16/03/2026
Les "plantes sauvages comestibles de la forêt", c'était le thème du stage de samedi dernier en forêt de Mervent...
Par une balade commentée, des dégustations et observations botaniques, c'est l'astringence qui a marqué cette journée. L'astringence, c'est cette saveur souvent peu appréciée qui donne une sensation d'apreté ou de resserrement des tissus dans la bouche. La prunelle est en un exemple, l'artichaut cru aussi ....
En forêt, ce sont les tannins des écorces qui sont les principaux responsables de cette astringence. Une façon peut être pour les végétaux de se préserver des herbivores qui pourraient les surconsommer, ou de chasser les parasites qui s'y installeraient ??
L'astringence est aussi très utile en phytothérapie. Outre le fait d'être de puissants anti-oxydants, les tannins créent une sorte de liaison avec certaines protéines, amenant un resserrement des tissus fibrillaires et un effet asséchant. Cela explique leur action antidiarrhéique ou hémostatique et cicatrisante, en externe comme en interne.
L’écorce du chêne est une des plus astringentes et elle a l’avantage d’être généralement bien tolérée par l’épiderme. Son infusion ou sa décoction peut être appliquée en externe avec une compresse, ou diluée dans un bain spécifique (pour pieds par exemple) pour resserrer les fibres, et en désinfecter l'épiderme.
Et si la seule observation du chêne à l'Ermite pluricentenaire avait à elle seule cette même fonction anti-oxydante et régénérante !? 😉
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