir plusieurs services ouverts à tous. De la cantine scolaire au périscolaire...comme levier pour que “les femmes puissent avoir du temps pour leur vie sociale et de l’action associative ”.
Pour un nouveau communalisme se propose de répondre à une question essentielle : pourquoi les communes peuvent être, pour la gauche de rupture, un maillon essentiel vers un projet de révolution citoyenne.
Il propose une analyse critique du capitalisme urbain – spéculation immobilière, grands projets inutiles, ségrégation socio-spatiale... – et des politiques néolibérales qui ont verrouillé l’action des communes.
Ceci au regard de ce que certains appellent « La France rurale » qui loin d’être isolée de ces pôles urbains, est parfaitement reliée par « les réseaux » (eau- gaz- électricité- internet voies de circulations, consommation courante...) et les zones d’extensions péri urbaines dont les intercommunalités sont le trait d’union.
Il pose ensuite les bases d’un mouvement communaliste contemporain, au service de la Nouvelle France et de ses besoins, et propose des outils concrets pour gouverner les communes autrement.