10/02/2026
Le TDAH n’impacte pas seulement l’enfant qui reçoit le diagnostic.
2e collaboration visuelle avec Antoinette Raucent que vous pouvez suivre sur Instagram ici :
Une méta-analyse récente (32 études, près de 9 000 participants) montre que, dans les fratries concernées, les frères et sœurs sans TDAH présentent en moyenne un profil cognitif et scolaire légèrement moins favorable que les enfants témoins, même s’ils vont mieux que leur frère ou sœur avec TDAH.
Attention, il ne s’agit pas de dire que ces enfants ont un TDAH « caché » mais plutôt qu’ils partagent parfois certaines vulnérabilités familiales.
Ces différences moyennes concernent notamment l’attention, la mémoire, les fonctions exécutives et, dans certaines études, la réussite scolaire.
Pourquoi ?
– des facteurs génétiques et environnementaux partagés,
– des profils cognitifs intermédiaires chez certains frères et sœurs,
– et aussi le contexte familial : stress, organisation complexe, fatigue parentale.
Cliniquement, le message est simple. Il ne faut pas pathologiser la fratrie, mais rester attentif à des besoins discrets qui passent parfois sous le radar.
Repérer tôt, ajuster l’accompagnement si besoin… avant que les difficultés ne s’installent.
Et vous, dans votre pratique ou votre vécu familial, est-ce une réalité que vous observez ?
Source de l'étude : Ramos, A. A., Boaventura, V., Nascimento, A. A., Leite, L. L. R., & Machado, L. (2025). Intellectual achievement and cognitive functioning in children and adolescents with ADHD-affected siblings: A systematic literature review and meta-analysis. Clinical psychology review, 102688.