Armand Shneor - Psychologue Clinicien

Armand Shneor - Psychologue Clinicien Traitement du trouble de la personnalité: borderline, bipolaire. Dépression, adulte et enfant. Elaboration de test. Auteur

Durant quelques siècles, la psychopathologie s’est construite sur une ambition noble : ordonner le chaos clinique. Poser...
09/02/2026

Durant quelques siècles, la psychopathologie s’est construite sur une ambition noble : ordonner le chaos clinique. Poser des mots sur l’innommable, structurer le foisonnement des symptômes, rendre comparables des souffrances hétérogènes. Les classifications (troubles anxieux, troubles dépressifs, troubles neurodéveloppementaux, troubles de la personnalité, etc.) ont ainsi joué un rôle fondateur : elles ont permis de stabiliser un langage commun, de baliser la recherche, d’améliorer la communication entre cliniciens et institutions.
Nommer incarne l’inachevé. Toute nomination est une approximation, un arrêt sur image ; la réalité déborde toujours le mot.
En l’occurrence, l’expérience clinique, elle, résiste souvent à la netteté des catégories. Elle se présente rarement sous forme de chapitres bien séparés. Un patient ne « tombe » pas dans un tiroir diagnostique comme une pièce parfaitement ajustée. Au contraire : les tableaux se chevauchent, se contaminent, se transforment. La comorbidité n’est pas une exception ; elle est, pour ainsi dire, une règle pratique. Et ce constat n’est pas un simple détail : il met en évidence un fait central — les troubles mentaux ne sont pas des îlots, mais des paysages, traversés par des mécanismes communs, des vulnérabilités partagées et des boucles d’entretien.
C’est précisément pour répondre à cette complexité que de nombreux chercheurs et cliniciens s’orientent vers une perspective transversale et transdiagnostique, que l’on peut aussi qualifier de processuelle : plutôt que de partir des étiquettes, on part des mécanismes. lire la suite

Approche transdiagnostique: comprendre les troubles mentaux par les processus (rumination, évitement, incertitude) pour une clinique plus rigoureuse et humaine.

Voici le lien du replay de la conférence :
07/02/2026

Voici le lien du replay de la conférence :

Réapprendre le geste : comprendre le TNF et ses mécanismesConférence du 5 février 2026Armand Shneor - Psychologue Clinicienwww.armandshneor.com

On a longtemps raconté le TDAH comme une histoire d’enfants trop remuants. Une hyperactivité visible, des cahiers oublié...
22/01/2026

On a longtemps raconté le TDAH comme une histoire d’enfants trop remuants. Une hyperactivité visible, des cahiers oubliés, des consignes perdues dans le bruit de la classe. Or, chez l’adulte, le trouble change souvent de visage : il se fait moins spectaculaire, mais parfois plus corrosif. Il devient une fatigue de fond, une friction permanente entre l’intention et l’action, une impression d’être en décalage avec ses propres promesses. De l’extérieur, tout peut sembler “fonctionner”. À l’intérieur, c’est souvent une lutte : maintenir le cap, résister à la dispersion, se relever de l’auto-accusation, et recommencer.
Une étude britannique publiée dans Scientific Reports a donné une formulation scientifique à ce que nombre de patients décrivent depuis longtemps : chez l’adulte, les traits de TDAH sont fortement associés à l’anxiété et à la dépression — parfois davantage que les traits autistiques, dans un échantillon de population générale.
Cette conclusion ne signifie ni que l’autisme serait “moins difficile”, ni que les souffrances seraient comparables au même titre pour chacun. Elle indique plutôt ceci : le TDAH adulte, encore sous-reconnu, pourrait être un marqueur particulièrement puissant de vulnérabilité émotionnelle, et mérite que la recherche, la clinique et les politiques de santé lui accordent une attention proportionnée à sa charge réelle.

Des chercheurs (Bath, Bristol, Cardiff, King’s College London) ont étudié des adultes britanniques à partir de questionnaires standardisés évaluant, d’une part, des traits de TDAH, d’autre part des traits autistiques, et enfin des symptômes d’anxiété et de dépression. Leur constat principal est le suivant : plus les traits de TDAH sont saillants, plus le risque d’anxiété et de dépression est important . En d’autres termes, il a été observé un lien de corrélation entre la saillance des symptômes du TDAH et l’intensité des symptômes anxio et dépressifs, sans permettre d’inférer une relation causale.
Ce type de résultat n’infère pas l’idée selon laquelle « tout adulte avec un TDAH est condamné à développer une anxiété ou une dépression ». L’étude montre une augmentation de probabilité moyenne au niveau d’un groupe (un risque relatif), pas une destinée individuelle.
Cette nuance protège d’un contresens fréquent : corrélation n’est pas causalité. Cependant, en santé mentale, les associations robustes ont une valeur pratique immédiate : elles constituent un marqueur des zones de risque, et où l’on devrait dépister plus tôt, former davantage, prévenir plutôt que réparer. Lire la suite

TDAH adulte : trouble de régulation et vulnérabilité émotionnelle. Pourquoi l’anxiété et la dépression sont fréquentes, et comment prévenir sans moraliser.

S'exfiltrer de la rumination Avez-vous parfois l’impression d’être captif d’un flux de ruminations incessantes ? Ce phén...
12/01/2026

S'exfiltrer de la rumination
Avez-vous parfois l’impression d’être captif d’un flux de ruminations incessantes ? Ce phénomène n’est pas un manque de volonté, ni une incapacité morale à “se reprendre”. Il signale plutôt que votre esprit a glissé vers un pilotage automatique devenu trop rigide : une boucle de vigilance qui, à force de vouloir prévenir le danger, finit par nourrir l’inquiétude qu’elle prétend éteindre.
La bonne nouvelle est que ces boucles se réentraînent. Non sans effort, certes, mais de manière très concrète : en réancrant l’attention dans les sens (ce que vous voyez, entendez, touchez ; ce que votre respiration et votre corps vous disent) et en retrouvant la co-régulation par le lien humain. En changeant de mode — du mode « menace » au mode « sécurité » — vous développez une flexibilité mentale : la capacité de laisser passer une pensée sans lui obéir, de choisir votre prochaine action plutôt que de subir votre prochaine inquiétude. Vous cessez alors d’être l’otage de l’anxiété : vous redevenez l’auteur, lucide et vivant, de votre trajectoire.

01/01/2026
RésuméLe trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble neurodéveloppemental dont l’exp...
25/12/2025

Résumé
Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble neurodéveloppemental dont l’expression clinique se transforme au fil du développement : l’hyperactivité motrice tend fréquemment à s’atténuer, tandis que l’inattention, la désorganisation et les difficultés exécutives demeurent souvent centrales à l’âge adulte. La question de la « rémission » est particulièrement sensible à la définition adoptée (rémission syndromique vs fonctionnelle), ce qui explique des estimations parfois divergentes. La clinique adulte devient souvent « bruyante » du fait des comorbidités (humeur, anxiété, addictions) et d’un poids somatique/somatoforme qui peut capturer l’attention, majorer l’évitement et compliquer l’adhésion aux soins. Enfin, l’interface TDAH–bipolarité exige une vigilance différentielle, notamment sur l’épisodicité thymique et la rupture par rapport au niveau de base.

TDAH de l’adulte : symptômes, rémission, différences homme/femme, comorbidités et somatisation. Différentiel bipolarité, repères et pistes thérapeutiques.

Le mot guérison incarne le charme des certitudes : il évoque une ligne d’arrivée, un avant et un après, la fin nette d’u...
18/12/2025

Le mot guérison incarne le charme des certitudes : il évoque une ligne d’arrivée, un avant et un après, la fin nette d’un trouble. Cependant, le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) n’est pas une infection qu’on éteint, ni un membre fracturé qu’on rétablit. Les classifications contemporaines le décrivent comme un trouble neurodéveloppemental, c’est-à-dire un mode d’organisation neurocognitive qui se déploie au fil du développement, en interaction constante avec l’environnement, les apprentissages, les exigences scolaires et sociales, et les ressources de l’enfant.
C’est pourquoi, et bien que cela hante le commun des mortels, la question n’est pas tant de savoir : « Est-ce que ça disparaît ? » mais plutôt de se demander, dans quelles conditions ce trouble cesse-t-il d’être handicapant, et quels leviers peuvent être actionnés conduisant à une rémission ?

Le TDAH peut-il “guérir” ? Données longitudinales, neurosciences et clinique : rémission, persistance, comorbidités et objectifs fonctionnels.

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