Dr. Tomozei Iulian

Dr. Tomozei Iulian Psychiatre et psychothérapeut. D'orientation TCC, Hypnose et Thérapie Brève. Coach et formateur NLP.

Beauté, rituels et santé mentale : ce que l’apparence ne dit pas, mais révèle parfoisOn parle souvent de beauté comme d’...
22/01/2026

Beauté, rituels et santé mentale : ce que l’apparence ne dit pas, mais révèle parfois

On parle souvent de beauté comme d’un luxe.
Mais sur le terrain, au contact de personnes fragilisées, elle devient autre chose :
un langage émotionnel.

Dans les initiatives menées auprès de survivantes de violences, de personnes endeuillées, de malades chroniques ou de vétérans, un constat revient sans cesse :
ce n’est pas le maquillage qui soigne.
C’est ce qui se passe autour.

Le temps accordé.
Le toucher respectueux.
L’écoute sans jugement.
Le sentiment d’être vue, reconnue, incluse.

La beauté agit alors comme un prétexte relationnel.
Un cadre dans lequel des besoins humains fondamentaux :sécurité, appartenance, attention, réassurance peuvent enfin être nourris.

Parfois, les effets sont discrets mais puissants.
Acheter un vernis à ongles après un événement peut sembler anodin.
Cliniquement, c’est souvent un signe fort :
celui d’une personne qui recommence à choisir, à se réapproprier son corps et son image après une période de contrainte ou de perte de contrôle.

Les rituels esthétiques peuvent aussi devenir des points d’ancrage.
Dans le deuil, la maladie ou le chaos, se maquiller chaque matin n’est pas de la coquetterie.
C’est parfois ce qui permet de tenir, de sortir, de parler, d’exister dans le monde.

Mais attention à l’erreur fréquente :
une apparence soignée n’est pas un indicateur de bien-être psychique.
Elle peut être un masque.
Ou au contraire, une béquille nécessaire.

Derrière ces observations se dessine une vérité essentielle :
la santé mentale ne se résume ni aux symptômes, ni aux apparences.

Elle repose sur l’équilibre entre :
• des besoins émotionnels satisfaits,
• une estime de soi suffisamment stable,
• des liens humains réels,
• et des rituels qui soutiennent plutôt qu’ils ne compensent.
La suite dans les commentaires

Elle entre dans mon cabinet, les épaules voûtées, le regard absent.« Docteur, c’est comme si mon corps devenait plus lou...
21/01/2026

Elle entre dans mon cabinet, les épaules voûtées, le regard absent.

« Docteur, c’est comme si mon corps devenait plus lourd chaque jour.
Hier encore, je riais avec mes enfants.
Aujourd’hui, j’ai une tristesse qui pèse ici… »
Elle pose la main sur sa poitrine.
« Physiquement. Je n’ai plus d’appétit, plus d’énergie. J’ai juste envie de sortir de mon corps pour retrouver ma vie. »

Une ombre qui revient chaque automne

Maya vit avec ce qu’elle appelle sa « dépression saisonnière » depuis plus de 20 ans.

Chaque année, entre septembre et octobre, le même scénario.
Sans avertissement apparent, l’énergie s’effondre.
Le corps devient « plombé ».
La joie disparaît.

Son dernier épisode a duré un an entier.
Hospitalisation à l’étranger.
Anxiolytiques difficiles à arrêter.
15 kilos perdus.
Une famille sidérée par cette version d’elle-même qu’elle ne reconnaissait plus.

Mais cette fois, quelque chose est différent.

Elle a perçu un signal précoce.
Une légère perte d’élan.
Un rire moins spontané.
Un murmure avant la tempête.

Ce qui se passe réellement dans son cerveau

Quand elle décrit une tristesse « localisée dans le cœur », ce n’est pas une image poétique.

C’est neurobiologique.

À l’automne, la baisse de luminosité entraîne :
• une diminution de la sérotonine, clé de la stabilité émotionnelle,
• un ralentissement des connexions neuronales,
• une hyperactivation de l’amygdale (centre de la peur),

• un épuisement du cortex préfrontal, qui régule émotions et décisions.

Résultat :
ce qui était gérable devient soudain insurmontable.

« Je ne peux plus fonctionner.
Je fais peur à mes enfants.
J’ai peur de moi-même. »

Le plan que nous avons construit ensemble
La suite dans les commentaires 👇

Lâcher prise avec l’anxiétéce n’est pas la laisser gagner.C’est l’un des plus grands malentendus autour de l’angoisse.En...
19/01/2026

Lâcher prise avec l’anxiété

ce n’est pas la laisser gagner.

C’est l’un des plus grands malentendus autour de l’angoisse.

En réalité,
plus tu essaies de la contrôler,
plus elle s’accroche.

Il m’a écrit , un très bon ami:

« Je comprends mieux l’idée du lâcher-prise,
mais j’ai encore du mal à sentir la frontière
entre accepter
et contrôler subtilement.

Dans le moment, comment je sais
si je suis encore dans l’effort ?

Et surtout…
qu’est-ce que je devrais faire de moins ? »

Il respire.
Il continue à vivre.
Il ne fuit plus ses émotions.

Et pourtant, il me dit :

« Je laisse les sensations exister…
mais c’est très douloureux.

Je ne veux pas que la panique
prenne le contrôle de ma vie.

Est-ce que je fais bien ?
Est-ce que je dois laisser la panique se manifester ?
Ou simplement continuer ce que je fais
avec ces sensations-là ? »

Derrière ces questions,
il y a quelque chose de très humain :
la peur de lâcher le contrôle…
et de se faire engloutir.

Deux façons de “gérer” l’anxiété

1. Le contrôle subtil

Tu respires.
Tu observes.
Tu continues à vivre.

Mais au fond,
ton véritable objectif reste :
« que ça disparaisse vite ».

Tu surveilles sans cesse :
– est-ce que ça baisse ?
– est-ce que ça revient ?
– est-ce que je fais bien ?

2. L’acceptation engagée

Tu laisses les sensations être là,
même si elles sont très désagréables.

Ton but n’est plus
de les faire disparaître.

Ton but devient :
continuer à vivre ce qui compte pour toi,
avec elles dans le décor.

La frontière est là.
Dans l’intention.

Si, au fond, tout ce que tu fais vise encore
« ne plus jamais ressentir ça »,
alors le contrôle est toujours aux commandes.

Lâcher prise, ce n’est pas…

Ce n’est pas dire à la panique :
« Vas-y, détruis tout. »

C’est plutôt lui dire :

« Tu peux être là.
Tu peux faire du bruit dans ma poitrine.

Je n’ai pas besoin de t’aimer,
ni de t’approuver.

Mais je ne vais plus organiser
toute ma vie autour de toi. »
Continuation dans le commentaire👇

Elle ne manque pas d’envie.Elle manque de place pour elle.Depuis des semaines, ses matinées commencent au lit, téléphone...
19/01/2026

Elle ne manque pas d’envie.
Elle manque de place pour elle.

Depuis des semaines, ses matinées commencent au lit, téléphone à la main.
Le réveil sonne. Elle devrait se lever pour faire du sport…
Mais sa main va vers l’écran. Un reel. Puis un autre.
Et déjà, une boule dans le ventre.

« Je m’auto-sabote », dit-elle.

En TCC, on n’appelle pas ça un manque de volonté.

On parle d’un cycle : pensées douloureuses → émotions lourdes → évitement.

À court terme, ça soulage.
À long terme, ça coûte cher.

En ACT, on ne supprime pas la douleur.
On apprend à ne plus la laisser décider seule.

Alors on n’a pas commencé par “1h de sport, 3 fois par semaine”.
Mais par un micro-engagement radicalement simple :

Lundi, mercredi, vendredi à 6h :
mettre son corps sous la do**he.
Pas envie. Pas motivation.
Juste : pied par terre, salle de bain.

Le combat a changé.
Ce n’est plus “sport ou échec”.
C’est évitement ou engagement.

Ce n’est pas spectaculaire.
Mais c’est thérapeutique.

Parce que ce n’est pas la motivation qui crée l’action.

C’est l’action, répétée,
qui réécrit l’histoire qu’on se raconte sur soi.

Question pour toi :

Demain matin, quel micro-engagement pourrais-tu tenir, même sans motivation,
parce qu’il est aligné avec la vie que tu veux construire ?

Quand ruminer semble être la seule issue🤫Il y a des moments où l’esprit tourne en boucle.Toujours les mêmes questions.To...
18/01/2026

Quand ruminer semble être la seule issue🤫

Il y a des moments où l’esprit tourne en boucle.
Toujours les mêmes questions.
Toujours les mêmes scénarios.
Toujours cette impression de chercher une solution… sans jamais la trouver.

On appelle cela la rumination.
Et contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas un excès de réflexion.
C’est une tentative de se protéger.

On rumine pour comprendre.
Pour anticiper.
Pour éviter de ressentir ce qui fait mal.

Mais plus on rumine, plus on s’éloigne de l’essentiel.

En thérapie, nous travaillons autrement.
Plutôt que de lutter contre les pensées ou de vouloir les faire taire, nous apprenons à changer la manière dont l’esprit fonctionne.

Quand l’esprit analyse sans fin,
nous revenons à l’expérience directe.

Quand les pensées jugent,
nous ouvrons un espace d’accueil.

Quand l’émotion fait peur,
nous apprenons à rester.

Accueillir une émotion pénible ne signifie pas s’y résigner.
Cela signifie cesser de la combattre pour enfin l’écouter.

Car une émotion accueillie s’apaise.
Une émotion évitée s’intensifie.

Petit à petit, le mental sort du piège des « pourquoi ».
Le corps redevient un repère.
L’instant présent redevient habitable.

Et souvent, sans forcer,
les ruminations perdent leur pouvoir.

La thérapie n’apprend pas à penser plus.
Elle apprend à être autrement avec ce qui est déjà là.

Et si le problème n’était pas ce que vous pensez… mais ce que vous évitez de ressentir ?!? 🤔

Il est entré dans mon cabinet avec deux téléphones.  Pas un. Deux.L’un vibrait.  L’autre sonnait.  Notifications, messag...
09/01/2026

Il est entré dans mon cabinet avec deux téléphones.
Pas un. Deux.

L’un vibrait.
L’autre sonnait.

Notifications, messages, alertes, rappels.
Des vibrations parfois silencieuses, mais incessantes.

Impossible d’avoir un dialogue cohérent.
Son regard quittait le mien toutes les dix secondes.

Son corps était là.
Son attention, ailleurs.

À ce moment-là, une pensée très simple m’a traversé l’esprit : la pire addiction de notre époque n’est peut-être pas une substance, ni un comportement.

C’est le bruit informationnel.

Depuis une trentaine d’années, nous avons atteint un sommet technologique inédit.
Mais ce sommet s’est accompagné d’un vacarme permanent.

Regardez attentivement votre quotidien : à chaque seconde, un stimulus potentiel.

Une notification.
Un message.
Un “like”.
Une vibration.
Un son.
Une image.

Notre cerveau, lui, n’a pas changé.
Il fonctionne toujours avec les mêmes circuits primitifs.

On se retrouve dans un monde où l’accès est :
– simple
– immédiat
– illimité
– puissant
– nouveau
– imprévisible

Exactement les six caractéristiques d’un stimulus addictif.

Les notifications, le bruit de la ville, le trafic, etc., fonctionnent comme des machines à sous portables.

On ne sait jamais ce qui va arriver.
Parfois c’est banal.
Parfois gratifiant.

Cette incertitude déclenche un pic de dopamine.

Suite en commentaire ⬇️

Et si les résolutions n’étaient pas faites pour être tenues…mais pour nous faire avancer ?Chaque début d’année, nous pre...
08/01/2026

Et si les résolutions n’étaient pas faites pour être tenues…
mais pour nous faire avancer ?

Chaque début d’année, nous prenons des décisions.
Chaque début d’année, la même scène se répète.

On dresse une liste.

On se promet de changer, ameliorer et reussir.

Puis, parfois, l’élan retombe.
Et avec lui, la motivation.
Et avec l’abandon vient souvent la culpabilité.

Mais en psychologie, un objectif n’est pas seulement une destination.
C’est avant tout une source d’élan.

Se fixer des résolutions, ce n’est pas se garantir une réussite parfaite.
C’est donner une direction à son énergie.
C’est nourrir la motivation au quotidien, même lorsque le chemin est imparfait.

La motivation naît du mouvement, pas uniquement du résultat.
Et lorsque l’objectif est atteint, ce n’est pas une obligation.

C’est un bonus.

Un bonus qui apporte de la fierté.
Un bonus qui renforce la confiance en soi.
Un bonus qui confirme que l’on a avancé.

Commencer l’année avec des résolutions, ce n’est pas se mettre la pression.
C’est s’offrir un cap.

Et toi, quelles résolutions as-tu choisies pour nourrir ta motivation cette année ?

Un jour, en consultation, une patiente m’a dit : « Pourtant, je donne tout… Pourquoi personne ne reste vraiment ? »Elle ...
05/01/2026

Un jour, en consultation, une patiente m’a dit : « Pourtant, je donne tout… Pourquoi personne ne reste vraiment ? »

Elle ne manquait pas d’amour.
Elle manquait de mots sur ce qui se jouait en silence.

Elle pensait que donner suffisait à construire un lien.

Alors elle donnait encore plus : du temps, de l’énergie, des services, des “ça va ?” à 23h.

Derrière chaque geste, il y avait un contrat invisible.

Dans sa tête, elle se disait :
• « Si je suis toujours là, ils ne partiront pas. »
• « Si je comprends tout de l’autre, il finira par me comprendre. »
• « Si je m’investis assez, je finirai par compter. »

Le problème ? C’était un contrat que l’autre n’avait jamais signé.

Elle accumulait des déceptions silencieuses et un épuisement profond. Non pas parce que les autres étaient malveillants, mais parce qu’ils ne savaient pas qu’ils “devaient” quelque chose.

Le jour où elle a mis des mots là-dessus, tout a changé.
Pas chez les autres. En elle.

Elle a compris que personne ne lui “devait” sa présence ou sa reconnaissance.

À partir de là, aider n’était plus une stratégie de survie pour éviter l’abandon. C’était un choix.

Aimer n’était plus une tentative de se sécuriser. C’était un mouvement libre.
Donner n’était plus une monnaie d’échange, mais un acte sans dette.

Le résultat ?
Elle n’est pas devenue froide. Elle est devenue libre.

Libre de dire oui sans se trahir.
Libre de dire non sans culpabiliser.

Et vous ?
Dans vos relations, ce que vous donnez est-ce un choix libre ?

Ou est-ce une tentative (souvent inconsciente) d’acheter de la sécurité ?

Dites-moi en commentaire si ce sentiment de “donner trop sans retour” vous parle.

Jour 1.La série est lancée.Tout changement durable commence par un premier pas.Pas parfait. Pas spectaculaire.Mais engag...
05/01/2026

Jour 1.
La série est lancée.

Tout changement durable commence par un premier pas.
Pas parfait. Pas spectaculaire.
Mais engagé.

S’engager, ce n’est pas viser l’intensité maximale.
C’est choisir la régularité.
Revenir chaque jour.
Même quand la motivation fluctue.

Un jour à la fois.
Sans pression inutile.
Sans tout ou rien.

Et toi, des résolutions pour cette année ?
Tu as commencé aussi ?

Aujourd’hui, c’est jour 1.
Demain, ce sera jour 2.

On ne lâche rien, n'est-ce pas ?

03/12/2025

Confiance vs méfiance. C'est simple, la confiance va payer le mieux dans le futur, à condition qu'elle soit encadrée convenablement avec de la maturité 😬

02/12/2025

Comme disait mon père : Iulian, quand tu as un problème avec l’argent, tu vas le résoudre avec de l’argent. Quand tu as un problème avec les gens, tu vas le résoudre avec les gens. Mais si un jour tu as un problème avec le bon Dieu… là tu es dans la m***e, parce que d’ici à lui, les anges vont te bouffer.

Arrêter la spirale des plaintes : un exercice pour retrouver la lumière!Combien de fois avez-vous remarqué que les pensé...
15/11/2025

Arrêter la spirale des plaintes : un exercice pour retrouver la lumière!

Combien de fois avez-vous remarqué que les pensées négatives ou les plaintes envahissent votre quotidien ?
Vous n’êtes pas seul : cela arrive à beaucoup de personnes, au travail, en famille ou dans les groupes d’amis. Parfois même, cela peut assombrir l’ambiance et peser sur le moral collectif.

En tant que psychiatre et psychothérapeute, je reçois souvent dans mon cabinet des patients qui se sentent piégés dans ce cercle. Et je leur propose toujours un petit exercice, à faire en douceur, sans jugement.

L’exercice « Renverser le Flot »

1. Observer, sans juger

Pendant une journée, notez simplement chaque moment où une plainte ou pensée négative émerge. Un mot sur votre téléphone, un trait sur un carnet… L’idée est de devenir observateur de ce qui se passe dans votre esprit.

2. Les 3 questions clés

À chaque plainte notée, posez-vous ces trois questions :
   • Qu’est-ce qui m’affecte vraiment ici ?
   • Est-ce que tout est vraiment négatif, ou puis-je distinguer un détail neutre ou positif ?
   • Quelle micro-action ou petit changement puis-je essayer pour transformer cette situation ?

3. Transformer une plainte en pouvoir d’action

Prenez une de vos plaintes du jour. Essayez de la reformuler : soit en une demande claire (vers un collègue, un proche, ou même vous-même), soit en une petite action concrète, si modeste soit-elle.

Petit à petit, ce rituel vous aidera à voir la vie avec plus de nuance, à sortir du « tout noir »… et à vous sentir plus acteur, moins victime. Essayez, partagez vos expériences en commentaire .
Et surtout, gardez cette bienveillance envers vous-même.

Adresse

1 Rue John Castegnaro, Residence Wuelemswiss, Etage 3
Differdange
L4639

Heures d'ouverture

Lundi 08:00 - 17:00
Mardi 08:00 - 17:00
Mercredi 08:00 - 17:00
Jeudi 08:00 - 17:00
Vendredi 08:00 - 17:00
Samedi 08:00 - 12:00

Téléphone

+352691780203

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