15/03/2026
🟡Le pouvoir malgache mise sur un profil atypique pour diriger le gouvernement. Mamitiana Rajaonarison, ancien directeur général du SAMIFIN, a été nommé Premier ministre de Madagascar, accédant ainsi au palais de Mahazoarivo dans un contexte politique marqué par les recompositions institutionnelles et les attentes de réformes profondes.
🟡Administrateur civil et ancien officier de la gendarmerie, Mamitiana Rajaonarison s’est surtout fait connaître dans les cercles institutionnels pour son engagement dans la lutte contre les flux financiers illicites et le blanchiment d’argent. À la tête du SAMIFIN depuis 2021, il avait été reconduit à ce poste en 2025 pour poursuivre les efforts engagés contre la criminalité financière et le financement du terrorisme.
🟡Avant cette nomination, il avait également travaillé au sein du BIANCO, où il occupait notamment des responsabilités territoriales dans les enquêtes liées à la corruption et aux détournements de fonds publics.
🟡La désignation de Mamitiana Rajaonarison intervient dans une période politique agitée, marquée par la dissolution du précédent gouvernement et les discussions intenses autour de la formation d’un nouvel exécutif capable de stabiliser les institutions. Plusieurs figures politiques et technocratiques avaient été évoquées pour la primature avant l’annonce finale.
🟡Le choix d’un spécialiste de la lutte contre les crimes financiers apparaît comme un signal politique : celui d’un exécutif qui veut afficher une ligne plus ferme en matière de gouvernance et de transparence.
🟡Le nouveau chef du gouvernement hérite toutefois d’un chantier considérable. La priorité de son mandat devrait s’articuler autour de trois axes majeurs : la consolidation des institutions après les turbulences politiques récentes, la poursuite de la lutte contre la corruption et les circuits financiers illicites, et la relance économique dans un contexte marqué par la fragilité des finances publiques.
🟡Son expérience dans les mécanismes de surveillance financière pourrait notamment jouer un rôle clé dans le renforcement de la crédibilité du pays auprès des partenaires internationaux et des institutions financières.
🟡Avec Mamitiana Rajaonarison à la tête du gouvernement, Madagascar confie donc la primature à un profil technocratique issu des structures de contrôle de l’État, plus habitué aux enquêtes financières qu’aux batailles partisanes. Reste désormais à savoir si ce spécialiste de l’anti-corruption pourra transformer son expertise administrative en leadership politique, dans un pays où la reconstruction de la confiance institutionnelle demeure l’un des défis majeurs de l’après-crise.
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