23/12/2025
Il était une fois un petit village où, chaque année à l’approche de l’hiver, les vitrines se remplissaient de lumières, de rubans et de promesses scintillantes.
Dans ce village vivait une femme que l’on appelait la Veilleuse.
Elle n’avait ni boutique, ni richesse apparente. Son foyer était simple, parfois trop silencieux, parfois trop serré quand les inquiétudes s’invitaient à table. Cette année-là, surtout, les chiffres ne dansaient pas comme ils auraient dû. Ils pesaient. Ils faisaient peur.
Pourtant, chaque soir de décembre, la Veilleuse allumait une petite lanterne à sa fenêtre.
Les passants s’étonnaient :
— Pourquoi cette lumière, alors que tu n’as presque rien ?
Elle souriait doucement et répondait :
— Parce que ce n’est pas ce que j’ai qui éclaire. C’est ce que je choisis de garder vivant.
Un soir, un enfant s’arrêta sous la lanterne.
— Elle sert à quoi, ta lumière ? demanda-t-il.
La Veilleuse s’agenouilla pour être à sa hauteur.
— Elle rappelle aux cœurs fatigués qu’ils ne sont pas seuls. Elle dit que même quand les mains sont vides, elles peuvent encore se tendre. Elle murmure que l’amour ne se mesure pas en paquets, mais en présence.
Peu à peu, d’autres maisons allumèrent une lumière.
Pas pour montrer.
Pas pour comparer.
Juste pour se souvenir.
Et ce soir-là, il n’y eut peut-être pas plus de cadeaux sous les sapins.
Mais il y eut plus de regards qui se posaient.
Plus de silences habités.
Plus de mains qui se cherchaient.
On dit que c’est cela, la magie de l’hiver :
Quand ce qui manque révèle enfin ce qui compte.
Et la lanterne de la Veilleuse, elle, ne s’est jamais emballée.
Parce que sa lumière venait de l’intérieur.
Faites voyager ce conte, qu’il agisse comme la lumière de cette histoire pour tous les cœurs qui en ont besoin.
Prenez soin de vous et je vous souhaite de jolis moments de partage dans les jours à venir.
Alexandra.