06/03/2026
✅COMMENT VERMIFUGER NATURELLEMENT ET EFFICACEMENT SON CHEVAL ?
Le sur-parasitisme n’est pas une fatalité. Dans la grande majorité des cas, il peut être régulé assez facilement lorsqu’on comprend réellement les mécanismes qui le favorisent.
Aujourd’hui encore, beaucoup de chevaux reçoivent des vermifuges alors qu’ils n’en ont pas besoin. Et surtout, un vermifuge chimique « préventif » administré systématiquement n’a aucun sens.
Comment vouloir « exterminer » quelque chose qui n’existe pas ?
En revanche, vermifuger chimiquement de manière systématique ou au hasard n’est pas anodin. Ces molécules ont un impact réel sur l’organisme, notamment sur le foie et le système nerveux. Certains chevaux très sensibles peuvent même en subir des conséquences graves.
La première chose à faire lorsque l’on souhaite gérer intelligemment le parasitisme est donc de réaliser des coprologies.
Je recommande en général 1 à 4 analyses par an avec prélèvement de crottins frais sur 3 à 5 jours consécutifs, puis envoi en laboratoire.
C’est bien plus pertinent que de vermifuger « au pif » par peur de…
Petite précision au passage : une copro qui revient à 0 OPG (œuf par gramme) est souvent suspecte. Un organisme vivant héberge toujours une certaine population parasitaire.
Le parasitisme reflète avant tout le terrain global de l’animal.
Tous les êtres vivants, humains compris, hébergent naturellement une population parasitaire dans leur système digestif. Ces organismes participent à l’équilibre du microbiote et à la régulation de l’écosystème intestinal.
Le problème n’apparaît que lorsque cette population n’est plus régulée.
Dans ma pratique, j’observe très souvent que les chevaux fortement parasités présentent surtout un terrain fragilisé : alimentation inadaptée, stress répété, surcharge métabolique, immunité affaiblie, déséquilibre digestif…
Autrement dit, le parasitisme est très souvent une conséquence et non la cause principale du problème.
Lorsque les chevaux sont nourris de manière respectueuse de leur nature profonde, que leurs besoins fondamentaux sont comblés, que leur vitalité est soutenue au quotidien grâce à des compléments judicieux (EMA, oligo-éléments...), et que les sucres, la mélasse et les céréales sont écartés de leur alimentation, le risque de sur-parasitisme diminue considérablement.
Le stress joue également un rôle majeur.
Le stress chronique provoque une acidification de l’organisme et la mort prématurée de nombreuses cellules. Cette acidité affaiblit le système immunitaire et crée un terrain favorable à la multiplication des parasites déjà présents.
Dans ma vision, le vermifuge chimique ne devrait être utilisé que dans des situations précises : lorsque la coprologie révèle un taux réellement élevé d’œufs par gramme et que l’on se trouve dans une situation nécessitant une intervention rapide.
Il est également important de comprendre que chaque cheval est différent.
Un taux de 1200 OPG peut être parfaitement toléré par certains chevaux, alors qu’un taux de 500 peut déjà provoquer de l’inconfort chez un autre. L’état général, la vitalité, l’état émotionnel et énergétique de l’animal doivent toujours être pris en compte.
Lorsqu’ils sont utilisés correctement, les régulateurs naturels de parasitisme ne « tuent » pas les parasites comme le font les vermifuges chimiques. Ils modifient l’environnement intestinal en le rendant défavorable à leur développement. Les parasites quittent alors naturellement cet habitat devenu hostile.
Et c’est là que se trouve un point souvent méconnu : la grande majorité des vermifuges, qu’ils soient chimiques ou naturels, n’agissent pas sur les œufs.
Ces œufs vont donc éclore dans les jours qui suivent et évoluer en larves puis en vers.
C’est la raison pour laquelle on entend souvent parler de chevaux « forts excréteurs ». Certains chevaux continuent d’avoir des coprologies positives malgré des vermifuges réguliers et de plus en plus puissants.
Ce n’est pas surprenant si les œufs ne sont jamais éliminés 😁.
Pour réguler efficacement le parasitisme, il est donc recommandé de réadministrer un régulateur naturel 8 à 14 jours après la première prise. Cela permet d’éliminer les parasites issus des œufs qui auront éclos entre temps et d’éviter qu’ils se reproduisent à leur tour.
Beaucoup de personnes, dont je fais partie, observent également de très bons résultats lorsque l’administration est réalisée autour des cycles lunaires : une première prise le jour de la pleine lune, puis une seconde 14 jours plus t**d ou autour de la nouvelle lune.
Préparez vous dès maintenant, la prochaine pleine lune est le 4 avril, et la prochaine nouvelle lune le 18 avril 2026.
J'écris ce post car je viens de commander Equi'vern pour mes juments 😊.
Il peut aussi être intéressant de varier les produits utilisés afin d’éviter les phénomènes d’adaptation des parasites.
Parmi les régulateurs naturels que je conseille régulièrement (et pour lesquels j’ai de nombreux retours positifs), on retrouve notamment :
VERTRANKILL injecteur – AJC Nature
VERTRANKILL plantes sèches – AJC Nature
Top Vern pâte – Ohm BioAlternative
Equi’vern – Vital Herbs (mélange de plantes sèches)
Pour les chevaux sensibles au goût des plantes, il est possible d’ajouter un peu de sirop d’agave afin de masquer la présence d’ail et faciliter l’acceptation des mélanges de plantes.
En cas de parasitisme important, ce protocole peut être répété chaque mois pendant trois mois, avec une coprologie de contrôle à l’issue de cette période.
Si malgré cela le cheval reste fortement parasité et présente des signes visibles (amaigrissement, ventre gonflé, poil terne ou piqué, présence de vers dans les crottins, baisse de vitalité…), il devient alors essentiel de se poser la vraie question :
Pourquoi cet animal est-il un hôte aussi favorable pour les parasites ?
C’est à ce moment-là qu’une approche réellement holistique et individualisée prend tout son sens.
Comprendre l’alimentation, l’environnement, le stress, le fonctionnement digestif et le terrain global de l’animal permet souvent de résoudre durablement le problème.
J’accompagne aujourd’hui animaux et humains depuis plus de 9 ans, et la régulation naturelle du parasitisme est devenue l’une de mes spécialités.
C’est également un sujet que j’enseigne avec passion à mes élèves en naturopathie animalière depuis plusieurs années.
Au plaisir de répondre à vos questions.
Aurore 🌸