26/11/2025
Commotion cérébrale : ce choc “sans gravité” qui peut tout changer ⚡🤕
Un coup à la tête, une chute anodine, un contact brutal lors d’un match… et tout semble aller bien. Pas de plaie, pas de fracture, juste un peu de vertige.
Et pourtant, ce qui paraît bénin peut cacher un traumatisme invisible : la commotion cérébrale.
Souvent négligée, mal comprise, cette atteinte du cerveau mérite qu’on en parle, car elle peut avoir des conséquences sérieuses si elle est sous-estimée.
⚡ Qu’est-ce qu’une commotion cérébrale ?
La commotion cérébrale est une forme de traumatisme crânien léger (TCL) provoquée par un choc direct à la tête ou un mouvement brusque du corps qui fait “tanguer” le cerveau à l’intérieur du crâne.
🧬 Le cerveau flotte dans un liquide protecteur, le liquide céphalorachidien. Lors d’un impact, il peut heurter la paroi osseuse, entraînant une perturbation temporaire de son fonctionnement.
Il ne s’agit pas d’une lésion visible (pas d’hémorragie ni de fracture), mais d’un dysfonctionnement chimique et neuronal transitoire.
🩺 Comment la reconnaître ?
La commotion cérébrale ne laisse aucune trace visible à l’œil nu, ce qui explique qu’elle passe souvent inaperçue. Pourtant, les signes sont là, parfois discrets :
1️⃣ ⏱️ Symptômes immédiats (dans les minutes qui suivent le choc) :
👉 Perte de connaissance (parfois très brève)
👉 Étourdissement, confusion, désorientation
👉 Vision floue, bourdonnements, nausées 🤢
👉 Mal de tête, sensation de “tête vide”
👉 Difficulté à se concentrer ou à se souvenir de l’événement
👉 Réaction lente ou incohérente
2️⃣ 📅 Symptômes différés (dans les heures ou jours suivants) :
👉 Fatigue inhabituelle
👉 Troubles du sommeil 😴
👉 Sensibilité accrue à la lumière ou au bruit
👉 Irritabilité, anxiété, changements d’humeur
👉 Difficultés de concentration ou de mémoire
➡️ Ces symptômes peuvent durer de quelques heures à plusieurs semaines.
Dans certains cas, un syndrome post-commotionnel persiste : maux de tête chroniques, troubles de la mémoire ou de la concentration, vertiges…
🧒 Les publics à risque
✅ Les enfants et les adolescents, particulièrement exposés dans les sports collectifs (football, rugby, hockey, équitation…). Leur cerveau est encore en développement et plus vulnérable.
✅ Les personnes âgées, plus fragiles en cas de chute.
✅ Les sportifs, notamment dans les sports de contact ou de vitesse.
Un traumatisme répété sans guérison complète peut causer des séquelles graves, voire irréversibles.
⚠️ Quand consulter ?
Même sans perte de connaissance, il faut consulter rapidement un médecin si :
⚠️ La personne est confuse ou somnolente
⚠️ Les vomissements persistent
⚠️ Le mal de tête s’intensifie
⚠️ Des troubles de la vision ou de la parole apparaissent
⚠️ Des convulsions surviennent
⚠️ Ou simplement si le doute persiste.
👉 L’urgence, c’est l’observation.
Le danger majeur après une commotion est une lésion intracrânienne ret**dée (hémorragie).
Un examen médical, voire un scanner, permet d’écarter cette hypothèse.
🧘 Le traitement : du repos avant tout
Contrairement à certaines idées reçues, il n’existe pas de médicament spécifique pour soigner une commotion cérébrale.
🩺 Le cerveau doit simplement se reposer pour récupérer.
Les recommandations actuelles :
✔️ Repos physique et cognitif : pas d’écran, pas de lecture prolongée, pas de sport.
✔️ Sommeil régulier et hydratation suffisante.
✔️ Reprise des activités progressive, sous contrôle médical.
✔️ 📱💻 Les activités demandant de la concentration (ordinateur, jeux vidéo, téléphone) doivent être limitées les premiers jours, car elles augmentent la charge cérébrale.
⚽ Le cas particulier des sportifs
Chez les sportifs, la commotion est l’un des traumatismes les plus sous-déclarés.
Le mythe du “coup de casque” ou du “je repars sur le terrain” reste très ancré. Pourtant, un retour trop rapide expose à un risque de deuxième commotion, parfois fatale : le syndrome du second impact.
🏈 Les fédérations sportives (rugby, foot, boxe, judo, hockey…) appliquent désormais un protocole strict :
✔️ Évaluation immédiate sur le terrain,
✔️ Repos de plusieurs jours minimum,
✔️ Retour au jeu uniquement après validation médicale.
🔎 Mythes et réalités
❌ “Il faut rester éveillé toute la nuit après un choc à la tête” → Faux.
Le sommeil est bénéfique ; il suffit de vérifier régulièrement l’état de conscience les premières heures.
❌ “Une commotion, ce n’est rien, ça passe vite” → Faux.
Les troubles cognitifs peuvent persister et s’aggraver sans repos suffisant.
❌ “Si le scanner est normal, tout va bien” → Faux.
La commotion est fonctionnelle, elle ne se voit pas à l’imagerie.
💬 Prévenir, c’est protéger :
🪖 Porter un casque adapté pour le vélo, la trottinette ou les sports à risque.
🚴 Vérifier la taille et l’état du casque régulièrement.
🏉 Former les éducateurs sportifs à la reconnaissance des signes d’alerte.
👶 Sécuriser les environnements domestiques (tapis antidérapants, barres de maintien).
🧠 À retenir
➡️ La commotion cérébrale est un traumatisme réel du cerveau, même si les symptômes paraissent légers.
➡️ Elle nécessite repos, observation et prudence, surtout chez les enfants et les sportifs.
➡️ En cas de doute, il vaut toujours mieux consulter.
Votre pharmacien peut vous orienter, vous conseiller sur les symptômes à surveiller et vous aider à repérer les signes d’alerte.
Prévenir, informer et agir tôt, c’est protéger le cerveau.
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